Le roi Cyrus aimait parler avec un sage qu’il allait consulter. Un jour, qu’il revient d’une campagne contre les Mèdes, le sage lui fit partager sa lassitude devant toutes les guerres qu’il devait mener.
— Je suis fatigué de tous ces combats. Comme je t’envie de pouvoir prendre le temps de la méditation et de la rencontre.
—Une fois que tu auras asservi les Mèdes, que comptes-tu faire ?
—Je veux m’emparer de Babylone pour accroître mon empire.
—Et après Babylone ?
—J’irai jusqu’en Grèce.
—Et après la Grèce ?
—J’irai à Rome.
—Et après Rome ?
—Après… je m’arrêterai, je reviendrai te voir et nous pourrons méditer ensemble.
—Et pourquoi ne commences-tu pas tout de suite ?
Tout cela nous montre la vanité de l’homme qui n’est jamais satisfait malgré toutes les choses qu’il possède.
Pourquoi ? — Parce que l’homme est une créature et non un accident du hasard : Dieu l’a créé pour Lui. Aussi longtemps que l’être humain vit sans référence à son Créateur et que ses pensées n’ont pour centre que lui-même, un homme pécheur, il est en complète discordance avec la destinée que lui a fixée l’auteur de l’univers. Il poursuit le bonheur, mais ne rencontre que la frustration, car à peine a-t-il atteint un de ses buts qu’il en constate la vanité et doit s’en fixer un autre. Il recherche intensément la satisfaction de ses désirs, mais le péché a gâté toute la création et tous les plaisirs qu’il peut y trouver ont un arrière-goût amer. « Oh ! Si vous pouviez écouter aujourd’hui sa voix ! »
Face à cela, le Seigneur Jésus nous a donné sa paix, son bonheur à nous, ses enfants. Dieu ne nous demande pas de poursuivre le bonheur. Il nous l’a donné en Jésus Christ, sa vie, sa paix sont en nous. Ce que Dieu donne, il nous le donne parfaitement et pour toujours. Nous pouvons jouir de ses dons au travers même des plus grandes épreuves, ou des terribles souffrances du martyr.