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« Le Père Tout-Puissant » : une puissance d’amour face au mystère du mal
Lorsque le Credo confesse la foi chrétienne en « un seul Dieu, le Père Tout-Puissant », il associe étroitement deux mots que l’on ne peut jamais séparer : Père et Tout-Puissant. Cet épisode nous invite à redécouvrir le sens profondément chrétien des attributs divins, à rebours des images déformées d’un Dieu arbitraire ou écrasant.
La toute-puissance de Dieu n’est pas une force capricieuse qui violerait la logique ou les lois de la création. Dieu ne fait pas l’absurde, il ne veut pas le contradictoire. Sa toute-puissance désigne sa capacité à accomplir tout ce qui est réellement possible, et toujours selon la sagesse et le bien le plus grand. Parce qu’il est Père, la toute-puissance divine est fondamentalement bienveillante, ordonnée au salut et à la croissance morale de l’humanité.
Mais cette confession se heurte immédiatement à une question brûlante : si Dieu est tout-puissant et Père, pourquoi le mal existe-t-il ? L’épisode aborde sans détour le scandale du mal moral — la liberté capable de choisir le péché — et du mal de souffrance — la maladie, la mort, les drames de l’existence. La tradition chrétienne distingue ce que Dieu veut et ce qu’il permet. Dieu ne veut pas le mal, mais il le permet par respect pour la liberté qu’il a donnée à ses créatures, car on ne peut aimer véritablement sans pouvoir refuser.
Face au mystère du mal, Dieu ne répond pas par une théorie abstraite. Il répond en entrant lui-même dans notre histoire. La toute-puissance divine se révèle de manière paradoxale dans la faiblesse de la croix et la puissance de la résurrection. Dieu ne supprime pas la souffrance par un décret, mais la traverse avec nous et la transfigure par l’amour.
L’épisode évoque ensuite d’autres attributs classiques de Dieu, souvent mal compris. Dieu est simple : il n’est pas composé de parties, il ne change pas, il n’évolue pas comme les créatures. Son être est identique à son amour, à sa sagesse et à sa bonté. Cette simplicité fonde l’immutabilité divine : Dieu ne change pas, et son projet de salut demeure inébranlable. Là où tout passe et se transforme, Dieu reste fidèle.
Enfin, l’éternité divine n’est pas une durée infinie, mais une présence hors du temps, capable d’embrasser d’un seul regard l’ensemble de l’histoire. Dieu porte tous les temps dans son amour créateur, comme une source qui demeure tandis que les événements s’écoulent.
Un épisode exigeant et apaisant, pour comprendre que la toute-puissance de Dieu est, avant tout, une puissance de charité, qui respecte la liberté humaine et ouvre un chemin d’espérance au cœur même du mystère du mal.
🎙️ Un podcast des dominicains de Bordeaux
By Dominicains de Bordeaux« Le Père Tout-Puissant » : une puissance d’amour face au mystère du mal
Lorsque le Credo confesse la foi chrétienne en « un seul Dieu, le Père Tout-Puissant », il associe étroitement deux mots que l’on ne peut jamais séparer : Père et Tout-Puissant. Cet épisode nous invite à redécouvrir le sens profondément chrétien des attributs divins, à rebours des images déformées d’un Dieu arbitraire ou écrasant.
La toute-puissance de Dieu n’est pas une force capricieuse qui violerait la logique ou les lois de la création. Dieu ne fait pas l’absurde, il ne veut pas le contradictoire. Sa toute-puissance désigne sa capacité à accomplir tout ce qui est réellement possible, et toujours selon la sagesse et le bien le plus grand. Parce qu’il est Père, la toute-puissance divine est fondamentalement bienveillante, ordonnée au salut et à la croissance morale de l’humanité.
Mais cette confession se heurte immédiatement à une question brûlante : si Dieu est tout-puissant et Père, pourquoi le mal existe-t-il ? L’épisode aborde sans détour le scandale du mal moral — la liberté capable de choisir le péché — et du mal de souffrance — la maladie, la mort, les drames de l’existence. La tradition chrétienne distingue ce que Dieu veut et ce qu’il permet. Dieu ne veut pas le mal, mais il le permet par respect pour la liberté qu’il a donnée à ses créatures, car on ne peut aimer véritablement sans pouvoir refuser.
Face au mystère du mal, Dieu ne répond pas par une théorie abstraite. Il répond en entrant lui-même dans notre histoire. La toute-puissance divine se révèle de manière paradoxale dans la faiblesse de la croix et la puissance de la résurrection. Dieu ne supprime pas la souffrance par un décret, mais la traverse avec nous et la transfigure par l’amour.
L’épisode évoque ensuite d’autres attributs classiques de Dieu, souvent mal compris. Dieu est simple : il n’est pas composé de parties, il ne change pas, il n’évolue pas comme les créatures. Son être est identique à son amour, à sa sagesse et à sa bonté. Cette simplicité fonde l’immutabilité divine : Dieu ne change pas, et son projet de salut demeure inébranlable. Là où tout passe et se transforme, Dieu reste fidèle.
Enfin, l’éternité divine n’est pas une durée infinie, mais une présence hors du temps, capable d’embrasser d’un seul regard l’ensemble de l’histoire. Dieu porte tous les temps dans son amour créateur, comme une source qui demeure tandis que les événements s’écoulent.
Un épisode exigeant et apaisant, pour comprendre que la toute-puissance de Dieu est, avant tout, une puissance de charité, qui respecte la liberté humaine et ouvre un chemin d’espérance au cœur même du mystère du mal.
🎙️ Un podcast des dominicains de Bordeaux