Nicola K Podcast

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Nicola K Podcast episodes

  • Trouver un peu de lumière


    Il suffit parfois d’un regard, d’un rôle, d’un moment… pour sentir qu’on compte enfin.


    Dans cet épisode, je te parle d’un souvenir marquant :

    l’activité d’accueil organisée à l’école.


    On devait préparer un événement pour recevoir les parents, leur montrer les classes, expliquer les options.

    Et moi, j’ai tout de suite voulu participer.

    On répétait en classe, on se préparait.

    Moi, je faisais rire tout le monde.

    Même ma prof disait que j’avais un vrai talent pour le théâtre, l’humour, la présence.


    Le jour J, j’étais stressé.

    Mais dès que les premiers parents sont arrivés, tout est allé naturellement.


    Je les ai accueillis, j’ai pris les devants, j’ai proposé mon aide avant qu’on me la demande.

    J’ai été moi-même, spontané, souriant.

    Et pour une fois… j’ai vu la fierté dans les yeux des profs.


    Ce jour-là, j’ai compris que je pouvais briller autrement.

    Pas en criant, pas en me battant, mais juste en étant moi.


    J’ai compris que malgré tout ce que j’avais vécu, il y avait encore en moi un peu de lumière.

    Et cette lumière, je pouvais la partager.


    🎧 Cet épisode est un hommage à ces petits moments qui changent tout.

    Quand on se sent enfin vu, reconnu, apprécié.



    – Merci d’écouter Nicola K Podcast. Chaque épisode, une histoire vraie.


    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    4 min
  • Le premier jour


    Ce jour-là, j’étais à la fois terrifié… et plein d’espoir.

    C’était mon tout premier jour dans cette nouvelle école.

    Un grand collège. Plein d’élèves, de couloirs, de visages inconnus.


    Moi, j’étais seul.

    Pas de repères, pas de copains. Juste mon sac, mon stress, et l’envie de ne pas échouer.

    Je ne savais même pas où aller.

    Alors j’ai demandé de l’aide à un éducateur.

    Il m’a accompagné jusqu’à ma classe.

    Et là… j’ai rencontré ma prof titulaire.

    Une femme douce, bienveillante.

    Elle m’a tout de suite mis à l’aise.

    Elle ne m’a pas regardé comme “un cas”, mais comme un élève.

    Ça, je ne l’oublierai jamais.

    ---

    Petit à petit, j’ai commencé à m’intégrer.

    Je participais. J’écoutais. J’apprenais.

    Et chaque soir, en rentrant au centre, je révisais mes cours avec sérieux.

    Je voulais réussir. Pas pour faire plaisir aux autres. Mais pour moi.


    L’école était encore pleine d’obstacles.

    Mais ce premier jour, il restera pour moi un symbole.


    Le symbole qu’on peut recommencer, même après un parcours brisé.

    🎧 Cet épisode est dédié à tous ceux qui ont eu peur en franchissant une porte… et qui l’ont fait quand même.




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    3 min
  • L’école et l’espoir


    Dans cet épisode, je vous parle d’un tournant important dans mon parcours :


    mon entrée dans une nouvelle école, après toutes les épreuves, les placements, les centres.


    Un lieu où, pour la première fois, j’ai commencé à me sentir exister autrement que comme "le jeune placé".


    C’était une grande école, un collège avec beaucoup d’élèves, plusieurs options, une vraie diversité.


    J’y suis arrivé avec mes peurs, mes blocages, mes blessures.


    Mais petit à petit, j’ai commencé à m’y reconstruire.

    J’ai choisi une option qui me plaisait vraiment : “travaux de bureau”.


    C’était concret, structuré. Et ça me faisait du bien.

    Je me levais tôt chaque matin, je prenais deux bus, je me préparais avec soin.


    Parce que malgré tout, je voulais donner le meilleur de moi-même.


    Et puis il y a eu cette prof. Ma titulaire.

    Une femme exceptionnelle.


    Elle m’a écouté, compris, soutenu.

    Avec elle, je pouvais parler de mes douleurs, de mon passé, sans être jugé.


    Elle est devenue un repère. Une sorte de deuxième maman.


    L’école est devenue bien plus qu’un endroit d’apprentissage.


    Elle est devenue un symbole d’espoir.

    Un lieu où j’avais le droit de rêver. Le droit d’exister.


    🎧 Cet épisode, c’est pour tous ceux qui ont trouvé un peu de lumière dans un endroit inattendu



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    3 min
  • Une nouvelle vie, Un nouveau centre

    Dans cet épisode 13 , je vous emmène dans un nouveau chapitre de ma vie : mon arrivée dans un autre centre d’accueil, après mon passage en centre d’urgence.


    C’était un endroit plus grand, plus structuré.

    Il y avait des règles, des éducateurs, des horaires à respecter.


    Chaque mois, je recevais un peu d’argent de poche, j’essayais de construire une routine, un semblant de stabilité.


    Mais ce que je voulais, ce n’était pas de l’autonomie.


    C’était de l’amour. Une famille. De la paix.

    Dans ce centre, je devais me recréer un équilibre.


    Mais au fond de moi, j’étais toujours en manque de ce que je n’avais jamais vraiment eu : un endroit où je me sente chez moi.

