Dans ce nouvel épisode des *Ingénieux*, je reçois **Virgile Legendre**, ingénieur spécialisé dans les domaines de l’eau et de l’environnement, passé par la recherche sur le climat, l’Institut Max Planck, les Terres australes… avant de reprendre ses études en neurosciences.
Un parcours difficile à résumer en quelques mots, mais avec un fil rouge : **la curiosité et l’envie de comprendre les grands défis environnementaux sous différents angles.**
Après des études d’ingénieur dans le domaine de l’eau, Virgile travaille au Canada sur la prévision de la demande en eau grâce aux réseaux de neurones artificiels, puis part en Mongolie étudier des problématiques d’assainissement et de toilettes sèches.
Il rejoint ensuite la recherche sur les **gaz à effet de serre et la chimie atmosphérique**, d’abord en France puis en Allemagne, à l’Institut Max Planck. Il participe notamment au développement de systèmes permettant de mieux mesurer et comprendre l’origine des émissions de CO₂.
Mais Virgile poursuit en parallèle un autre objectif : partir vivre une mission scientifique dans les **Terres australes et antarctiques françaises**.
Après plusieurs candidatures infructueuses, il finit par réaliser ce projet et part pendant plus d’un an sur l’île d’Amsterdam.
Une expérience scientifique, mais surtout humaine : une petite communauté isolée pendant des mois, des tempêtes, des animaux par dizaines de milliers, des formations médicales pour pouvoir assister le seul médecin de la base… et une vie complètement coupée du quotidien que nous connaissons.
À son retour, Virgile décide pourtant de reprendre ses études.
Direction Londres pour étudier les **neurosciences**.
Pourquoi ?
Parce qu’après plusieurs années passées à travailler sur le climat, une conviction commence à émerger : les solutions aux défis environnementaux ne sont peut-être plus uniquement technologiques. Une partie du problème se trouve aussi dans nos comportements, nos émotions, notre perception du risque et notre manière de prendre des décisions.
Nous parlons donc de **climat, de neurosciences, de biais cognitifs, de nudges environnementaux, d’éco-anxiété et de la place des émotions dans notre capacité à changer.**
Aujourd’hui, Virgile continue de faire le lien entre ces différents univers, tout en travaillant de nouveau sur les problématiques liées à l’eau et à l’assainissement.
Un épisode sur **l’ingénierie, la curiosité, l’aventure scientifique et notre capacité à changer face aux défis climatiques.**
Et avec une idée qui traverse toute notre discussion : face à l’état du monde, **l’optimisme peut aussi être un choix.**
Mon LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/bastien-tonnellier/
Celui de Virgile : https://www.linkedin.com/in/virgile-l-b77046151/