Direction l’Afrique : c’est le continent dont on ne parle
presque pas dans la crise du coronavirus.
L’épidémie n’y est certes pas aussi grave qu’en Europe,
avec environ 5300 cas confirmés sur le continent.
Mais le virus s’y propage de plus en plus rapidement, et vu
les conditions sanitaires déjà précaires dans beaucoup de pays,
les conséquences pourraient être d’autant plus lourdes.
Des mesures strictes ont déjà été prises dans plusieurs pays :
un confinement total en Afrique du Sud a été déclaré la semaine dernière.
Au Maroc aussi, comme nous explique Léa, journaliste là-bas.
Mais d’autres pays ne prennent pas de mesures suffisantes, déplore Yassin, en Egypte.
Mais malgré les mesures fortes, les systèmes de santé ne sont pas assez stables ni préparés. Même au Maroc, qui fait pourtant partie des pays les plus riches du continent.
Une autre difficulté, c’est que les statistiques ne sont pas fiables. Au Maroc comme ailleurs, on ne sait pas vraiment où en est la pandémie, explique Amine.
En plus, dans beaucoup de pays, les restrictions sont impossibles à suivre pour la population. En République Démocratique du Congo, l’Etat d’urgence a été déclaré et Kinshasa est confinée. Mais sortir, c’est vital pour toute sa population.
Et en Egypte, c’est la surpopulation qui empêche la mise en place des mesures efficaces.
Le problème, c’est aussi que le gouvernement ne fait pas assez pour aider les plus pauvres dans le confinement. Jean-Claude habite à Kisangani à 2000 km de Kinshasa.
Le tout alors que, à cause du coronavirus, les prix augmentent partout même dans des pays moins touchés, au Gabon par exemple.
Les inégalités sont en Afrique encore plus fortes qu’ailleurs. Mais il y a quand même des mesures pour assister les plus pauvres : au Maroc par exemple.
De son cote, le conseil européen a discuté la semaine dernière l’envoi d’une aide financière en Afrique au nom de la solidarité internationale.