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LA RELANCE DU PROCĂS DES 7 DE LâOCEANIS !
La dĂ©cision du Parquet de Fort de France de rĂ©activer le procĂšs des sept de lâOcĂ©anis confirme que le pouvoir colonial (Ă©tant Ă©vident que le Parquet de Fort de France nâest aucunement indĂ©pendant) entend poursuivre et intensifier la rĂ©pression contre les militants qui remettent en cause son systĂšme et sa domination.
Rappelons que lâaffaire dite de lâOcĂ©anis concerne des faits de novembre 2019 qui se sont passĂ©s il y a prĂšs de trois ans. A compter de septembre 2019, des militants se disant « anti-chlordĂ©cone » commençaient une politique dâappel au boycott actif des supermarchĂ©s de Bernard Hayot. Chaque semaine, un magasin appartenant au GBH faisait lâobjet de manifestation. Au fur Ă mesure des semaines, des appels Ă lâarrĂȘt des manifestations vont provenir des organismes pro-bĂ©kĂ©s et pro-patrons comme Contacts-Entreprises, le Medef etcâŠ
Les militants qui manifestaient pacifiquement ont Ă©tĂ© cernĂ©s, agressĂ©s par une troupe armĂ©e violente et armĂ©e. Lâaffrontement Ă©tait recherchĂ© par le pouvoir et il eut lieu. Il est important de rappeler cela car, par la suite, on prĂ©sentera ces militants comme violents alors que la violence est venu (comme dâhabitude) du pouvoir français. Cette manifestation ayant Ă©tĂ© filmĂ©e par les forces du dĂ©sordre colonial, les films vont ĂȘtre dĂ©pouillĂ©s pour identifier les auteurs. Il sâensuivra en dĂ©cembre 2019 la premiĂšre grande rafle ordonnĂ©e par le Parquet de Fort de France sous lâautoritĂ© du Procureur de lâĂ©poque, M. Gaudeul.
Câest ainsi que le premier procĂšs fut convoquĂ© pour le 13 janvier 2020. Ce jour, le parquet mit en place une nouvelle atteinte aux droits des militants ou du simple martiniquais avec impossibilitĂ© dâun procĂšs public ou dây assister. MĂȘme quand le Tribunal ordonna quâon laisse rentrer une partie du public, devant le Procureur de la RĂ©publique, la police lâempĂȘcha et utilisa des grenades lacrymogĂšne contre les manifestants, qui Ă©tait pacifiquement rassemblĂ©e devant le Palais. LĂ encore, comme le voulait le pouvoir, lâaffaire dĂ©gĂ©nĂ©ra et on connut des affrontements jusquâen dĂ©but de soirĂ©e. Bien entendu, avec la complicitĂ© de mĂ©dias et de politiciens complaisants, le pouvoir, contre la vĂ©ritĂ©, fit porter le poids de la violence sur le dos des militants.
Le procĂšs fut renvoyĂ© en juin 2020. Puis, dans le cadre dâune vĂ©ritable pantalonnade, le parquet dĂ©cida dâannuler lâaudience. De maniĂšre absolument extraordinaire, le procureur de lâĂ©poque indiqua dans une interview que dans le cadre de sa bienveillance il nâallait pas rĂ©-audiencer lâaffaire mais sans pour autant lâabandonner, montrant ainsi le caractĂšre arbitraire de ce type de poursuite.
Mais voici donc que le parquet ressort le dossier et un nouveau procureur (quâon nous a dit de gauche mais il est vrai que la gauche française a toujours Ă©tĂ© paternaliste et pas sinon pas du tout- anticolonialiste) convoque Ă nouveaux les 7 de lâOcĂ©anis pour un procĂšs le 16 novembre 2022.
18/09/22.
By LA RELANCE DU PROCĂS DES 7 DE LâOCEANIS !
La dĂ©cision du Parquet de Fort de France de rĂ©activer le procĂšs des sept de lâOcĂ©anis confirme que le pouvoir colonial (Ă©tant Ă©vident que le Parquet de Fort de France nâest aucunement indĂ©pendant) entend poursuivre et intensifier la rĂ©pression contre les militants qui remettent en cause son systĂšme et sa domination.
Rappelons que lâaffaire dite de lâOcĂ©anis concerne des faits de novembre 2019 qui se sont passĂ©s il y a prĂšs de trois ans. A compter de septembre 2019, des militants se disant « anti-chlordĂ©cone » commençaient une politique dâappel au boycott actif des supermarchĂ©s de Bernard Hayot. Chaque semaine, un magasin appartenant au GBH faisait lâobjet de manifestation. Au fur Ă mesure des semaines, des appels Ă lâarrĂȘt des manifestations vont provenir des organismes pro-bĂ©kĂ©s et pro-patrons comme Contacts-Entreprises, le Medef etcâŠ
Les militants qui manifestaient pacifiquement ont Ă©tĂ© cernĂ©s, agressĂ©s par une troupe armĂ©e violente et armĂ©e. Lâaffrontement Ă©tait recherchĂ© par le pouvoir et il eut lieu. Il est important de rappeler cela car, par la suite, on prĂ©sentera ces militants comme violents alors que la violence est venu (comme dâhabitude) du pouvoir français. Cette manifestation ayant Ă©tĂ© filmĂ©e par les forces du dĂ©sordre colonial, les films vont ĂȘtre dĂ©pouillĂ©s pour identifier les auteurs. Il sâensuivra en dĂ©cembre 2019 la premiĂšre grande rafle ordonnĂ©e par le Parquet de Fort de France sous lâautoritĂ© du Procureur de lâĂ©poque, M. Gaudeul.
Câest ainsi que le premier procĂšs fut convoquĂ© pour le 13 janvier 2020. Ce jour, le parquet mit en place une nouvelle atteinte aux droits des militants ou du simple martiniquais avec impossibilitĂ© dâun procĂšs public ou dây assister. MĂȘme quand le Tribunal ordonna quâon laisse rentrer une partie du public, devant le Procureur de la RĂ©publique, la police lâempĂȘcha et utilisa des grenades lacrymogĂšne contre les manifestants, qui Ă©tait pacifiquement rassemblĂ©e devant le Palais. LĂ encore, comme le voulait le pouvoir, lâaffaire dĂ©gĂ©nĂ©ra et on connut des affrontements jusquâen dĂ©but de soirĂ©e. Bien entendu, avec la complicitĂ© de mĂ©dias et de politiciens complaisants, le pouvoir, contre la vĂ©ritĂ©, fit porter le poids de la violence sur le dos des militants.
Le procĂšs fut renvoyĂ© en juin 2020. Puis, dans le cadre dâune vĂ©ritable pantalonnade, le parquet dĂ©cida dâannuler lâaudience. De maniĂšre absolument extraordinaire, le procureur de lâĂ©poque indiqua dans une interview que dans le cadre de sa bienveillance il nâallait pas rĂ©-audiencer lâaffaire mais sans pour autant lâabandonner, montrant ainsi le caractĂšre arbitraire de ce type de poursuite.
Mais voici donc que le parquet ressort le dossier et un nouveau procureur (quâon nous a dit de gauche mais il est vrai que la gauche française a toujours Ă©tĂ© paternaliste et pas sinon pas du tout- anticolonialiste) convoque Ă nouveaux les 7 de lâOcĂ©anis pour un procĂšs le 16 novembre 2022.
18/09/22.