Dans cet épisode de L’Objet du Média, Benoît reçoit Thibault Lavielle, repreneur de Katanga, pour revenir sur la transformation d’un petit atelier de marquage textile en une véritable usine connectée au service de plusieurs marchés.
Au fil de l’échange, Thibault raconte son parcours, depuis ses premières expériences dans le textile jusqu’à la reprise de Katanga il y a une dizaine d’années. À l’époque, l’entreprise compte 6 personnes, réalise environ 600 000 € de chiffre d’affaires et traverse une situation financière difficile. Aujourd’hui, Katanga approche les 50 collaborateurs et réalise environ 7 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Il explique surtout comment cette évolution s’est construite autour d’un choix fort : maîtriser la production et développer progressivement plusieurs savoir-faire en interne. Sérigraphie, broderie, DTF, impression numérique, couture et logistique permettent aujourd’hui à Katanga de répondre à des besoins très différents, de la petite série jusqu’à la production à la demande.
L’épisode permet également de comprendre la diversité des marchés adressés par Katanga, avec le corporate, le marché étudiant, les marques, les créateurs de contenu, le merchandising musical ou encore les revendeurs. Thibault explique notamment comment le savoir-faire développé en B2C et en print on demand a progressivement été adapté au B2B afin de proposer davantage de flexibilité, de traçabilité et de réactivité.
Une large partie de l’échange est aussi consacrée à la digitalisation du marché. API, boutiques en ligne, production à l’unité, suivi des commandes, connexion entre les systèmes informatiques et les machines : Thibault décrit une industrie dans laquelle la technologie devient essentielle pour simplifier l’expérience client et rendre la personnalisation plus fluide.
Enfin, Thibault partage sa vision de l’avenir du métier. Pour lui, l’enjeu n’est pas forcément de tout produire soi-même, mais de savoir où se situe réellement la valeur ajoutée. Multitechnique, délais courts, production à la demande, logistique complexe, stockage ou marque blanche sont autant de services qui permettent aux ateliers français de conserver une place forte face à la montée des grands acteurs européens.
Un épisode autour de l’industrie, de la technologie et de l’entrepreneuriat, avec une idée qui revient tout au long de l’échange : rester curieux, partir des besoins clients, accepter de faire évoluer son modèle et ne jamais considérer que ce qui fonctionne aujourd’hui fonctionnera forcément demain.
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