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Transcription de l’épisode :
Salut, chers amis, et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez avec Johan.
Aujourd’hui, on va parler de la décision. On va apprendre à décider, ou en tout cas, on va apprendre à se méfier de certains points de la science de la décision. Avant ça, je voudrais te rappeler que les inscriptions à l’Académie Française Authentique sont ouvertes pour quelques jours seulement. Donc, tu peux suivre le premier lien dans la description et nous rejoindre si tu as envie d’accéder à une bibliothèque énorme de contenu sur tous les sujets. Il y a des sujets culturels liés à l’apprentissage du français, au développement personnel, des dialogues, etc., etc., et plein de moyens de pratiquer au sein de notre communauté. Donc, si tu as envie de te décider, parce que nous allons parler de décision, je t’invite à suivre le premier lien dans la description.
En ce qui concerne notre sujet, la décision, moi, j’ai longtemps cru qu’avant d’agir, avant de passer à l’action, il fallait trouver la meilleure décision possible.
Il fallait vraiment se dire : allez, je ne peux pas me tromper. Il faut à tout prix que je prenne la décision qui est la meilleure possible, qui est parfaite. Il faut que j’utilise le meilleur système, le meilleur outil, que j’attende le meilleur moment, que je m’organise de la meilleure des façons.
Et avec le temps, parce que je ne suis malheureusement pas guéri sur le sujet, avec le temps, je me rends compte que la décision parfaite, en fait, elle n’existe quasiment jamais.
Bien sûr, il y a des cas où la décision est évidente et il n’y a qu’une façon de faire qui est correcte. Je ne crois pas qu’on ait d’expression en français, mais les anglo-saxons disent : « It’s a no-brainer ». Je ne pense pas qu’on ait cette expression en français, mais on dirait en français : « Voilà, la décision va de soi ». Il n’y a pas de doute possible. Et ça, c’est assez rare.
En général, la vraie décision parfaite, elle n’existe pas. Et le vrai danger, c’est rarement de mal décider. Encore une fois, bien sûr, parfois, on peut prendre des décisions dangereuses.
Donc, je ne suis pas en train de dire, il faut décider au hasard, rien n’est important. Mais le vrai danger, souvent, ce n’est même pas de mal décider, c’est de revenir sans cesse sur des décisions mineures.
Tu vois, des choses qui ne sont pas super importantes, qui ne sont pas majeures, et de reconsidérer, de comparer, de dire : « ah, finalement, peut-être que je devrais faire ça ». D’ajuster, ah non, tiens, je vais changer un petit peu ce que j’avais décidé, chercher une meilleure option, alors que la première, elle fonctionnait déjà très, très bien. Et cette habitude que je ne sais pas si je dois dire que j’ai, ou je ne sais pas si je dois dire que j’avais, parce que clairement, je suis du genre à décider parfois et à revenir sur des décisions, alors qu’elles sont un peu mineures.
Eh bien, cette habitude, elle consomme plein d’énergie, plein d’énergie mentale que tu n’as pas, en fait, de disponible pour d’autres parties de ta vie. Donc, moi, je vois clairement cette tendance chez moi, parce que j’aime les systèmes, j’aime organiser les choses, j’aime réfléchir. Donc, j’aime me poser, prendre mon journal, réfléchir, décider. Mais parfois, je sais que cette qualité, elle peut devenir un défaut, parce que ça me pousse à complexifier un peu inutilement ma vie.
Je suis toujours transparent avec vous, les amis, donc je vais partager un petit exemple récent, très simple. Tu vas voir qu’il n’y a rien de fou dans ce que je vais partager, mais ça dénote un état d’esprit quand même. Récemment, j’ai voulu mettre en place une nouvelle habitude qui est en fait une séance hebdomadaire de réflexion chaque vendredi sur un sujet particulier. Une heure ou une heure et demie, pendant laquelle je réfléchis vraiment à un grand problème. Tu vois, ça semble être simple comme idée. Et ça vient du livre ; c’est un livre que j’ai lu en anglais, je ne pense pas qu’il y ait de traduction.
Ça s’appelle « The road less stupid » de Keith Cunningham, le chemin ou la route pour être moins stupide. En fait, il t’invite à prendre des séances comme celle-là de temps de réflexion.
