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S’engager, c’est donner de son temps, de son énergie, parfois beaucoup de soi. Mais qu’est-ce que cela nous apporte en retour ?
Dans ce nouvel épisode de mūsae stories, réalisé avec le soutien de la Délégation interministérielle à la jeunesse, j’ai voulu regarder l’engagement des jeunesses par un endroit dont on parle peut-être moins : celui de la santé mentale.
Pour cette conversation, j’ai réuni Jean-Baptiste Baudier, directeur programmes et recherche en santé de Nightline et psychologue, Molly, volontaire en service civique à l’Arpade à Toulouse, Aline, volontaire en service civique à Nightline et Léonore Baudry, présidente de Cop’1.
Il y a le lien que l’on crée avec les autres, le sentiment de se sentir utile, la confiance que l’on gagne, les rencontres que l’on n’aurait peut-être jamais faites autrement. Et cette place particulière qu’occupe le pair à pair lorsqu’il devient plus facile de parler à quelqu’un qui nous ressemble et nous comprend.
Mais l’engagement demande aussi du temps et de l’énergie. Il peut se heurter aux études, à un travail, à la précarité, à la fatigue. Il peut parfois prendre trop de place, jusqu’au burn-out militant ou à la fatigue compassionnelle.
Alors nous avons aussi parlé de la manière dont on pourrait faire évoluer nos façons de s’engager. Accepter de venir quand on peut, donner un peu de son temps sans devoir en donner toujours plus et reconnaître les petits gestes du quotidien comme des formes d’engagement à part entière. Léonore Baudry le dit dans l’épisode : « Le terme engagement est un peu trop sacralisé et il en devient excluant. » Peut-être qu’avant de demander aux jeunes de s’engager davantage, il faut déjà élargir ce que l’on met derrière ce mot et leur donner la possibilité de le faire à leur manière.
🎧
Bonne écoute.
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Crédits
Journaliste : Christelle Tissot
Production : Studio Module
Avec le soutien de la Délégation interministérielle à la jeunesse
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’anorexie est une maladie des liens. Et si c’était aussi pour cela qu’on ne pouvait pas penser les troubles psychiques, et la santé mentale uniquement comme une affaire individuelle ?
À l’occasion du festival Susurre qui se tenait à la Gaîté Lyrique en avril 2026, j’ai réuni Marianne Fougère (autrice et personne concernée par un TCA), Kendrys Legenty, (personne concernée et fondateur de La Fabrique Des Soignants) et Claire Zarnitsky (co-autrice du podcast Délire). Nous avons eu une conversation puissante sur les corps, la souffrance psychique, les proches… Et ce que le soin dit de notre société.
Une discussion qui rappelle que les troubles psychiques ne touchent jamais qu’une seule personne. Ils traversent les familles, les amitiés et les collectifs. Ils questionnent notre manière d’aimer, d’être présents et de prendre soin.
Quelques phrases qui me restent :
« L’anorexie est une maladie des liens. »
« Être là, c'est tenir la présence sans faire de fausses promesses. »
« Lorsqu’on est malade, on reste une personne remplie de désir. »
« Faire du soin une responsabilité collective. »
Nous avons parlé des corps que notre société invisibilise, du soin comme enjeu politique, de pair-aidance, de la culpabilisation des proches, et notamment des mères, de l’isolement, mais aussi de ce qui permet de refaire corps ensemble.
Comme le disait Kendrys Legenty : « L’amour, quand il circule bien, est en capacité de faire plier des industries qui dominent le monde. Rien n’est perdu. Il nous faut simplement travailler davantage l’amour collectif. » Peut-être est-ce l’une des plus belles définitions du soin.
Les ressources :
🎧 L’épisode est disponible. J’espère qu’il donnera autant à penser qu’à ressentir.
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Christelle
Crédits :
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Les réseaux sociaux sont devenus un espace central pour parler de santé mentale. Libération de la parole, entraide, accès à l’information : ils ont permis de rendre visibles des sujets longtemps tabous. Mais à quel prix ?
Cyberviolences, désinformation, autodiagnostic, contenus anxiogènes, influence des algorithmes… Les plateformes participent-elles aujourd’hui à une meilleure compréhension de la santé mentale ou contribuent-elles aussi à fragiliser notre équilibre psychique ?
Dans cet épisode, mūsae ouvre le débat sans posture dogmatique. Comment mieux s’informer ? Comment reconnaître les contenus problématiques ? Pourquoi certains formats peuvent-ils devenir délétères ? Les réseaux sociaux peuvent-ils encore être des espaces de soutien et de prévention ?
Pour en parler :
Un épisode pour comprendre les mécanismes psychologiques et algorithmiques à l’œuvre derrière nos écrans — et repenser notre manière de parler de santé mentale à l’ère des réseaux sociaux.
