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« On ne peut pas quitter Microsoft. » Cette phrase, entendue dans toutes les DSI depuis dix ans, est en train de devenir obsolète.
Entre une hausse des tarifs de 25 % à 30% en deux ans sous prétexte d’IA et une pression juridique sans précédent (commission d’enquête parlementaire de mars 2026, directive NIS2, circulaire ministérielle), l’alternative souveraine n’est plus un choix militant, c’est une stratégie de survie pour les entreprises.
Plusieurs éléments contribuent à ce changement d’attitude vis à vis de Microsoft mais aussi de tous les éditeurs qui
A cela s’ajoute un contexte international anxiogène. Les USA jouent leur propre partition laissant leurs alliées historiques de coté.
La position de la France est désormais sans ambiguïté. Le Directeur interministériel du numérique (DINUM) a acté que Microsoft 365 est “non conforme” à la doctrine “Cloud au centre”. De fait, la solution est exclue du label “Cloud de confiance“, réservé aux infrastructures protégeant les données contre les lois extraterritoriales.
On ne cherche plus “le Microsoft français” (qui n’existe pas en un seul bloc), mais un assemblage de briques de solution françaises ou européennes. Les caractéristiques sont les suivantes. Une offre cloud souveraine (Secnumcloud), des modules open source ou totalement libres.
L’inconvénient par rapport aux solution des acteurs en place est l’effet patchwork. En réalité, les besoin sont simples : une solution collaborative, un traitement de texte, un tableur, une base de données, un messagerie, une solution de visio.
Avec cela on peut travailler dans presque tous les domaines. Quand on regarde la marché présente beaucoup d’alternatives.
Une méconnaissance persistante laisse croire que la localisation physique des serveurs sur le sol européen suffit à garantir la protection des données. En tant qu’expert, je dois marteler cette vérité : la souveraineté n’est pas une question de géographie, mais de juridiction. Un fournisseur dont le siège social est hors de l’Union européenne demeure structurellement soumis à sa législation d’origine, créant un conflit insoluble avec le RGPD.
Le CLOUD Act américain permet aux autorités d’outre-Atlantique d’exiger l’accès aux données, indépendamment de leur lieu de stockage. Ce risque n’est plus théorique : l’arrêt Schrems II de la CJUE et l’amende record de 1,2 milliard d’euros infligée à Meta en 2025 pour transferts illégaux soulignent la responsabilité financière et juridique colossale qui pèse sur les dirigeants.
“Même lorsque les données sont stockées dans des centres européens, un fournisseur basé hors UE peut rester soumis à une législation étrangère (comme le Cloud Act américain).”
Quitter Microsoft ne se fait pas en un week-end. Les entreprises qui réussissent en 2026 adoptent une approche hybride :
Microsoft n’est pas complètement ignorant de ce phénomène. Il adapte sa tarification pour gêner ce mouvement en imposant certains modules et en adoptant une tarification en défaveur d’un picking de solutions dans son catalogue.
La bataille qui s’annonce en 2026 ne porte plus sur la simple alternative logicielle, mais sur le contrôle de l’accès.
Si le grand exode hors de Microsoft 365 s’accélère, c’est parce qu’un nouvel écosystème de confiance est en train de naître en Europe. Le Portefeuille d’Identité Numérique Européen (EUDI), dont le déploiement massif est prévu pour la fin de l’année, sera la pièce manquante du puzzle. En permettant aux collaborateurs de s’authentifier de manière ultra-sécurisée et souveraine sur des clouds certifiés SecNumCloud, l’Europe ferme enfin la boucle :
Quitter Microsoft n’est donc plus un saut dans l’inconnu, mais l’adhésion à une nouvelle norme d’infrastructure. Pour les entreprises françaises, 2026 est l’année où l’on cesse d’être des locataires précaires de la Silicon Valley pour devenir les propriétaires de notre propre destin numérique.
Le choix d’une suite collaborative est devenu un acte de gouvernance pure. Ce mouvement de “géopatriation“ des données propulse le marché européen du cloud souverain vers des sommets, avec une estimation à 23,1 milliards de dollars et une croissance annuelle de 25 %.
Le mot de la fin : Si Microsoft a inventé le bureau numérique, l’Europe est en train d’en construire les murs et d’en forger les clés. Il est peut-être temps de préparer vos cartons.
