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Est-ce que le nom Jeffery Lamar Williams vous parle ? C’est le véritable nom de Young Thug, star du hip-hop américain. Une star qui vacille, puisque le musicien est au cœur d’un procès d’ampleur qui à débuté fin novembre et qui va durer plusieurs mois.
C’est un procès historique qui s’est ouvert le 27 novembre dernier à Atlanta en Georgie aux Etats-Unis. 12 jurés doivent juger le rappeur américain Young Thug, l’un des plus prometteurs de sa génération, et 27 membres de son label YSL pour « Young Slime Life ». Tous sont poursuivis pour meurtres, tentatives de meurtres et vols.
Parmi les pièces à conviction, des témoins, des preuves physiques et… des paroles de chansons. Selon le New York Times, les Procureurs vont présenter 17 passages spécifiques de chansons. Des chansons du musicien, mais aussi d’autres artistes du label.
« J’ai tiré sur sa maman, maintenant, il ne parle plus de moi », c’est un extrait du titre « Bad Boy » ou encore « J’ai donné à l’avocat près de 2 millions pour qu’il s’occupe de tous les meurtres » extrait de la chanson « Just How It Is ». Pour bon nombre, l’utilisation de ces textes comme preuve est une entrave à la liberté d’expression. Et les avocats de Young Thug de rappeler que le musicien a grandi dans l’environnement qu’il décrit dans ses chansons. Il parle de gens et d’histoire qu’il a connues mais dont il n’est pas responsable.
Ce n’est pas la première fois aux Etats-Unis qu’un artiste ou un groupe est sommé de s’expliquer sur ses textes au cours d’un procès…
On a en tête le groupe Judas Priest dont les paroles d’une chanson ont incité deux jeunes à se suicider. On a aussi en tête et c’est plus récent le rappeur new-yorkais 6ix9ine et le rappeur californien Drake The Rules dont les textes sont aussi passés au tribunal, mais avec Young Thug, on est dans une autre dimension…
En 2021, des Sénateurs de l’État de New York ont déposé une proposition de loi pour interdire l’utilisation de paroles de chansons comme preuve lors d’un procès. L’initiative avait reçu le soutien de Jay Z, Fat Joe et de Killer Mike...
Le procès mis en pause
Affaire donc à suivre, et vous pouvez le faire dans la presse américaine qui s’en délecte et qui n’en rate rien. Pour le moment, le procès est interrompu, jusqu’au 2 janvier, en raison de l’agression au couteau en prison d’un des co-accusés, membre du label de Young Thug. A mon avis, nous ne sommes pas au bout de ce procès…
Image : Pochette de l'album "Business is business" de Young Thug, sorti alors que l'artiste était déjà en prison.
By Radio NovaEst-ce que le nom Jeffery Lamar Williams vous parle ? C’est le véritable nom de Young Thug, star du hip-hop américain. Une star qui vacille, puisque le musicien est au cœur d’un procès d’ampleur qui à débuté fin novembre et qui va durer plusieurs mois.
C’est un procès historique qui s’est ouvert le 27 novembre dernier à Atlanta en Georgie aux Etats-Unis. 12 jurés doivent juger le rappeur américain Young Thug, l’un des plus prometteurs de sa génération, et 27 membres de son label YSL pour « Young Slime Life ». Tous sont poursuivis pour meurtres, tentatives de meurtres et vols.
Parmi les pièces à conviction, des témoins, des preuves physiques et… des paroles de chansons. Selon le New York Times, les Procureurs vont présenter 17 passages spécifiques de chansons. Des chansons du musicien, mais aussi d’autres artistes du label.
« J’ai tiré sur sa maman, maintenant, il ne parle plus de moi », c’est un extrait du titre « Bad Boy » ou encore « J’ai donné à l’avocat près de 2 millions pour qu’il s’occupe de tous les meurtres » extrait de la chanson « Just How It Is ». Pour bon nombre, l’utilisation de ces textes comme preuve est une entrave à la liberté d’expression. Et les avocats de Young Thug de rappeler que le musicien a grandi dans l’environnement qu’il décrit dans ses chansons. Il parle de gens et d’histoire qu’il a connues mais dont il n’est pas responsable.
Ce n’est pas la première fois aux Etats-Unis qu’un artiste ou un groupe est sommé de s’expliquer sur ses textes au cours d’un procès…
On a en tête le groupe Judas Priest dont les paroles d’une chanson ont incité deux jeunes à se suicider. On a aussi en tête et c’est plus récent le rappeur new-yorkais 6ix9ine et le rappeur californien Drake The Rules dont les textes sont aussi passés au tribunal, mais avec Young Thug, on est dans une autre dimension…
En 2021, des Sénateurs de l’État de New York ont déposé une proposition de loi pour interdire l’utilisation de paroles de chansons comme preuve lors d’un procès. L’initiative avait reçu le soutien de Jay Z, Fat Joe et de Killer Mike...
Le procès mis en pause
Affaire donc à suivre, et vous pouvez le faire dans la presse américaine qui s’en délecte et qui n’en rate rien. Pour le moment, le procès est interrompu, jusqu’au 2 janvier, en raison de l’agression au couteau en prison d’un des co-accusés, membre du label de Young Thug. A mon avis, nous ne sommes pas au bout de ce procès…
Image : Pochette de l'album "Business is business" de Young Thug, sorti alors que l'artiste était déjà en prison.