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Or


Vous n’êtes pas faibles.Vous êtes saturés.
Votre corps appuie sur l’alarme incendie alors que l’immeuble tient encore debout.Le problème, c’est que l’alarme, elle, ne fait pas la différence entre un danger réel et une mémoire ancienne qui remonte.
Quand la crise arrive, vous ne devenez pas fous.Vous devenez débordés.
Le cœur s’emballe.La respiration se dérègle.La pensée s’emballe et cherche une explication immédiate : je vais mourir, je perds le contrôle, je fais un infarctus, je deviens fou.
Non.Vous traversez une décharge d’adrénaline.
Le système nerveux a décidé, sans vous consulter, que quelque chose était trop. Trop de pression. Trop de responsabilité. Trop d’attente. Trop de silence gardé.
Ce n’est pas votre ennemi.C’est un garde du corps épuisé qui tape trop fort.
Le piège, c’est la lutte.Plus vous voulez que ça s’arrête, plus ça monte.Plus vous voulez respirer « normalement », plus vous contrôlez, plus ça se rigidifie.
Alors voilà ce que vous pouvez faire, sans héroïsme :
Rester.Respirer plus lentement que votre peur.Ne pas argumenter avec la catastrophe intérieure.Attendre que la vague passe. Elle passe toujours.
Une crise d’angoisse ne tue pas.Elle impressionne.Elle fatigue.Elle humilie parfois.
Mais elle ne tue pas.
Ce qui use, ce n’est pas la crise.C’est la honte après.C’est de croire que vous devriez être au-dessus de ça.
Non.
Votre système nerveux apprend encore.Il se rééduque.Il s’adapte.
Et un jour, sans prévenir, l’intensité baisse.Puis la fréquence.Puis la peur de la peur.
En attendant, vous n’avez rien à prouver.Ni à vos proches.Ni à votre travail.Ni à votre image.
Vous avez juste à traverser.
Et si vous traversez encore, malgré la peur, malgré la fatigue, malgré les pensées catastrophiques…
Alors vous êtes plus solides que vous ne le croyez.
By Fragment du réel - par Minh SonVous n’êtes pas faibles.Vous êtes saturés.
Votre corps appuie sur l’alarme incendie alors que l’immeuble tient encore debout.Le problème, c’est que l’alarme, elle, ne fait pas la différence entre un danger réel et une mémoire ancienne qui remonte.
Quand la crise arrive, vous ne devenez pas fous.Vous devenez débordés.
Le cœur s’emballe.La respiration se dérègle.La pensée s’emballe et cherche une explication immédiate : je vais mourir, je perds le contrôle, je fais un infarctus, je deviens fou.
Non.Vous traversez une décharge d’adrénaline.
Le système nerveux a décidé, sans vous consulter, que quelque chose était trop. Trop de pression. Trop de responsabilité. Trop d’attente. Trop de silence gardé.
Ce n’est pas votre ennemi.C’est un garde du corps épuisé qui tape trop fort.
Le piège, c’est la lutte.Plus vous voulez que ça s’arrête, plus ça monte.Plus vous voulez respirer « normalement », plus vous contrôlez, plus ça se rigidifie.
Alors voilà ce que vous pouvez faire, sans héroïsme :
Rester.Respirer plus lentement que votre peur.Ne pas argumenter avec la catastrophe intérieure.Attendre que la vague passe. Elle passe toujours.
Une crise d’angoisse ne tue pas.Elle impressionne.Elle fatigue.Elle humilie parfois.
Mais elle ne tue pas.
Ce qui use, ce n’est pas la crise.C’est la honte après.C’est de croire que vous devriez être au-dessus de ça.
Non.
Votre système nerveux apprend encore.Il se rééduque.Il s’adapte.
Et un jour, sans prévenir, l’intensité baisse.Puis la fréquence.Puis la peur de la peur.
En attendant, vous n’avez rien à prouver.Ni à vos proches.Ni à votre travail.Ni à votre image.
Vous avez juste à traverser.
Et si vous traversez encore, malgré la peur, malgré la fatigue, malgré les pensées catastrophiques…
Alors vous êtes plus solides que vous ne le croyez.