Il appelle ça « thinking time ». Je le fais déjà depuis longtemps, mais je voulais le faire d’une manière encore plus structurée et sur des sujets particuliers, parce que je travaille ; nous sommes à l’été 2026 et je prévois un changement de vie, probablement de géographie, mais comme je n’ai pas encore 100 % tout décidé, j’en parlerai un peu plus tard. Je prévois un changement de vie à l’été 2027 et j’ai beaucoup de réflexions à mener sur le sujet.
Donc, tu vois, au lieu de me dire « Ok, ben voilà, je vais faire mes séances de réflexion sur papier et puis je commence maintenant, je teste l’habitude », tu vois, au lieu de faire ça, qu’est-ce que j’ai fait ? Je me suis dit « Bon, attends, il faut déjà faire une séance de réflexion pour savoir si j’écris dans mon journal actuel ou si je me prends un carnet A5 à côté où je ne fais que ça, quel est le meilleur format pour le faire, quel système de classement ». Donc, j’ai même acheté un carnet A5 Moleskine pour commencer ; ensuite, j’ai douté, je me suis dit : « Ah non, c’est peut-être mieux de le faire dans mon journal ». Puis, après, quand je marchais, je me faisais des brainstorming : est-ce que je dois écrire dans mon journal ou dans mon Moleskine ?
Puis, après, j’ai commencé, j’ai écrit une page dans le Moleskine, et puis, quelques jours après, je me suis dit : « C’est peut-être dommage quand même, j’ai déjà mon journal dans lequel j’écris tous les jours, qui est ancré, je devrais peut-être plutôt l’utiliser ».
Et finalement, j’utilise mon journal actuel, point final. L’habitude est déjà là, je n’ai rien à repenser, j’ai sept journaux complets avec plein de choses dedans. Et peu importe, même si j’avais choisi le Moleskine, on s’en moque, le truc, c’est que j’ai passé pas mal de temps, j’ai gaspillé beaucoup d’énergie mentale pour décider, revenir sur une décision et changer d’avis.
Et souvent, en fait, on fait la même chose dans d’autres domaines. On va rechercher l’objet brillant, on va toujours se dire « Ce que les autres ont ou ce que font les autres, c’est mieux, c’est brillant, donc je veux ce que je n’ai pas ». Donc, il me faut un nouvel outil, une nouvelle méthode, une nouvelle application, un nouveau système d’organisation. Comme si, en fait, c’étaient des choses comme ça, extérieures, qui allaient tout résoudre.
Et ça m’est arrivé plein de fois par le passé de changer de système d’organisation parce que je me disais : « Attends, tu manques de temps, Johan, donc il faut que tu changes ton système d’organisation. » Et du coup, je passais beaucoup de temps à changer le système, mais je manquais toujours de temps au final.
Et je me suis aperçu que le vrai problème, ce n’était pas mon système d’organisation. Il était déjà très beau, très bon. C’était d’autres points de ma vie, notamment ma capacité à complexifier les choses.
Donc, tu vois, je suis sûr que tu te dis : « Attends, cet exemple du carnet ou du journal, c’est bête. »
Et je suis d’accord avec ça. Mais ça m’a montré qu’il fallait que je me fixe un certain nombre de règles. Déjà, si ça fonctionne, ne touche pas. Ça, c’est par exemple mon système d’organisation que j’ai : il fonctionne très bien, je suis capable d’avoir un très bel équilibre, de faire plein de choses, aussi bien pour Français Authentique que pour ma vie personnelle, que pour ma famille, donc j’ai un très bel équilibre. Et pourtant, la dernière fois, j’ai vu un créateur que j’apprécie, qui parlait de l’outil Trello, que j’avais utilisé il y a quelques années, et quand j’ai vu ça, je me suis dit : « Oh, je vais tout repasser sur Trello, c’est top ! » Je dis : non, ça fonctionne, ne touche pas.
Si ce n’est pas cassé, il n’y a rien à réparer. J’aime bien cette sagesse ou cette idée de me dire que si ça fonctionne, tu ne touches pas. Bien sûr, tu peux optimiser un petit peu, mais tu ne changes pas tout si ça marche.
