L'Instant cru, hic et nunc
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L'Instant cru, hic et nunc episodes

  • La valse des actifs
    Après trente-deux ans d’un mariage pétrifié par la routine, Christine lit à son mari les quatre pages de leur constat de divorce. Usée par le deuil et une fatigue inexpliquée, elle veut partir pour survivre. Marc l’écoute sans ciller. Il l’aime encore, de cette affection froide qui n'admet aucun désordre comptable. Si elle reste, ce sera l'enfer ; si elle part, ce sera le vide. Pour résoudre l'équation, Marc choisit la seule option viable. Une microfiction clinique et glaciale où la tendresse conjugale s'assaisonne à la digitaline.

    Régulièrement, je capture des instants inspirés de ma vie :

    Une pensée brute, une réflexion attrapée au vol, servie chaude — souvent en mobilité, hic et nunc.
    C’est du direct. C’est du vrai.

    Embarque avec moi, on se retrouve sur https://piaille.fr/@RaoulVolfoni
    12 min
  • L'amortissement des corps
    Marc et Sophie s’aiment à l’amiable. Dans le cabinet feutré de leur avocat commun, ils règlent les derniers détails de leur désunion avec une courtoisie chirurgicale. Pas un éclat de voix, pas une larme. L’homme est un animal social, parfaitement dressé pour dissoudre son existence sans froisser le tissu du monde. Mais sous le vernis de la civilité, la créature domestique couve son indocilité foncière. Un partage de meubles devient une autopsie ; un canapé d’angle, le lit d'une vengeance muette. Quand la sociabilité s'effondre, il ne reste que la pure arithmétique de la survie. Une plongée clinique dans l'art de se quitter sans s'épargner.

    Régulièrement, je capture des instants inspirés de ma vie :

    Une pensée brute, une réflexion attrapée au vol, servie chaude — souvent en mobilité, hic et nunc.
    C’est du direct. C’est du vrai.

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    6 min
  • La consistance du silence
    Monsieur Martineau est un homme de mesure. Sa vie est un jardin à la française où aucune mauvaise herbe ne dépasse. Son épouse, Évelyne, est l’ornement nécessaire à ce décorum de province. Mais derrière les persiennes closes de leur pavillon, la perfection devient une gangrène. Dans l’économie de leurs échanges, chaque mot est un risque, chaque silence une sentence. Quand le vernis craque, il ne reste que la vérité nue d’une union transformée en exercice de taxidermie. Une plongée glaciale dans l’horreur banale du couple.

    Régulièrement, je capture des instants inspirés de ma vie :

    Une pensée brute, une réflexion attrapée au vol, servie chaude — souvent en mobilité, hic et nunc.
    C’est du direct. C’est du vrai.

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    15 min
  • L'inventaire des restes
    Le mariage est une longue accumulation de poussière et de renoncements. Pour elle, trente-deux ans de vie commune s'achèvent dans le fracas du ruban adhésif et la précision d’un huissier de justice. À cinquante-quatre ans, elle n'est plus une épouse, elle est une logisticienne de la rupture. Lui, spectateur hébété de ce déménagement de l’âme, observe cette femme qui coche des cases pour ne plus crier. Entre les cartons de vaisselle et les procédures notariales, se joue une partie de cache-cache avec le néant. Une exploration clinique de la haine ordinaire, où la liberté nouvelle ressemble à une terre brûlée.

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    C’est du direct. C’est du vrai.

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    15 min
  • Le vernis de la courtoisie
    Il y a des divorces qui ressemblent à des crimes parfaits, tant ils sont polis. Trente-deux ans de vie commune rangés dans des dossiers Excel, entre les disponibilités du vendredi 15 et le partage des biens mobiliers. Il écrit au notaire avec la précision d’un horloger, en mettant son épouse en copie, pour que personne ne puisse nier l'excellence de son agonie. On appelle cela un consentement mutuel ; c’est en réalité l’autopsie, pratiquée à vif et sans anesthésie, d’un homme qui a décidé de rester debout, quitte à ce que ses propres os lui servent de béquilles.
    Une micro-fiction sur la violence feutrée de la bienveillance.

