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Les muqueuses sont si sensibles que la règle la plus communément admise est la suivante: JAMAIS d’huile essentielle sur les muqueuses, même diluées. Est-ce vraiment si catégorique? Que risque-t-on? Et d’abord où sont ces fameuses muqueuses? Je vous dis tout en vidéo.
Transcription texte approximative:
Pour faire simple, une muqueuse, c’est un tissu qui est similaire à la peau mais en plus humide, en plus fin et en plus fragile. On les trouve là où il y a des cavités à tapisser, c’est à dire les organes en contact avec l’air.
Sur le visage on en a donc au niveau de la bouche, du nez (narines), des oreilles, des yeux. On en a aussi au niveau uro-génital. Mais ces muqueuses, elles continuent à l’intérieur.
* Ainsi, la muqueuse digestive
* La muqueuse respiratoire
* La muqueuse génitale
* La muqueuse urinaire
Leur particularité est qu’elles sont riches en cellules qui vont sécréter du mucus d’où leur nom, car leur rôle est de protéger l’organisme des agressions extérieures en retenant les éléments étrangers avant qu’ils ne pénètrent plus avant. De manière physique, en les « engluant » mais aussi chimique avec des antibiotiques naturels. Leur rôle est donc primordial, et il n’est pas question d’aller perturber ce délicat petit écosystème.
Mucus ? Pensez aux crottes de nez, aux glaires qui remontent quand vous êtes enrhumés… c’est du mucus tout ça !
Donc, la plupart du temps, on donne la règle simple et sans appel suivante : JAMAIS d’huiles essentielles sur les muqueuses. Oui, vous m’avez entendu, dilué ou pas dilué n’est pas le problème, puisque c’est JAMAIS.
Oui mais. Ceux qui ont suivi jusqu’ici se demanderont donc comment considérer la prise des huiles essentielles par voie orale. A moins de rester en lévitation, la goutte d’huile essentielle va bien finir par toucher une muqueuse, non ? Oui, et c’est pour ça que comme d’habitude, la réalité est plus subtile que ça. L’application sur muqueuses huiles essentielles devrait donc toujours faire l’objet d’un avis médical au vu des risques que cela représente. Donc oui, dans certains cas, il est possible d’appliquer des huiles essentielles, à des dilutions définies par votre médecin traitant et sur certaines muqueuses seulement. Ainsi, dans le cas des hémorroïdes, on va pouvoir appliquer sur la muqueuse anale. En cas de sécheresse vaginale, on va pouvoir appliquer sur la muqueuse vaginale. En cas de rhinite, on va pouvoir appliquer sur la muqueuse nasale. Pour les aphtes, on peut le faire avec l’aide d’un coton-tige sur la muqueuse buccale.
Mais ces pratiques demandent une telle rigueur, tant dans les dosages que dans la définition de la durée du traitement, le choix de la forme galénique et le choix de l’huile essentielle (gare aux brûlures en cas d’erreur !!!), qu’on préfère le plus souvent dire : les huiles essentielles sont interdites sur les muqueuses, même diluées.
Ce qu’il y a d’intéressant avec les huiles essentielles, c’est que même appliquée à un autre endroit du corps, ou prises par voie orale, elles vont agir là où on en a besoin. D’où l’idée de masser le bas ventre (pubis) pour les problèmes génitaux, de masser derrière l’oreille pour les otites ou encore le thorax pour les infections respiratoires qui touchent les poumons. Soyez sûr que votre huile essentielle pénètre dans votre organisme ! Donc il n’est que rarement nécessaire de recourir à une application plus médicale et qui sort totalement du cadre du bien-être et de l’aromathérapie dite familiale ou comme disent certains de bobologie