Et si ce n’est pas cassé, ne cherche pas à le réparer. Parce que j’en ai parlé dans une vidéo récemment, sur le développement personnel, de Marchez avec Johan, si on cherche à toujours faire mieux, à toujours optimiser, à toujours gagner quelques pourcents, et bien, ça peut nous empêcher finalement de vivre. On passe plus de temps à organiser sa vie qu’à la vivre, on passe plus de temps à optimiser sa vie qu’à en profiter, et l’optimisation permanente, elle a clairement un coût mental, et il faut, comme d’habitude, trouver le juste équilibre entre le Kaizen, que j’adore – le Kaizen, c’est se dire : « je m’améliore un tout petit peu chaque jour », donc, ça, c’est bien – mais il ne faut pas non plus tomber dans l’excès inverse et vouloir tout optimiser en permanence, et ça, c’est vrai pour tout.
Encore une fois, je te parlais de l’organisation, mais j’ai, dans le cadre de mes règles de santé, beaucoup changé aussi dans mes investissements, dans mes outils, donc, voilà. J’ai maintenant, je pense, compris, et dans les grandes décisions de ma vie, l’organisation, je suis stable maintenant, les habitudes, je suis stable. Donc, j’ai quand même compris qu’une bonne décision prise une fois, c’est souvent préférable à une décision moyenne qu’on va repenser 50 fois, parce qu’une décision, malgré tout, elle libère de l’espace mental, alors qu’une décision qu’on va garder toujours ouverte ou qu’on va reconsidérer en permanence pour l’améliorer, et bien, ça va occuper une partie de notre esprit. Donc, reconnaissons ça : décider, c’est aussi renoncer, c’est renoncer aux autres possibilités, c’est accepter qu’on ne saura jamais si une autre option aurait été légèrement meilleure, et souvent, ce n’est pas le cas. Souvent, ce n’est pas le cas. Peut-être que ça aurait été un tout petit peu mieux, mais peut-être pas.
Donc, je pense que vouloir toujours prendre les bonnes décisions, les meilleures décisions, c’est une forme de perfectionnisme un peu trop extrême.
Et j’ai envie, personnellement, de m’en libérer. Et si tu es dans la même situation que moi, je t’invite à essayer de t’en libérer. Parce que les personnes sereines, tu vois, elles réfléchissent sérieusement, elles prennent une décision, puis elles avancent. Elles ne rouvrent pas le dossier tous les trois jours. Elles ne se disent pas : « Ah oui, j’ai décidé ça, mais peut-être que j’aurais dû faire autrement. » Non.
Donc, maintenant, ce que je fais, c’est que je réserve mes longues réflexions aux grandes décisions.
Ça ne sert à rien de faire un brainstorming pour savoir si je dois utiliser mon journal ou un Moleskine A5. Non, mes grandes réflexions, c’est sur les grandes décisions, sur des choses liées à ma famille, à Français Authentique, à ma santé, à nos grands projets de vie, à mes habitudes de santé, etc. Et tout le reste, je le simplifie parce que la paix intérieure, elle ne vient probablement pas du fait de prendre des décisions parfaites, mais elle vient très certainement du fait de prendre des décisions qui sont suffisamment bonnes et d’avoir ensuite la sagesse de s’y tenir.
Donc, voilà ce que je voulais partager avec toi aujourd’hui. J’espère de tout cœur que ça t’a plu, que ça pourra t’inspirer peut-être un petit peu, et je t’invite à vraiment suivre le premier lien dans la description et de rejoindre l’Académie Français Authentique. Les inscriptions ne sont ouvertes que quelques jours, et ça, crois-moi, c’est une décision qui est facile à prendre, qui est majeure pour ton français, et que tu ne regretteras pas. Dans tous les cas, si jamais tu le regrettais, ce dont je doute, tu peux annuler ton abonnement à tout moment.
Donc, tu aurais clairement tort de t’en priver. Merci d’avoir passé ce moment avec moi aujourd’hui, et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez avec Johan.
Salut !
L'article L’important n’est pas de prendre la décision parfaite a été publié la première fois sur Français Authentique.
