La Cour suprême indienne a jugé ce jeudi 24 août que les Indiens bénéficiaient d'un droit constitutionnel à la vie privée, décision capitale dont les ramifications pourraient s'étendre des libertés numériques à la dépénalisation de l'homosexualité. La plus haute instance judiciaire d'Inde s'est retrouvée confrontée à ce sujet brûlant, en cet âge du Big data, lors d'une action en justice contre Aadhaar, une gigantesque base de données biométriques présentée par le gouvernement comme un outil majeur de développement. L’analyse de Laurent Goulvestre, formateur et conférencier interculturel, spécialiste de l’Inde. Auteur de « Bien communiquer avec vos interlocuteurs indiens » aux éditions AFNOR.