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    Une pensée brute, une réflexion attrapée au vol, servie chaude — souvent en mobilité, hic et nunc.
    C’est du direct. C’est du vrai.

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    9 min
  • Liquidation totale : la part du lion
    Après trente-deux ans de vie commune, l’amour s'est transmuté en une comptabilité maniaque.
    Elle veut tout, tout de suite, avant que la poussière ne retombe.
    Lui, il compte ses jours comme on compte de la monnaie de singe, terrorisé par le silence des chambres vides et le froid des draps propres.
    Dans le huis clos d’un salon qui ne leur appartient déjà plus, ils dépecent leur existence avec la précision de légistes.
    Une micro-fiction clinique sur l’art de devenir étranger à soi-même et aux siens, quand le "nous" s’effondre pour laisser place à un "moi" féroce.

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    C’est du direct. C’est du vrai.

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    13 min
  • La valse de la graisse
    S’échapper de la maison comme on fuit un incendie dont les flammes sont invisibles. Le divorce est un mot froid qui transforme les meubles en étrangers. Alors, on pédale. On cherche la sueur pour noyer l'amertume. On s'enivre de la promesse d'un "tiers-lieu" où l'art et l'ordinaire se mélangent pour mieux masquer le vide. Mais sous l'effort du cycliste et l'enthousiasme de la scène, la chair se souvient. On croit perdre du poids en fuyant le domicile, on oublie que le malheur possède une densité que la balance ne sait pas mesurer. Une autopsie clinique de la fuite en avant.

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    13 min
  • Le goulot du silence
    C’est l’anniversaire d’Edmond. Un homme qui a passé sa vie à s’excuser d’occuper un volume d’air, avant de se dissoudre définitivement dans le Calvados. Autour de la table, le clan se réunit pour célébrer le vide. Il y a la veuve, souveraine de l’omertà ; le fils, héritier du déni ; et la fille, qui porte encore les confidences d’un père cocu et brisé. Dans cette famille où l’on préfère les sous-entendus aux cris, la vérité n'est pas un soulagement, mais une asphyxie. Un portrait clinique de la lâcheté ordinaire où l’amour est une forme de maltraitance polie.

    Régulièrement, je capture des instants inspirés de ma vie :

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    C’est du direct. C’est du vrai.

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    13 min
  • Mise à jour fatale
    Lucien aimait la précision des engrenages et le clic rassurant des interrupteurs en bakélite. Mais le monde a muté. Sa nouvelle berline est un sanctuaire de verre noir et de silicium qui exige des mises à jour pour accorder le droit de ne pas mourir de froid. Entre un écran qui refuse de s'allumer et une solitude qui ne demande qu'à s'éteindre, Lucien cherche le bouton d'arrêt d'urgence. Une exploration clinique de l'obsolescence programmée des objets, et de celle, plus irrémédiable, des hommes.

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    C’est du direct. C’est du vrai.

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    11 min
  • L’usure des garnitures
    Ils ont passé trente ans à sculpter leur propre enfer dans le marbre d’un pavillon de banlieue.

    Lui, dévoré par une anxiété qui transforme chaque courant d’air en apocalypse ; elle, drapée dans une haine de soi si vaste qu’elle finit par engloutir ceux qui l’entourent.

    Leurs enfants, devenus adultes, ne sont plus que les spectateurs passifs d'un naufrage qui refuse de s'achever. Dans ce huis clos où le silence est une arme blanche, l’amour n'est plus qu'une vieille habitude de torture.

    Une micro-fiction clinique sur la mécanique de précision de la cruauté conjugale, là où la banalité du mal s'habille en robe de chambre.

    Régulièrement, je capture des instants inspirés de ma vie :

    Une pensée brute, une réflexion attrapée au vol, servie chaude — souvent en mobilité, hic et nunc.
    C’est du direct. C’est du vrai.

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    12 min

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L'Instant cru, hic et nunc : les instantanés du quotidien — le mien, le vôtre, ici et maintenant.

Je suis un greffier anonyme de la vie.

J'écris, je parle, je croque — pour ne pas…