Depuis lundi dernier, nous sommes entrés dans ce que l'Église appelle le temps liturgique ordinaire, après le temps de Noël. Ce temps liturgique ordinaire ne célèbre pas un mystère particulier de la vie du Christ, mais le mystère du Christ dans sa plénitude, surtout le dimanche. J'aime beaucoup cette expression de temps ordinaire. Car finalement, notre vie de tous les jours est assez ordinaire et souvent banale. Alors, ça me fait penser que le pape Paul VI, lorsqu'il avait canonisé le frère Bénilde, un frère des Écoles Chrétiennes, qui était instituteur à Saugues, en Haute-Loire, tout petit village, avait dit ceci : “Mais qu'a donc fait d'extraordinaire le frère Bénilde dans sa vie pour être saint ?” Il avait dit : “Non, il n'a rien fait d'extraordinaire, mais il avait... de l'ordinaire de sa vie de manière extraordinaire.” Alors c'est une indication précieuse pour nous, parce que ça veut dire que nous n'avons pas à chercher à faire des choses extraordinaires pour devenir saint, mais que dans le banal, le quotidien, l'ordinaire de nos vies, il faut mettre un peu d'extraordinaire dans notre manière de vivre, c'est-à-dire que nous vivions les choses ordinaires avec beaucoup d'amour.
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