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Et si on fuyait ce monde de brute ? Si on s’isolait sur une île déserte, à la façon d’un Robinson Crusoé, mais volontairement ? Matthieu Juncker, lui, l’a fait. On vous explique pourquoi.
Tuamotu est un archipel de 76 atolls qui fait partie de la Polynésie française. La région abrite près du quart des 400 atolls recensés dans le monde, qui culminent à quelques mètres au-dessus du niveau de la mer. C’est là, entre 1966 et 1996, que la France a procédé à près de 200 essais nucléaires.
C’est aussi là que l’explorateur, naturaliste, biologiste calédonien Matthieu Juncker a décidé de s’isoler pour huit mois. Son expérience, baptisée « À Contre-Courant », vient de commencer. L’aventurier s’est isolé sur un îlot inhabité pour observer l'écosystème du lieu, particulièrement sensible et vulnérable aux effets du changement climatique, dont le principal est la montée des eaux. Un périple digne du film « Seul au monde », inspiré des aventures de Robinson Crusoé, à ceci près que l’expérience inconfortable est ici volontaire.
S’il va surveiller l'écosystème de cet îlot dans son ensemble, notamment la présence de plastiques et les sites de pontes des tortues, Matthieu Juncker va surtout s’intéresser au Chevalier des Tuamotu, aussi dit Titi, une espèce d’oiseau endémique de cette région menacée de disparition. De fait, il resterait moins de 1 000 Titis et encore, ces chiffres sont peu fiables, ils sont les seuls dont on dispose et ont déjà plus de 10 ans. Cet oiseau niche au sol et les rats en raffolent, et il devient impératif de le protéger.
Si Matthieu Juncker a choisi de partir seul en immersion avec le minimum de matériel, c’est pour mieux se fondre dans le paysage et observer le lieu en limitant son dérangement. Il va ainsi se nourrir pendant huit mois de la pêche et des ressources végétales de l’îlot. Pour cela, il s’est entraîné, car il y a des choses comestibles et d’autres pas du tout. Avant de partir, il a réalisé deux missions de reconnaissance et dispose d’une unité de désalinisation afin de récupérer l’eau de pluie pour la transformer en eau potable. Il dispose aussi d’un kayak pour faire le tour de l’île (600 kilomètres carrés). Il ne s’agit pourtant pas non plus d’un retour complet à l’état sauvage, car Matthieu Juncker va rester en contact avec une équipe de chercheurs.
Cette expérience devrait donner naissance à un film et à un bouquin, qu'on attend déjà avec impatience.
Photo : Archipel des Tuamotu
Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
By Radio NovaEt si on fuyait ce monde de brute ? Si on s’isolait sur une île déserte, à la façon d’un Robinson Crusoé, mais volontairement ? Matthieu Juncker, lui, l’a fait. On vous explique pourquoi.
Tuamotu est un archipel de 76 atolls qui fait partie de la Polynésie française. La région abrite près du quart des 400 atolls recensés dans le monde, qui culminent à quelques mètres au-dessus du niveau de la mer. C’est là, entre 1966 et 1996, que la France a procédé à près de 200 essais nucléaires.
C’est aussi là que l’explorateur, naturaliste, biologiste calédonien Matthieu Juncker a décidé de s’isoler pour huit mois. Son expérience, baptisée « À Contre-Courant », vient de commencer. L’aventurier s’est isolé sur un îlot inhabité pour observer l'écosystème du lieu, particulièrement sensible et vulnérable aux effets du changement climatique, dont le principal est la montée des eaux. Un périple digne du film « Seul au monde », inspiré des aventures de Robinson Crusoé, à ceci près que l’expérience inconfortable est ici volontaire.
S’il va surveiller l'écosystème de cet îlot dans son ensemble, notamment la présence de plastiques et les sites de pontes des tortues, Matthieu Juncker va surtout s’intéresser au Chevalier des Tuamotu, aussi dit Titi, une espèce d’oiseau endémique de cette région menacée de disparition. De fait, il resterait moins de 1 000 Titis et encore, ces chiffres sont peu fiables, ils sont les seuls dont on dispose et ont déjà plus de 10 ans. Cet oiseau niche au sol et les rats en raffolent, et il devient impératif de le protéger.
Si Matthieu Juncker a choisi de partir seul en immersion avec le minimum de matériel, c’est pour mieux se fondre dans le paysage et observer le lieu en limitant son dérangement. Il va ainsi se nourrir pendant huit mois de la pêche et des ressources végétales de l’îlot. Pour cela, il s’est entraîné, car il y a des choses comestibles et d’autres pas du tout. Avant de partir, il a réalisé deux missions de reconnaissance et dispose d’une unité de désalinisation afin de récupérer l’eau de pluie pour la transformer en eau potable. Il dispose aussi d’un kayak pour faire le tour de l’île (600 kilomètres carrés). Il ne s’agit pourtant pas non plus d’un retour complet à l’état sauvage, car Matthieu Juncker va rester en contact avec une équipe de chercheurs.
Cette expérience devrait donner naissance à un film et à un bouquin, qu'on attend déjà avec impatience.
Photo : Archipel des Tuamotu
Distribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.