
Sign up to save your podcasts
Or


J’ai échangé avec ton compagnon.
Un homme que j’ai toujours estimé — pour son humanité, ses réflexions justes, sa sensibilité discrète.
Il m’a dit : « Tu sais, j’aime ta sœur. »
. . .
Et j’ai senti dans sa voix la fatigue des belles âmes : celles qui veulent comprendre, mais qui finissent par se perdre à force d’espérer.
Aujourd’hui, il est au carrefour où j’ai moi-même déjà posé mes pas.
Là où l’amour ne suffit plus à équilibrer le chaos intérieur de l’autre.
. . .
Là où il faut répondre à la seule question qui vaille : suis-je encore à ma place ?
Et la réponse, douloureuse mais claire, est non.
Oui, ta sœur aime — à sa façon.
Mais sa peur de l’abandon est plus forte que son amour.
. . .
Alors elle teste le lien, sans cesse : par de petits mépris, des silences tendus, des gestes qui piquent juste assez pour qu’on reste.
Parce que ta sœur ne vit qu’à travers la tension, et moi, je respire à travers le respect.
Quand vient le calme, elle sent le vide.
Et dans ce vide, elle panique.
. . .
Alors elle provoque, pour faire renaître le conflit, pour s’assurer que je reviendrai réparer.
Mais je ne peux plus.
Je suis au bout du cycle.
J’aspire à aimer dans la paix, dans le silence partagé, dans le vide habité — pas dans la tempête.
. . .
Ta sœur dit qu’elle craint l’abandon, mais elle en sème chaque jour les causes.
Et moi, je n’ai plus la force de rejouer la scène où l’amour sert d’alibi à la peur.
. . .
Dis-lui que je lui garde tendresse,
mais que je m’en vais —
par respect,
et par survie.
#fragmentdureel # fragmentdureel #lettreamasoeur #amour #respect #lucidité
By Fragment du réel - par Minh SonJ’ai échangé avec ton compagnon.
Un homme que j’ai toujours estimé — pour son humanité, ses réflexions justes, sa sensibilité discrète.
Il m’a dit : « Tu sais, j’aime ta sœur. »
. . .
Et j’ai senti dans sa voix la fatigue des belles âmes : celles qui veulent comprendre, mais qui finissent par se perdre à force d’espérer.
Aujourd’hui, il est au carrefour où j’ai moi-même déjà posé mes pas.
Là où l’amour ne suffit plus à équilibrer le chaos intérieur de l’autre.
. . .
Là où il faut répondre à la seule question qui vaille : suis-je encore à ma place ?
Et la réponse, douloureuse mais claire, est non.
Oui, ta sœur aime — à sa façon.
Mais sa peur de l’abandon est plus forte que son amour.
. . .
Alors elle teste le lien, sans cesse : par de petits mépris, des silences tendus, des gestes qui piquent juste assez pour qu’on reste.
Parce que ta sœur ne vit qu’à travers la tension, et moi, je respire à travers le respect.
Quand vient le calme, elle sent le vide.
Et dans ce vide, elle panique.
. . .
Alors elle provoque, pour faire renaître le conflit, pour s’assurer que je reviendrai réparer.
Mais je ne peux plus.
Je suis au bout du cycle.
J’aspire à aimer dans la paix, dans le silence partagé, dans le vide habité — pas dans la tempête.
. . .
Ta sœur dit qu’elle craint l’abandon, mais elle en sème chaque jour les causes.
Et moi, je n’ai plus la force de rejouer la scène où l’amour sert d’alibi à la peur.
. . .
Dis-lui que je lui garde tendresse,
mais que je m’en vais —
par respect,
et par survie.
#fragmentdureel # fragmentdureel #lettreamasoeur #amour #respect #lucidité