A l’aune de la recrudescence de racisme qu’il y a eu et des occurrences de violences vécues par les personnes racisées et notamment de leurs dénonciations, il me semble intéressant de parler de cette question pour le moins controversée que celle du « racisme anti-blanc » parfois évoqué mais pas que, par certaines personnes blanches pour invalider ou nier les situations racistes vécues par les personnes racisées en affirmant par comparaison que « les blancs aussi » sont victimes de discrimination ( un peu comme une version racialisée du “notallmen“ évoqué dans le cadre des discussions autour des violences sexuelles subies par les fxmmes).
En effet, beaucoup de personnes blanches font référence à des occurrences de discrimination, ou à des actes d’hostilité qu’elles ont subi, émanant de personnes racisées comme étant du racisme. Des expressions connexes ont fleuri pour caractériser ces expériences. Aux Etats-uns a émergé la notion de racisme « inversé » ( reverse racism) et dans les cercles francophones l’expression racisme « anti-blancs » a fait surface, de façon très controversée.
Il s’agit d’un sujet d’actualité qui est très discuté dans les médias. Beaucoup de sociologues considèrent souvent que la notion n’est pas pertinente dans des sociétés où les blancs sont en position de domination tandis que d’autres personnes s’identifient à ce terme et considèrent qu’il est adéquat et pertinent à revendiquer.
La question se pose alors, le racisme anti-blanc existe-t-il effectivement? S’agit-il d’une catégorisation appropriée?