By Ressource(s) évoquée(s) dans l’épisode :
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Transcription de l’épisode :
Salut, chers amis, et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marchez avec Johan.
Aujourd’hui, on va parler de la décision. On va apprendre à décider, ou en tout cas, on va apprendre à se méfier de certains points de la science de la décision. Avant ça, je voudrais te rappeler que les inscriptions à l’Académie Française Authentique sont ouvertes pour quelques jours seulement. Donc, tu peux suivre le premier lien dans la description et nous rejoindre si tu as envie d’accéder à une bibliothèque énorme de contenu sur tous les sujets. Il y a des sujets culturels liés à l’apprentissage du français, au développement personnel, des dialogues, etc., etc., et plein de moyens de pratiquer au sein de notre communauté. Donc, si tu as envie de te décider, parce que nous allons parler de décision, je t’invite à suivre le premier lien dans la description.
En ce qui concerne notre sujet, la décision, moi, j’ai longtemps cru qu’avant d’agir, avant de passer à l’action, il fallait trouver la meilleure décision possible.
Il fallait vraiment se dire : allez, je ne peux pas me tromper. Il faut à tout prix que je prenne la décision qui est la meilleure possible, qui est parfaite. Il faut que j’utilise le meilleur système, le meilleur outil, que j’attende le meilleur moment, que je m’organise de la meilleure des façons.
Et avec le temps, parce que je ne suis malheureusement pas guéri sur le sujet, avec le temps, je me rends compte que la décision parfaite, en fait, elle n’existe quasiment jamais.
Bien sûr, il y a des cas où la décision est évidente et il n’y a qu’une façon de faire qui est correcte. Je ne crois pas qu’on ait d’expression en français, mais les anglo-saxons disent : « It’s a no-brainer ». Je ne pense pas qu’on ait cette expression en français, mais on dirait en français : « Voilà, la décision va de soi ». Il n’y a pas de doute possible. Et ça, c’est assez rare.
En général, la vraie décision parfaite, elle n’existe pas. Et le vrai danger, c’est rarement de mal décider. Encore une fois, bien sûr, parfois, on peut prendre des décisions dangereuses.
Donc, je ne suis pas en train de dire, il faut décider au hasard, rien n’est important. Mais le vrai danger, souvent, ce n’est même pas de mal décider, c’est de revenir sans cesse sur des décisions mineures.
Tu vois, des choses qui ne sont pas super importantes, qui ne sont pas majeures, et de reconsidérer, de comparer, de dire : « ah, finalement, peut-être que je devrais faire ça ». D’ajuster, ah non, tiens, je vais changer un petit peu ce que j’avais décidé, chercher une meilleure option, alors que la première, elle fonctionnait déjà très, très bien. Et cette habitude que je ne sais pas si je dois dire que j’ai, ou je ne sais pas si je dois dire que j’avais, parce que clairement, je suis du genre à décider parfois et à revenir sur des décisions, alors qu’elles sont un peu mineures.
Eh bien, cette habitude, elle consomme plein d’énergie, plein d’énergie mentale que tu n’as pas, en fait, de disponible pour d’autres parties de ta vie. Donc, moi, je vois clairement cette tendance chez moi, parce que j’aime les systèmes, j’aime organiser les choses, j’aime réfléchir. Donc, j’aime me poser, prendre mon journal, réfléchir, décider. Mais parfois, je sais que cette qualité, elle peut devenir un défaut, parce que ça me pousse à complexifier un peu inutilement ma vie.
Je suis toujours transparent avec vous, les amis, donc je vais partager un petit exemple récent, très simple. Tu vas voir qu’il n’y a rien de fou dans ce que je vais partager, mais ça dénote un état d’esprit quand même. Récemment, j’ai voulu mettre en place une nouvelle habitude qui est en fait une séance hebdomadaire de réflexion chaque vendredi sur un sujet particulier. Une heure ou une heure et demie, pendant laquelle je réfléchis vraiment à un grand problème. Tu vois, ça semble être simple comme idée. Et ça vient du livre ; c’est un livre que j’ai lu en anglais, je ne pense pas qu’il y ait de traduction.
Ça s’appelle « The road less stupid » de Keith Cunningham, le chemin ou la route pour être moins stupide. En fait, il t’invite à prendre des séances comme celle-là de temps de réflexion.
