Avec les révélations de Judith Godrèche, où elle dénonce le silence du milieu qui gravite autour du cinéma - critiques et organisateurs de festivals -, c'est maintenant une certaine vision du discours sur le cinéma qui est appelée à se justifier.
Et les milieux de la critique cinématographique semblent répondre présents, après des articles en forme de mea-culpa de certains grands médias prescripteurs, entre autres.
Est-ce que ce passé, où l'auteur (de cinéma, mais aussi de tout autre art) était sacralisé comme le porteur d'une "vision" qui justifiait de fermer les yeux sur toutes sortes d'abus, est vraiment passé ? Est-ce que la parité des rédactions, des comités d'organisation des festivals suffit pour changer le regard sur la création et celles et ceux qui la rendent possible ?