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De la création à la rédemption : l’histoire sainte, réponse de Dieu au mal
Le Credo ne confesse pas seulement la foi en Dieu créateur, mais aussi en Dieu sauveur. Après avoir contemplé la création et les origines mystérieuses du mal dans l’histoire humaine, cet épisode nous fait entrer dans ce que la tradition chrétienne appelle l’économie de la rédemption : la réponse patiente et fidèle de Dieu au péché de l’homme.
La rupture originelle a blessé profondément la relation entre Dieu et l’humanité : peur de Dieu, honte de soi, désagrégation des relations, repli sur soi. Face à ce drame, Dieu ne se résigne pas. Il engage toute son œuvre pour restaurer l’amitié perdue. Cette œuvre de salut se déploie dans l’histoire sous la forme d’alliances successives, qui structurent ce que la Bible nomme l’histoire sainte.
Le terme « économie », dans son sens théologique, ne désigne pas une gestion matérielle mais l’ensemble des moyens que Dieu, comme maître bienveillant de la maison, met en œuvre pour conduire l’humanité vers sa joie et son accomplissement. Dès après la chute, cette économie prend la forme d’une pédagogie divine de la miséricorde.
L’épisode retrace les grandes étapes de cette histoire du salut. Avec Noé, l’humanité passe à travers les eaux de la mort pour recevoir une alliance nouvelle. Avec Abraham, Dieu inaugure une relation fondée sur la foi : un homme quitte ses sécurités pour répondre à l’appel du Dieu unique et reçoit la promesse d’un fils et d’une bénédiction pour tous les peuples. Abraham devient ainsi le père des croyants.
Cette promesse se précise avec Moïse : Dieu libère son peuple de l’esclavage, le fait passer à travers la mer, lui donne sa Loi au Sinaï pour l’éduquer à une relation juste avec lui. La Loi n’est pas une fin en soi, mais une préparation à l’accueil du Messie. Puis vient l’alliance avec David, à qui est promise une descendance royale dont le règne n’aura pas de fin : un fils qui pourra appeler Dieu « mon Père ».
Enfin, l’épreuve de l’exil manifeste à la fois la gravité du péché et l’infinie fidélité de Dieu. Même lorsque tout semble perdu — la terre, le Temple, la ville sainte — Dieu continue d’agir pour donner à son peuple « l’espérance et l’avenir ».
Toutes ces alliances convergent vers un accomplissement unique : la venue de Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, notre Seigneur. En confessant notre foi en Jésus-Christ, nous affirmons que Dieu a répondu au scandale du mal non par une idée ou une théorie, mais par une personne : son propre Fils, don ultime et définitif de sa miséricorde.
Un épisode clé pour comprendre le Credo comme la mémoire vivante de l’histoire du salut et comme la profession d’une espérance enracinée dans la fidélité de Dieu.
🎙️ Un podcast des dominicains de Bordeaux
By Dominicains de BordeauxDe la création à la rédemption : l’histoire sainte, réponse de Dieu au mal
Le Credo ne confesse pas seulement la foi en Dieu créateur, mais aussi en Dieu sauveur. Après avoir contemplé la création et les origines mystérieuses du mal dans l’histoire humaine, cet épisode nous fait entrer dans ce que la tradition chrétienne appelle l’économie de la rédemption : la réponse patiente et fidèle de Dieu au péché de l’homme.
La rupture originelle a blessé profondément la relation entre Dieu et l’humanité : peur de Dieu, honte de soi, désagrégation des relations, repli sur soi. Face à ce drame, Dieu ne se résigne pas. Il engage toute son œuvre pour restaurer l’amitié perdue. Cette œuvre de salut se déploie dans l’histoire sous la forme d’alliances successives, qui structurent ce que la Bible nomme l’histoire sainte.
Le terme « économie », dans son sens théologique, ne désigne pas une gestion matérielle mais l’ensemble des moyens que Dieu, comme maître bienveillant de la maison, met en œuvre pour conduire l’humanité vers sa joie et son accomplissement. Dès après la chute, cette économie prend la forme d’une pédagogie divine de la miséricorde.
L’épisode retrace les grandes étapes de cette histoire du salut. Avec Noé, l’humanité passe à travers les eaux de la mort pour recevoir une alliance nouvelle. Avec Abraham, Dieu inaugure une relation fondée sur la foi : un homme quitte ses sécurités pour répondre à l’appel du Dieu unique et reçoit la promesse d’un fils et d’une bénédiction pour tous les peuples. Abraham devient ainsi le père des croyants.
Cette promesse se précise avec Moïse : Dieu libère son peuple de l’esclavage, le fait passer à travers la mer, lui donne sa Loi au Sinaï pour l’éduquer à une relation juste avec lui. La Loi n’est pas une fin en soi, mais une préparation à l’accueil du Messie. Puis vient l’alliance avec David, à qui est promise une descendance royale dont le règne n’aura pas de fin : un fils qui pourra appeler Dieu « mon Père ».
Enfin, l’épreuve de l’exil manifeste à la fois la gravité du péché et l’infinie fidélité de Dieu. Même lorsque tout semble perdu — la terre, le Temple, la ville sainte — Dieu continue d’agir pour donner à son peuple « l’espérance et l’avenir ».
Toutes ces alliances convergent vers un accomplissement unique : la venue de Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, notre Seigneur. En confessant notre foi en Jésus-Christ, nous affirmons que Dieu a répondu au scandale du mal non par une idée ou une théorie, mais par une personne : son propre Fils, don ultime et définitif de sa miséricorde.
Un épisode clé pour comprendre le Credo comme la mémoire vivante de l’histoire du salut et comme la profession d’une espérance enracinée dans la fidélité de Dieu.
🎙️ Un podcast des dominicains de Bordeaux