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Or


Pourquoi j’écris ?
J’écris comme on crache un noyau coincé dans la gorge.
Parce que c’est le seul endroit où je peux être nu sans avoir froid.
Sans honte.
C’est viscéral, pas littéraire.
Longtemps j’ai ravaler, refoulé, serré les dents.
Aujourd’hui j’écris pour survivre.
Et peut-être, un peu, pour que quelqu’un d’autre tombe sur mes mots
comme on trouve un vieux carnet oublié.
Et se dise : tiens, moi aussi, j’ai eu mal comme ça.
· · ·
Mes thèmes ?
Le combat.
La tendresse cabossée.
La lumière qui résiste dans la nuit.
La vie, surtout : brutale, subtile, sacrée.
J’écris ce qui me traverse.
L’absence de douceur.
Le porno qui abrutit.
Le rap qui, parfois, réveille.
Les synchronicités.
Les nuits où les questions t’empêchent de dormir.
· · ·
La souffrance et moi, on s’est rencontrés tôt.
À huit ans.
À dix.
Quand les hommes partent et que les portes claquent.
J’ai encaissé.
J’ai survécu.
Les blessures profondes ne se ferment jamais vraiment —
on apprend juste à marcher avec.
· · ·
Mon passé transpire entre les lignes.
Quand tu me lis, tu lis mes cicatrices.
Je n’invente rien, je reformule mes fantômes.
· · ·
Kurt Cobain.
Un ange blond fracassé par la vie.
Nirvana, c’est du bruit qui saigne.
Trop beau, trop vrai, trop cassé pour ce monde.
Michael Jackson.
Un prodige qui voulait juste qu’on l’aime.
Il s’est refait, effacé, reconstruit — pour échapper à son propre père.
Il chantait la douceur parce qu’il n’en avait pas reçue.
· · ·
La spiritualité ?
Je ne sais pas d’où je viens, je ne sais pas où je vais.
La mort, c’est juste un mot.
Peut-être un passage.
Être spirituel, c’est accepter qu’on ne contrôle rien,
et tenter de rester en paix avec l’inconnu.
· · ·
Ce que je veux transmettre ?
Une secousse.
Un doute.
Une faim.
Je veux donner envie de penser.
De sortir du prémâché, de la pensée-tapis-roulant.
· · ·
Ce qui me révolte ?
Qu’on appelle encore “société” ce qui n’est plus qu’un marché.
Un monde où tout se vend, même les valeurs.
On a perdu les récits communs.
Il ne reste que du bruit et des écrans.
Et dans ce vacarme,
j’essaie juste d’écrire pour exister.
#fragmentsdureel #interview #ecriture #pourquoi
By Fragment du réel - par Minh SonPourquoi j’écris ?
J’écris comme on crache un noyau coincé dans la gorge.
Parce que c’est le seul endroit où je peux être nu sans avoir froid.
Sans honte.
C’est viscéral, pas littéraire.
Longtemps j’ai ravaler, refoulé, serré les dents.
Aujourd’hui j’écris pour survivre.
Et peut-être, un peu, pour que quelqu’un d’autre tombe sur mes mots
comme on trouve un vieux carnet oublié.
Et se dise : tiens, moi aussi, j’ai eu mal comme ça.
· · ·
Mes thèmes ?
Le combat.
La tendresse cabossée.
La lumière qui résiste dans la nuit.
La vie, surtout : brutale, subtile, sacrée.
J’écris ce qui me traverse.
L’absence de douceur.
Le porno qui abrutit.
Le rap qui, parfois, réveille.
Les synchronicités.
Les nuits où les questions t’empêchent de dormir.
· · ·
La souffrance et moi, on s’est rencontrés tôt.
À huit ans.
À dix.
Quand les hommes partent et que les portes claquent.
J’ai encaissé.
J’ai survécu.
Les blessures profondes ne se ferment jamais vraiment —
on apprend juste à marcher avec.
· · ·
Mon passé transpire entre les lignes.
Quand tu me lis, tu lis mes cicatrices.
Je n’invente rien, je reformule mes fantômes.
· · ·
Kurt Cobain.
Un ange blond fracassé par la vie.
Nirvana, c’est du bruit qui saigne.
Trop beau, trop vrai, trop cassé pour ce monde.
Michael Jackson.
Un prodige qui voulait juste qu’on l’aime.
Il s’est refait, effacé, reconstruit — pour échapper à son propre père.
Il chantait la douceur parce qu’il n’en avait pas reçue.
· · ·
La spiritualité ?
Je ne sais pas d’où je viens, je ne sais pas où je vais.
La mort, c’est juste un mot.
Peut-être un passage.
Être spirituel, c’est accepter qu’on ne contrôle rien,
et tenter de rester en paix avec l’inconnu.
· · ·
Ce que je veux transmettre ?
Une secousse.
Un doute.
Une faim.
Je veux donner envie de penser.
De sortir du prémâché, de la pensée-tapis-roulant.
· · ·
Ce qui me révolte ?
Qu’on appelle encore “société” ce qui n’est plus qu’un marché.
Un monde où tout se vend, même les valeurs.
On a perdu les récits communs.
Il ne reste que du bruit et des écrans.
Et dans ce vacarme,
j’essaie juste d’écrire pour exister.
#fragmentsdureel #interview #ecriture #pourquoi