Un repas tous les 4 et une phrase qui me fait exploser de rire.
Je reprends mes esprits et me tourne vers ma belle-fille : « Mais d’où tu sors cette expression ?! »
Là, j’ai 6 yeux qui me fixent, presque consternés par la question, qui me font comprendre : « T’es sérieux ? Tu te le demandes vraiment ? »
Je capte, entre une légère honte et une pointe de fierté, que je suis l’inspirateur de cette phrase.
Un ami qui travaille au périscolaire et qui me dit : « Ah mais M est ton beau-fils ?! J’aurais dû m’en douter, avec l’humour qu’il a ! »
Une remarque qui me flatte et qui provoque une interrogation :
Pourquoi aurait-il mon humour ? Y’a aucune raison…
Quand j’explique ça à mon beau-fils, il me répond très calmement : « Bah ouais, c’est normal qu’on te ressemble puisqu’on vit avec toi ! »
Ma chérie, qui écoute ça de l’autre coin de la pièce, me dit d’un air complice :
« T’es content de toi ? Tu fais d’eux des monstres ! »
Avec un sourire, ma belle-fille lance un : « Et ouais ! »
Je les regarde tous, l’un après l’autre et je souris.
Je suis touché par cette impression que les enfants aiment me ressembler et que leur mère acquiesce.
J’apprécie vraiment cette sensation :
Je me sens lié à eux d’une façon extrêmement naturelle, qui semble convenir à tout le monde.
Je prends conscience que je peux leur « déteindre » dessus.
J’ai une forme de super-pouvoir !
Mince alors ! Ça implique donc des responsabilités…
Pas question qu’ils choppent mes mauvais côtés !
Sauf que… dans la vraie vie, je ne peux pas faire le tri.
Le mieux n’est-il pas de continuer à être moi, tout simplement ?
Pourquoi commencer à me prendre la tête alors que, jusqu’à présent, je n’y avais pas songé ?
Pourquoi chercher à forcer le trait pour tenter d’être parfait, irréprochable, le bon exemple ?
Et puis, jusque-là, les points communs sont plutôt positifs, voire drôles.
Je vais continuer en étant moi-même.
Au-delà d’expressions et de notes d’humour, ils peuvent adhérer à certaines de mes valeurs.
Aujourd’hui, je prends le temps de leur expliquer pourquoi certaines choses ont autant d’importance pour moi.
Ça peut être une richesse pour les enfants :
Venir « étoffer » l’éventail de ce qui leur est transmis pour leur laisser l’opportunité de choisir parmi leurs exemples.
Alors non, ils ne me ressembleront jamais physiquement et… d’un point de vue purement capillaire, c’est beaucoup mieux pour eux !
En revanche, j’ai pris conscience du fait que vivre avec eux permet de leur transmettre beaucoup de ce que je suis.
C’est une belle opportunité d’être une famille, même sans génétique.
Je leur fais confiance pour faire le tri et garder le meilleur !