La France porte un idéal et une ambition pour le projet européen qui repose sur la déclinaison et le prolongement de deux idéaux plus universels portés depuis 1789 : la paix, la démocratie et les droits de l’Homme.
L’instrument utilisé pour les réaliser est la réconciliation avec l’Allemagne fédérale initiée dès 1926, reprise par le général de Gaulle en 1958 et poursuivie depuis par ses successeurs à la Présidence de la République.
Cette réconciliation franco-allemande a été institutionnalisée par le Traité de l’Elysée du 22 janvier 1963 qui a établi une coopération en matière de diplomatie, de défense et d’éducation. Le Traité d’Aix-La-Chapelle du 22 janvier 2019 est venu moderniser ce cadre institutionnel en l’approfondissant.
Sur la base de cette résilience, l’action franco-allemande a été un moteur de l’intégration et de coopération européenne depuis la création de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier en 1951 jusqu’au “Format Normandie” de 2014 pour tenter de solutionner la crise ukrainienne, montrant ainsi, qu’au-delà d’approches différentes, les deux Etats sont parvenus à des compromis.
Parallèlement, la France accompagne sa relation privilégiée avec l’Allemagne avec des relations étroites avec l’Italie et l’Espagne dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée ainsi qu’avec les Etats d’Europe centrale et orientale dans le cadre du “Triangle de Weimar”.
Favorable à un élargissement encadré, la France a toujours donné, depuis 1969, la priorité à la cohérence et à la cohésion du projet européen face aux risques de dilution entraînés par ce processus. Pour cette raison, elle a veillé à ce que les élargissements soient accompagnés de progrès dans l’intégration communautaire.
Sa faveur s’est aussi portée sur des coopérations renforcées comme celles de l’Europe de la défense avec en particulier l’initiative européenne d’intervention de 2018, celle de Schengen ou encore celle de l’union monétaire.
Cependant, si la France adhère à l’intégration européenne et au jeu institutionnel européen, elle a aussi des intérêts, des ambitions, un rôle, une identité à défendre, selon le principe de Robert Schuman que “le supranational repose sur des assises nationales”.
Conformément à sa devise républicaine, la France a défendu et défend les politiques de solidarité pour accompagner le marché intérieur européen régi par le libre-échange et la compétition, que ce soit pour l’établissement d’un budget propre à la zone euro ou encore pour l’approfondissement d’une Europe sociale.
Enfin, la France œuvre à l’affirmation d’une Europe communautaire protectrice, puissante et souveraine dans un monde multipolaire par le développement d’une politique étrangère et de sécurité commune, par l’intégrité de la zone euro contre la spéculation financière, par la mise en œuvre d’une politique industrielle européenne dans les secteurs stratégiques des hautes technologies, par la définition d’une cyberdéfense européenne ou encore par l’encouragement à une politique européenne de lutte contre le terrorisme et de protection des frontières extérieures.
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