La poésie est un combat perdu d’avance, le mot poésie n’existe pas, la poésie se vit sans écrire. J’entends le texte que j’écris mais suis très attaché à l’architecture verbale, au dispositif visuel, tout autant qu’au sens profond de la démarche sémantique Mais la poésie, c’est aussi remplir les vides, écrire à l’aventure matin et nuit, autour le jour, l’après-midi… Faire émerger les mots du chaos et provoquer le foisonnement des images en nous rappelant que la poésie rend heureux. Telle est la démarche poétique de Pierre Melendez, à la croisée presque paradoxale du spontané et de la construction, dans son ouvrage L’architecture verbale entre rêves hallucinés et brutal retour à la réalité, paru en 2024 aux Editions Arcane 17.