Par Régis BAUDOUIN
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By XY Magazine le podcast techno de la génération X et Y« On ne peut pas quitter Microsoft. » Cette phrase, entendue dans toutes les DSI depuis dix ans, est en train de devenir obsolète.
Entre une hausse des tarifs de 25 % à 30% en deux ans sous prétexte d’IA et une pression juridique sans précédent (commission d’enquête parlementaire de mars 2026, directive NIS2, circulaire ministérielle), l’alternative souveraine n’est plus un choix militant, c’est une stratégie de survie pour les entreprises.
Plusieurs éléments contribuent à ce changement d’attitude vis à vis de Microsoft mais aussi de tous les éditeurs qui
A cela s’ajoute un contexte international anxiogène. Les USA jouent leur propre partition laissant leurs alliées historiques de coté.
La position de la France est désormais sans ambiguïté. Le Directeur interministériel du numérique (DINUM) a acté que Microsoft 365 est “non conforme” à la doctrine “Cloud au centre”. De fait, la solution est exclue du label “Cloud de confiance“, réservé aux infrastructures protégeant les données contre les lois extraterritoriales.
On ne cherche plus “le Microsoft français” (qui n’existe pas en un seul bloc), mais un assemblage de briques de solution françaises ou européennes. Les caractéristiques sont les suivantes. Une offre cloud souveraine (Secnumcloud), des modules open source ou totalement libres.
L’inconvénient par rapport aux solution des acteurs en place est l’effet patchwork. En réalité, les besoin sont simples : une solution collaborative, un traitement de texte, un tableur, une base de données, un messagerie, une solution de visio.
Avec cela on peut travailler dans presque tous les domaines. Quand on regarde la marché présente beaucoup d’alternatives.
Une méconnaissance persistante laisse croire que la localisation physique des serveurs sur le sol européen suffit à garantir la protection des données. En tant qu’expert, je dois marteler cette vérité : la souveraineté n’est pas une question de géographie, mais de juridiction. Un fournisseur dont le siège social est hors de l’Union européenne demeure structurellement soumis à sa législation d’origine, créant un conflit insoluble avec le RGPD.
Le CLOUD Act américain permet aux autorités d’outre-Atlantique d’exiger l’accès aux données, indépendamment de leur lieu de stockage. Ce risque n’est plus théorique : l’arrêt Schrems II de la CJUE et l’amende record de 1,2 milliard d’euros infligée à Meta en 2025 pour transferts illégaux soulignent la responsabilité financière et juridique colossale qui pèse sur les dirigeants.
“Même lorsque les données sont stockées dans des centres européens, un fournisseur basé hors UE peut rester soumis à une législation étrangère (comme le Cloud Act américain).”
Quitter Microsoft ne se fait pas en un week-end. Les entreprises qui réussissent en 2026 adoptent une approche hybride :
Microsoft n’est pas complètement ignorant de ce phénomène. Il adapte sa tarification pour gêner ce mouvement en imposant certains modules et en adoptant une tarification en défaveur d’un picking de solutions dans son catalogue.
La bataille qui s’annonce en 2026 ne porte plus sur la simple alternative logicielle, mais sur le contrôle de l’accès.
Si le grand exode hors de Microsoft 365 s’accélère, c’est parce qu’un nouvel écosystème de confiance est en train de naître en Europe. Le Portefeuille d’Identité Numérique Européen (EUDI), dont le déploiement massif est prévu pour la fin de l’année, sera la pièce manquante du puzzle. En permettant aux collaborateurs de s’authentifier de manière ultra-sécurisée et souveraine sur des clouds certifiés SecNumCloud, l’Europe ferme enfin la boucle :
Quitter Microsoft n’est donc plus un saut dans l’inconnu, mais l’adhésion à une nouvelle norme d’infrastructure. Pour les entreprises françaises, 2026 est l’année où l’on cesse d’être des locataires précaires de la Silicon Valley pour devenir les propriétaires de notre propre destin numérique.
Le choix d’une suite collaborative est devenu un acte de gouvernance pure. Ce mouvement de “géopatriation“ des données propulse le marché européen du cloud souverain vers des sommets, avec une estimation à 23,1 milliards de dollars et une croissance annuelle de 25 %.
Le mot de la fin : Si Microsoft a inventé le bureau numérique, l’Europe est en train d’en construire les murs et d’en forger les clés. Il est peut-être temps de préparer vos cartons.
Par Régis BAUDOUIN
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