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Or


C’était le 27 mars 1984, il y a donc tout juste 40 ans, on découvrait le tout premier album éponyme de Run DMC. Un disque révolutionnaire pour l’époque qui proposait un hip hop plus dur, plus agressif que ce qu’on entendait habituellement.
L’occasion de revenir sur la carrière du trio américain, premier groupe de rap récompensé, le premier à passer sur MTV, le premier à se faire un nom auprès du grand public et surtout, le premier à révolutionner les codes vestimentaires du hip hop.
Trio américain légendaire qui a débarqué en 1983 avec le tube « It's like that », Run DMC a marqué son époque par sa manière de s'habiller. C’est grâce à Run DMC que le rap et la mode sont entrés dans une nouvelle dimension, car les membres de Run–DMC sont les premiers non sportifs à avoir conclu un contrat avec la célèbre firme Adidas pour 1 000 000 de dollars. Alors que le funk avait habitué le grand public à voir des stars couvertes de strass et de paillettes, Run DMC a fait monter le streetwear sur scène, survêtement à trois bandes, veste en cuir, grosse chaîne en or et surtout… des Adidas Superstar non lacées.
Run DMC a fait fusionner le monde du hip hop avec celui des sneakers en allant jusqu’à composer le titre « My Adidas », hymne aux chaussures qu'ils portaient constamment. Hymne qui fit littéralement exploser les ventes du modèle du géant du sportswear. Run DMC fut tellement associé à ses chaussures qu’il finissait par la suite par demander à son public de communier en brandissant leurs paires à trois bandes.
Dès lors, plus rien n’allait-être comme avant, Run DMC a ouvert la voie à toutes les folies commerciales car, rapidement, les nombreuses collaborations allaient affluer de toutes parts et le mélange des genres devenir une banalité affligeante comme en 2007, lorsque la multinationale américaine Procter & Gamble s’associait avec Kool & The Gang pour offrir le dernier album du groupe « Still Kool » dans des paquets de lessive Bonux pour un prix inchangé. Depuis cette époque (pas sûr bénie) la cote des stars du hip-hop et du R&B auprès des marques urbaines ne s’est jamais démenti. Elle est portée aujourd’hui à son paroxysme avec dorénavant des codes bien précis à respecter pour les marques, là où les recrues doivent posséder une aura internationale, être largement suivie sur les réseaux sociaux, être en adéquation avec leur image, mais aussi disposer d’une réelle légitimité mode pour susciter l’adhésion.
Si vous n’avez pas trois bandes à vos chaussures, je vous invite à prendre un marqueur pour les dessiner et à brandir bien haut votre paire.
Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Radio NovaC’était le 27 mars 1984, il y a donc tout juste 40 ans, on découvrait le tout premier album éponyme de Run DMC. Un disque révolutionnaire pour l’époque qui proposait un hip hop plus dur, plus agressif que ce qu’on entendait habituellement.
L’occasion de revenir sur la carrière du trio américain, premier groupe de rap récompensé, le premier à passer sur MTV, le premier à se faire un nom auprès du grand public et surtout, le premier à révolutionner les codes vestimentaires du hip hop.
Trio américain légendaire qui a débarqué en 1983 avec le tube « It's like that », Run DMC a marqué son époque par sa manière de s'habiller. C’est grâce à Run DMC que le rap et la mode sont entrés dans une nouvelle dimension, car les membres de Run–DMC sont les premiers non sportifs à avoir conclu un contrat avec la célèbre firme Adidas pour 1 000 000 de dollars. Alors que le funk avait habitué le grand public à voir des stars couvertes de strass et de paillettes, Run DMC a fait monter le streetwear sur scène, survêtement à trois bandes, veste en cuir, grosse chaîne en or et surtout… des Adidas Superstar non lacées.
Run DMC a fait fusionner le monde du hip hop avec celui des sneakers en allant jusqu’à composer le titre « My Adidas », hymne aux chaussures qu'ils portaient constamment. Hymne qui fit littéralement exploser les ventes du modèle du géant du sportswear. Run DMC fut tellement associé à ses chaussures qu’il finissait par la suite par demander à son public de communier en brandissant leurs paires à trois bandes.
Dès lors, plus rien n’allait-être comme avant, Run DMC a ouvert la voie à toutes les folies commerciales car, rapidement, les nombreuses collaborations allaient affluer de toutes parts et le mélange des genres devenir une banalité affligeante comme en 2007, lorsque la multinationale américaine Procter & Gamble s’associait avec Kool & The Gang pour offrir le dernier album du groupe « Still Kool » dans des paquets de lessive Bonux pour un prix inchangé. Depuis cette époque (pas sûr bénie) la cote des stars du hip-hop et du R&B auprès des marques urbaines ne s’est jamais démenti. Elle est portée aujourd’hui à son paroxysme avec dorénavant des codes bien précis à respecter pour les marques, là où les recrues doivent posséder une aura internationale, être largement suivie sur les réseaux sociaux, être en adéquation avec leur image, mais aussi disposer d’une réelle légitimité mode pour susciter l’adhésion.
Si vous n’avez pas trois bandes à vos chaussures, je vous invite à prendre un marqueur pour les dessiner et à brandir bien haut votre paire.
Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.