Il appelle ça « thinking time ». Je le fais déjà depuis longtemps, mais je voulais le faire d’une manière encore plus structurée et sur des sujets particuliers, parce que je travaille ; nous sommes à l’été 2026 et je prévois un changement de vie, probablement de géographie, mais comme je n’ai pas encore 100 % tout décidé, j’en parlerai un peu plus tard. Je prévois un changement de vie à l’été 2027 et j’ai beaucoup de réflexions à mener sur le sujet.
Donc, tu vois, au lieu de me dire « Ok, ben voilà, je vais faire mes séances de réflexion sur papier et puis je commence maintenant, je teste l’habitude », tu vois, au lieu de faire ça, qu’est-ce que j’ai fait ? Je me suis dit « Bon, attends, il faut déjà faire une séance de réflexion pour savoir si j’écris dans mon journal actuel ou si je me prends un carnet A5 à côté où je ne fais que ça, quel est le meilleur format pour le faire, quel système de classement ». Donc, j’ai même acheté un carnet A5 Moleskine pour commencer ; ensuite, j’ai douté, je me suis dit : « Ah non, c’est peut-être mieux de le faire dans mon journal ». Puis, après, quand je marchais, je me faisais des brainstorming : est-ce que je dois écrire dans mon journal ou dans mon Moleskine ?
Puis, après, j’ai commencé, j’ai écrit une page dans le Moleskine, et puis, quelques jours après, je me suis dit : « C’est peut-être dommage quand même, j’ai déjà mon journal dans lequel j’écris tous les jours, qui est ancré, je devrais peut-être plutôt l’utiliser ».
Et finalement, j’utilise mon journal actuel, point final. L’habitude est déjà là, je n’ai rien à repenser, j’ai sept journaux complets avec plein de choses dedans. Et peu importe, même si j’avais choisi le Moleskine, on s’en moque, le truc, c’est que j’ai passé pas mal de temps, j’ai gaspillé beaucoup d’énergie mentale pour décider, revenir sur une décision et changer d’avis.
Et souvent, en fait, on fait la même chose dans d’autres domaines. On va rechercher l’objet brillant, on va toujours se dire « Ce que les autres ont ou ce que font les autres, c’est mieux, c’est brillant, donc je veux ce que je n’ai pas ». Donc, il me faut un nouvel outil, une nouvelle méthode, une nouvelle application, un nouveau système d’organisation. Comme si, en fait, c’étaient des choses comme ça, extérieures, qui allaient tout résoudre.
Et ça m’est arrivé plein de fois par le passé de changer de système d’organisation parce que je me disais : « Attends, tu manques de temps, Johan, donc il faut que tu changes ton système d’organisation. » Et du coup, je passais beaucoup de temps à changer le système, mais je manquais toujours de temps au final.
Et je me suis aperçu que le vrai problème, ce n’était pas mon système d’organisation. Il était déjà très beau, très bon. C’était d’autres points de ma vie, notamment ma capacité à complexifier les choses.
Donc, tu vois, je suis sûr que tu te dis : « Attends, cet exemple du carnet ou du journal, c’est bête. »
Et je suis d’accord avec ça. Mais ça m’a montré qu’il fallait que je me fixe un certain nombre de règles. Déjà, si ça fonctionne, ne touche pas. Ça, c’est par exemple mon système d’organisation que j’ai : il fonctionne très bien, je suis capable d’avoir un très bel équilibre, de faire plein de choses, aussi bien pour Français Authentique que pour ma vie personnelle, que pour ma famille, donc j’ai un très bel équilibre. Et pourtant, la dernière fois, j’ai vu un créateur que j’apprécie, qui parlait de l’outil Trello, que j’avais utilisé il y a quelques années, et quand j’ai vu ça, je me suis dit : « Oh, je vais tout repasser sur Trello, c’est top ! » Je dis : non, ça fonctionne, ne touche pas.
Si ce n’est pas cassé, il n’y a rien à réparer. J’aime bien cette sagesse ou cette idée de me dire que si ça fonctionne, tu ne touches pas. Bien sûr, tu peux optimiser un petit peu, mais tu ne changes pas tout si ça marche.