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Dans un contexte de fascisation de nos sociétés, d’isolement, de reculs politiques et de représentations souvent biaisées, les artistes et les personnes cisgenres ont un rôle essentiel à jouer aux côtés des personnes trans pour les soutenir psychologiquement, financièrement et politiquement.
Ce podcast a été enregistré en septembre 2025, dans le cadre du festival d’art féministe et intersectionnel Burning. Nous avons échangé avec :
Ce talk est une invitation à penser le soin et la santé mentale comme un acte politique, et l’alliance comme une pratique active, humble et réparatrice.
💬 Mais soutenir, qu’est-ce que cela signifie concrètement ?
Lectures évoquées pendant le talk :
🔥 Cet épisode a été réalisé en collaboration avec Burning, collectif indépendant d’art féministe intersectionnel et inclusif.
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Dans cet épisode de mūsae stories, enregistré au festival Facettes en octobre 2025, on parle d’amour et de comment aimer mieux.
Car s’il y a bien quelque chose qui nous anime toutes et tous, c’est l’amour. Et on en a plus que jamais besoin. Les relations amoureuses occupent une place centrale dans notre bien-être, notamment par les liens d’attachement qui nous relient aux autres. Elles peuvent être sources de plaisir, d’épanouissement et de joie… mais aussi, parfois, de souffrance, de dépendance ou d’obsession.
Quels sont les liens entre les relations amoureuses et la santé mentale ?
Comment apprendre à aimer mieux et à faire circuler l’amour dans tous les pans de nos vies : affectif, amical, créatif et professionnel ?
Pour en parler, j’ai le plaisir d’échanger avec l’artiste Illa et l’humoriste Antoine Officieux. Ensemble, on questionne l’influence de notre enfance, de la pop culture et de nos vulnérabilités sur notre manière de tomber amoureux et amoureuses.
Cet épisode s’inscrit dans le prolongement de mon livre Full Santé Mentale, qui explore nos vies et notre société à travers le prisme de la santé mentale.
À propos des invité·es :
Références culturelles évoquées dans l’épisode :
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DÉLIRE est un podcast documentaire consacré aux crises psychiques, racontées à plusieurs voix, rendu possible par mūsae.
Ce hors-série de mūsae stories explore l’importance des liens amicaux, familiaux, affectifs, dans les parcours de santé mentale.
Cet épisode raconte vingt ans d’anorexie, à deux voix.
Celle de Marianne, qui a vécu la maladie de l’intérieur, et celle de Constance, sa sœur.
L’anorexie mentale est une maladie psychique grave qui touche les femmes comme les hommes. Cette maladie peut tuer, et contrairement à certaines idées reçues, elle fait souffrir profondément les personnes concernées.
Que se passe-t-il quand la maladie s’installe dans une famille pendant des années ?
Que vit-on quand le corps devient un champ de bataille, et que la souffrance reste invisible ?
Vos retours comptent énormément. Si cet épisode vous a touché·e, dites-le-nous, et n’hésitez pas à le partager.
Si vous ou un proche êtes concerné·e par des troubles psychiques ou des troubles du comportement alimentaire :
Ce podcast est imaginé et conçu par Claire Zarnitsky et son co-auteur Boris Vallano, et rendu possible par mūsae, média indépendant qui dédramatise et démocratise la santé mentale.
Illustration : Cyril Dosnon
Ingénieur du son : Malo Williams
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Le 21 janvier 2026, sort en salle le superbe film Amour Apocalypse, de la réalisatrice et scénariste québécoise Anne Émond.
L'histoire du film:
Propriétaire d’un chenil, Adam, 45 ans, est éco-anxieux. Via la ligne de service après-vente de sa toute nouvelle lampe de luminothérapie, il fait la connaissance de Tina.
Cette rencontre inattendue dérègle tout :la terre tremble, les cœurs explosent... c’est l’amour!
Amour Apocalypse c’est un film qui part d’une expérience très personnelle, comme souvent lorsqu’il s’agit de santé mentale. Sa réalisatrice, Anne Émond, traverse en 2019/2020 une profonde dépression nourrie par l’éco-anxiété. “Pour la 1ère fois de ma vie l’effet du dérèglement climatique est devenu une cause de douleurs intimes. J’ai débuté l’écriture de ce film d’abord pour me sauver la vie. J’ai aussi eu envie de nous apporter une couche d’espoir et de lumière dans un monde souvent désespérant et désespéré”, me confiait Anne à mon micro.
Comme Adam, le personnage principal, Anne possède une lampe solaire thérapeutique. Et tout comme dans le film, la lampe était accompagnée d’un numéro menant à une ligne de soutien. Anne n’a jamais appelé finalement. Elle a préféré s’inventer ces conversations à soi-même. “J’avais un tel besoin de douceur et de connexion que je me suis imaginé cette voix calme, cette rencontre salvatrice. Puis, au bout d’un moment, enfin, la fiction est arrivée. J’ai pu sortir de moi-même, le temps d’inventer cette galerie de personnages colorés. Ça a été un soulagement. Étrangement - ou peut-être est-ce logique - c’est une comédie loufoque, absurde, romantique et chaotique qui est née de cette souffrante tranche de vie”.
