L'Heritage de la Peur
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Description:
Cinquante et un ans après le coup d'État dévastateur, le Chili bascule à nouveau. Comment un pays peut-il élire un nostalgique de la dictature de Pinochet ? Le journaliste Pierre Haski, figure emblématique de l'investigation, s'immerge au cœur de Santiago. Il décrypte un système insidieux, où la peur et la désinformation sont des armes puissantes. "L'Héritage de la Peur" vous plonge dans un thriller géopolitique haletant, où chaque indice réveille les fantômes d'un passé que certains préféreraient voir enseveli. Découvrez comment la démocratie est mise à l'épreuve par des forces obscures, prêtes à tout pour manipuler la vérité. Une course contre la montre commence pour Pierre Haski, qui doit révéler ce complot avant que le Chili ne soit définitivement marqué par son sombre héritage.
Alors que le Chili élit un candidat aux accents autoritaires 51 ans après le coup d’État de Pinochet, le journaliste Pierre Haski se lance dans une enquête périlleuse pour découvrir comment la peur de l'immigration et de l'insécurité a été orchestrée, démêlant un réseau complexe de manipulations post-dictatoriales qui menacent de basculer la démocratie.
Comment, 51 ans après le coup d'État sanglant de Pinochet, le Chili a-t-il pu élire un candidat nostalgique de la dictature, et quels sont les mécanismes profonds et parfois manipulés qui ont réveillé de si sombres échos du passé ?
Source:
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51 ans après le coup d'état de Pinochet, pourquoi le Chili élit un nostalgique de la dictature
51 ans après le coup d'état de Pinochet, pourquoi le Chili élit un nostalgique de la dictature
durée : 00:03:14 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Comment expliquer que, 51 ans après le coup d’état de Pinochet, le Chili a pu élire un nostalgique de la dictature ? Le candidat d’extrême droite, José Antonio Kast, s’est présenté comme l’homme de l’ordre, sur l’immigration et l’insécurité, avec des accents inspirés de Trump et de Millei.
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51 ans après le coup d'état de Pinochet, pourquoi le Chili élit un nostalgique de la dictature
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durée : 00:03:14 - Géopolitique - par : Pierre Haski - Comment expliquer que, 51 ans après le coup d’état de Pinochet, le Chili a pu élire un nostalgique de la dictature ? Le candidat d’extrême droite, José Antonio Kast, s’est présenté comme l’homme de l’ordre, sur l’immigration et l’insécurité, avec des accents inspirés de Trump et de Millei.
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La grande matinale sur France Inter. C'est géopolitique. Bonjour Pierre. Bonjour Florence. Vous nous parlez du résultat de l'élection présidentielle du Chili. José Antonio Caste, le vainqueur de la présidentielle chilienne a des accents qui évoquent Donald Trump ou l'argentin Javier Milei. Sur l'immigration ou la sécurité, ces deux thèmes de prédilection, le candidat d'extrême droite était en phase avec les discours les plus radicaux de ses deux présidents emblématiques du virage à droite du continent américain. Mais c'est d'abord dans l'histoire chilienne qu'il faut plonger et tenter d'expliquer comment 51 ans après le coup d'État militaire du général Augusto Pinochet contre Salvador Aliende, le Chili a pu élire à une forte majorité un nostalgique de la dictature. Lors de sa première campagne en 2017, Cast avait même déclaré que si Pinochet vivait encore, il aurait voté pour lui. Son élection constitue une rupture, il devient le premier président chilien à avoir voté en 1988 pour la prolongation du mandat de Pinochet lors du fameux référendum qui a mis fin à la dictature. Jusqu'ici, tous les présidents de droite comme de gauche avaient soutenu la campagne épique du nom immortalisée par le film No de Pablo Larra. Comment on peut expliquer cette victoire, Pierre ? Alors, le Chili, Florence, a eu une histoire politique accidentée ces dernières années. Une violente crise sociale en 2019 a poussé au pouvoir les partis de gauche derrière l'ancien dirigeant étudiant Gabriel Boric. Cette victoire née dans l'enthousiasme s'est progressivement installée dans le marasme. Une tentative de réforme de la Constitution héritée de Pinochet a échoué, l'Assemblée constituante accouchant d'un texte trop complexe, trop utopiste. La gauche ne s'est pas relevée de cet échec et surtout n'a pas su apporter de réponse aux deux sujets qui ont dominé la campagne, l'immigration et l'insécurité croissante. La candidate de la gauche unie Janette Hara issue du parti communiste est arrivée en tête au premier tour, mais sans réserve de voix. L'étiquette communiste a toujours une dimension d'épouvantail au Chili. Elle n'avait pas de chance de passer malgré ses appels du pied aux candidats populistes arrivés troisième. Question centrale, quel président sera le nouveau élu ? Alors, José Antonio Cast promet une main de fer sur les sujets de l'immigration et de la sécurité. Désinhibé par le comportement de Trump et de Miley, il a promis de déployer l'armée aux frontières contre l'immigration illégale, d'expulser massivement les sans-papiers, vénézuéliens ou colombiens, de créer plus de prisons en prenant pour exemple le Salvador de Boule. Ça en dit long sur le climat de notre époque que ses promesses permettent de remporter des élections au nord comme au sud en Amérique ou en Europe. C'est d'abord l'échec de ceux qui n'ont pas su répondre à ces défis tout en restant dans les clous de l'état de droit. Cast s'inspire du concept paradoxal de démocratie protégée imaginé par Jaime Guzman, l'idéologue de l'ère Pinochet. José Antonio Cast est aussi un ultraconservateur, père de neuf enfants, hostile aux droits des femmes, mais il a mis en sourdine cette thématique lors de la campagne. Ce fils d'un immigrant allemand qui a appartenu au parti nazi en son temps, se veut d'abord l'homme de l'ordre et c'est ce qui lui a permis de gagner. Une leçon chilienne, mais aussi n'en doutons pas, internationale. Merci Pierre.
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