
Sign up to save your podcasts
Or


L’agilité organisationnelle est souvent présentée comme une réponse aux transformations rapides et comme un levier d’innovation, fréquemment associée à la créativité dans les discours managériaux. Pourtant, les mécanismes reliant agilité et créativité restent peu établis, et les résultats observés en entreprise demeurent contrastés. Notre étude montre que l’agilité n’agit pas directement sur la créativité : elle passe par le développement de capacités créatives, comme générer, sélectionner et mettre en œuvre des idées nouvelles. Son efficacité dépend aussi du climat organisationnel : un environnement favorisant l’initiative et l’expérimentation en renforce les effets, tandis qu’un climat contraignant les limite. L’agilité ne constitue donc pas une solution universelle, mais doit s’inscrire dans un système cohérent combinant compétences, culture et environnement. Ainsi, ce n’est pas l’agilité seule, mais l’ensemble des conditions organisationnelles qui permet à la créativité d’émerger.
Cette recherche analyse la biodigitalisation, soit la création d’identités humaines synthétiques par intelligence artificielle, et ses implications communicationnelles, sociétales et managériales. Elle examine l’évolution de l’identité lorsque sa représentation peut être reproduite ou manipulée en ligne, à partir d’une approche croisant sémiotique numérique et analyse juridique. Les résultats identifient trois risques majeurs : manipulation identitaire, harcèlement visuel et abus symbolique, ainsi qu’un décalage entre innovation technologique et cadres juridiques. Ces travaux invitent à repenser l’identité et la responsabilité numériques et encouragent les organisations à anticiper les enjeux biodigitaux liés aux identités synthétiques.
Malgré la large accessibilité des applications de santé mobile (mSanté), l’engagement des utilisateurs demeure un défi, notamment lorsque des informations de santé sensibles sont en jeu. Nous avons recueilli des données d’enquête et comportementales auprès des utilisatrices d’une application mobile dédiée à la santé des femmes et montré que les bénéfices perçus pour autrui sont positivement corrélés à l’engagement (durée et étendue d’utilisation de l’application). En revanche, aucune association significative n’a été observée entre la confiance, les risques perçus pour la confidentialité et les bénéfices perçus pour soi-même et l’engagement. Nous discutons des implications de nos résultats pour la gestion de l’engagement avec les applications mSanté, ainsi que pour la compréhension des principaux facteurs prédictifs d’une interaction durable des utilisateurs. Enfin, nous proposons des pistes de recherche complémentaires pour approfondir ces observations.
From the publisher's feed