Bien plus qu’un film sur l’éco-anxiété, Amour Apocalypse parle de la santé mentale des hommes qui souffrent en silence sans savoir quoi faire lorsqu’ils tapent un mur (en québécois dans le texte), c’est-à-dire lorsqu’ils traversent des moments de grande souffrance psychique. Amour Apocalypse parle aussi des séances de psy qui ne sont pas concluantes, de l’écoute qui nous manque et des secrets de famille dont le silence hante notre santé mentale. Ce dernier sujet n’est pas anodin car Anne a connu plusieurs membres de sa famille qui sont morts par suicide.
Amour Apocalypse, c’est aussi bien sûr une histoire d’amour entre Tina et Adam. Une histoire d'amour qui réinvente notre imaginaire collectif autour de la romance. Elle se fiche des codes classiques du couple et des âges qu’on devrait avoir pour tomber amoureux. Ça donne envie, ça donne espoir.
Bref, vous l’aurez compris, courez voir Amour Apocalypse, c’est beau, c’est drôle, c’est touchant !
Les références qui ont été citées durant l’interview :
Merci à Studio Module pour la production
Merci à Claire Viroulot et François Gaboret pour l'organisation de cette interview
Et un immense merci à Anne Émond pour notre chouette et touchant échange.
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Qui a réellement accès aux soins en santé mentale et sous quelles conditions ? À travers des témoignages intimes et politiques, cet épisode interroge la manière dont le genre et l’identité influencent les parcours de soins en psychiatrie. Être queer, trans, racisé·e, femme ou concerné·e n’implique pas les mêmes diagnostics, les mêmes regards ni les mêmes obstacles. Cet épisode de mūsae stories parle de représentation, de racial empathy gap, de psychiatrisation des corps, mais aussi de soins communautaires, de pair-aidance et de solidarités collectives. Un épisode pour penser la santé mentale autrement, non pas comme une affaire individuelle, mais comme une question sociale et politique. Il a été enregistré en mars 2025 en public pour le festival Maison Plur·ielles au Pavillon des Canaux à Paris avec :
Ressources citées:
Podcast est animé par Christelle Tissot.
Instagram :@musaetomorrow
Production : Studio Module
Direction artistique : Siobhan Keane
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Personnes concernées par un trouble psychique et personnes vulnérables, quelle place donner à la fête pour leur santé mentale ? Généralement associée au monde de la nuit, la fête peut être considérée comme un lieu à haut risque : drogues, alcool, VSS, exclusion. Pour ses raisons et plus encore…
Pourtant la fête peut être une source de libération mentale, une zone d’expression, de résistance et de rencontre. Au micro de @christelle_tissot de @musaetomorrow , @kepsmag , @bambi___dj , @sloy_p tentent de répondre à la question: comment faire de la fête un lieu plus safe pour les personnes en vulnérabilité psychologique sans être dogmatique, ni moralisteur·ices?
️🎧 C’est tout l’objet de ce podcast.
Cette discussion a été enregistrée à La Maison Perchée en mai 2025.
Production : @studiomodule
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Dans cet épisode, on parle de la force de nos liens avec nos ami·es. Ce sont celleux qui sont là pour célébrer certes, mais ce sont aussi ceux qui nous portent quand ça va moins bien. Quand on ne parvient pas à se rétablir de son trouble, lorsqu’on a du mal à tenir à distance nos addictions, lorsqu’on se sent juste seul·e et fatigué·e. Si le COVID a mis sur le devant de la table le sujet de la santé mentale, c’est aussi parce que la pandémie a accentué l’isolement. Facteur aggravant dans le soin lorsqu’on est en proie à de la souffrance psychique. Car ce qui fait soin, c’est le lien. C’est ce qu’on appelle dans l’univers du soin en santé mentale l’aller vers. C’est tout l’objet de cet épisode aujourd’hui : comment l’amitié, et les valeurs qu’elle véhicule, permettent-elles de faire soin ?
Cette discussion a inspiré l'écriture du chapitre Full Santé Mentale, le guide mūsae publié aux éditions Vuibert.
Ce podcast est animé par Christelle Tissot et Agathe Kupfer. Retrouvez-nous sur : Instagram :@musaetomorrow
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mūsae est un média et une série de podcasts pour dédramatiser et démocratiser la santé mentale.
Vous avez trois formats :
Retrouvez à notre micro des psychologues, des thérapeutes, des artistes, des entrepreneur·se·s, des associations qui proposent un regard holistique, positif et inclusif sur la santé mentale. Parce que prendre soin de sa santé mentale c’est permettre à chacun·e de se réaliser, c'est tisser à nouveau le lien social, c'est promettre un avenir plus durable. Prendre soin de la santé mentale, c’est un engagement citoyen.
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Direction Artistique par Siobhan Keane
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