Et si ce n’est pas cassé, ne cherche pas à le réparer. Parce que j’en ai parlé dans une vidéo récemment, sur le développement personnel, de Marchez avec Johan, si on cherche à toujours faire mieux, à toujours optimiser, à toujours gagner quelques pourcents, et bien, ça peut nous empêcher finalement de vivre. On passe plus de temps à organiser sa vie qu’à la vivre, on passe plus de temps à optimiser sa vie qu’à en profiter, et l’optimisation permanente, elle a clairement un coût mental, et il faut, comme d’habitude, trouver le juste équilibre entre le Kaizen, que j’adore – le Kaizen, c’est se dire : « je m’améliore un tout petit peu chaque jour », donc, ça, c’est bien – mais il ne faut pas non plus tomber dans l’excès inverse et vouloir tout optimiser en permanence, et ça, c’est vrai pour tout.
Encore une fois, je te parlais de l’organisation, mais j’ai, dans le cadre de mes règles de santé, beaucoup changé aussi dans mes investissements, dans mes outils, donc, voilà. J’ai maintenant, je pense, compris, et dans les grandes décisions de ma vie, l’organisation, je suis stable maintenant, les habitudes, je suis stable. Donc, j’ai quand même compris qu’une bonne décision prise une fois, c’est souvent préférable à une décision moyenne qu’on va repenser 50 fois, parce qu’une décision, malgré tout, elle libère de l’espace mental, alors qu’une décision qu’on va garder toujours ouverte ou qu’on va reconsidérer en permanence pour l’améliorer, et bien, ça va occuper une partie de notre esprit. Donc, reconnaissons ça : décider, c’est aussi renoncer, c’est renoncer aux autres possibilités, c’est accepter qu’on ne saura jamais si une autre option aurait été légèrement meilleure, et souvent, ce n’est pas le cas. Souvent, ce n’est pas le cas. Peut-être que ça aurait été un tout petit peu mieux, mais peut-être pas.
Donc, je pense que vouloir toujours prendre les bonnes décisions, les meilleures décisions, c’est une forme de perfectionnisme un peu trop extrême.
Et j’ai envie, personnellement, de m’en libérer. Et si tu es dans la même situation que moi, je t’invite à essayer de t’en libérer. Parce que les personnes sereines, tu vois, elles réfléchissent sérieusement, elles prennent une décision, puis elles avancent. Elles ne rouvrent pas le dossier tous les trois jours. Elles ne se disent pas : « Ah oui, j’ai décidé ça, mais peut-être que j’aurais dû faire autrement. » Non.
Donc, maintenant, ce que je fais, c’est que je réserve mes longues réflexions aux grandes décisions.
Ça ne sert à rien de faire un brainstorming pour savoir si je dois utiliser mon journal ou un Moleskine A5. Non, mes grandes réflexions, c’est sur les grandes décisions, sur des choses liées à ma famille, à Français Authentique, à ma santé, à nos grands projets de vie, à mes habitudes de santé, etc. Et tout le reste, je le simplifie parce que la paix intérieure, elle ne vient probablement pas du fait de prendre des décisions parfaites, mais elle vient très certainement du fait de prendre des décisions qui sont suffisamment bonnes et d’avoir ensuite la sagesse de s’y tenir.
Donc, voilà ce que je voulais partager avec toi aujourd’hui. J’espère de tout cœur que ça t’a plu, que ça pourra t’inspirer peut-être un petit peu, et je t’invite à vraiment suivre le premier lien dans la description et de rejoindre l’Académie Français Authentique. Les inscriptions ne sont ouvertes que quelques jours, et ça, crois-moi, c’est une décision qui est facile à prendre, qui est majeure pour ton français, et que tu ne regretteras pas. Dans tous les cas, si jamais tu le regrettais, ce dont je doute, tu peux annuler ton abonnement à tout moment.
Donc, tu aurais clairement tort de t’en priver. Merci d’avoir passé ce moment avec moi aujourd’hui, et je te dis à très bientôt pour un nouvel épisode de Marchez avec Johan.
Salut !
L'article L’important n’est pas de prendre la décision parfaite a été publié la première fois sur Français Authentique.