    Mes parents adoptifs n’ont jamais changé leur façon de faire.


    Pour eux, tout était toujours de ma faute. Ils ne reconnaissaient aucune erreur.

    Et moi, je continuais d’avancer, avec mes blessures invisibles.


    Dans cet épisode, je partage ce que ça fait de devoir encore une fois s’adapter, se reconstruire, tenir bon.

    Même quand on n’en a plus la force.


    🎧 Un témoignage brut, sincère, pour tous ceux qui savent ce que c’est de vivre sans repère, mais avec beaucoup de courage.



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    3 min
  • Le centre d’urgence


    Dans cet épisode, je vous emmène là où tout a changé, une fois de plus.


    Après le rendez-vous tendu avec mon père, après cette décision du SAJ de me retirer du foyer, j’ai été placé dans un centre d’urgence. Un lieu froid, impersonnel, temporaire… mais qui allait devenir ma réalité pour les semaines à venir.


    Je me souviens encore du trajet. Le silence dans la voiture. Le regard inquiet de mon éducatrice. Et moi, perdu dans mes pensées, figé.


    Ce n’était pas la première fois qu’on me retirait d’un endroit. Mais cette fois, c’était différent : j’avais dû laisser mon frère derrière moi.


    Ce centre, c’était un espace neutre. Pas une maison, pas un refuge.

    Des éducateurs, d’autres jeunes, des règles.

    Mais surtout, une solitude pesante.

    Pendant ces jours-là, j’étais un fantôme. J’essayais de tenir bon, de ne pas pleurer, de ne pas crier.


    Mais à l’intérieur, je m’effondrais.


    Chaque nuit, je repensais à mon parcours, à ce petit garçon en Bulgarie, à cet orphelinat… et je me disais :

    “Est-ce que ma vie va toujours ressembler à ça ?”


    Le centre d’urgence devait durer deux ou trois mois.

    Mais pour moi, chaque journée semblait s’étirer sans fin.


    Je comptais les heures. J’attendais quelque chose, quelqu’un… un signe que tout cela avait un sens.


    Dans ce nouvel épisode, je vous parle de cette fracture invisible, de ces moments de silence qui parlent plus que des cris.


    Je vous partage ce que ça fait de se retrouver arraché à ses repères, une fois de plus.


    🎧 Si toi aussi tu as connu des ruptures, des allers-retours dans des lieux que tu n’as pas choisis, tu n’es pas seul. Écoute. Ressens. Et partage.



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    3 min
  • Le Centre


    Après avoir traversé des moments douloureux, je me retrouve dans un centre d’accueil. Un endroit censé m’aider à me reconstruire. Le matin, des activités. L’après-midi, l’école. En apparence, un cadre. Mais à l’intérieur de moi, toujours ce même vide, ce même combat.

    L’école était un défi. Je venais de Bulgarie, sans bases solides, sans véritable passé scolaire.


    Apprendre en français, dans un nouveau système, c’était comme tout recommencer… mais sans mode d’emploi. J’essayais de m’accrocher, mais chaque jour me rappelait combien j’étais en décalage.


    Les rendez-vous chez le psy n’ont rien arrangé. Plus je parlais de mes douleurs, moins je me sentais entendu. J’ai fini par arrêter.


    Autour de moi, tout semblait figé. Mes parents adoptifs ne reconnaissaient aucune erreur. Pour eux, le problème, c’était moi.


    C’est là qu’intervient le SAJ – Service d’Aide à la Jeunesse. Des réunions, des promesses… mais rien ne change vraiment. Jusqu’à ce fameux rendez-vous. Celui où tout bascule.


    Mon père, face à moi, face aux professionnels. Les mots durs, la colère, l’humiliation. Ce jour-là, ma psy décide : je ne peux plus rentrer à la maison. Trop de violence. Trop de risque.


    Je suis envoyé dans un centre d’urgence. Et là, tout recommence. Encore.


    La séparation avec mon frère. Le sentiment de redevenir

    ce petit garçon oublié. Le froid, les murs blancs, l’impression d’être un fantôme dans un monde trop bruyant.


    Cet épisode, c’est le début d’un nouveau chapitre.

    Un chapitre que je n’ai pas choisi, mais que je suis prêt à raconter.


    🎧 Écoute-moi. Partage. Et surtout, n’oublie pas : derrière chaque silence, il y a une histoire.






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    4 min
  • Le goût amer de l’école

    Dans cette épisode poignants, Nicola nous emmène au cœur d’un paradoxe douloureux : aimer un endroit, mais ne pas y trouver sa place… Aimer des gens, mais ne pas se sentir aimé.


    Il commence par nous parler de cette école à Nivelles, spécialisée, avec une option cuisine. Là-bas, enfin, quelque chose lui plaisait. Il aimait cuisiner, manipuler, apprendre. C’était concret, vivant. Un apprentissage qui donnait du sens à ses journées. Il découvrait de nouvelles matières, un rythme de vie scolaire qu’il n’avait jamais connu auparavant.


    Mais très vite, ce bel élan est freiné par l’ambiance de la classe. Les autres élèves ne veulent pas apprendre. Ils rient, crient, se moquent, transforment les cours en chaos. Nicola, lui, veut juste écouter, comprendre, progresser. Mais il est seul dans ce désir. Trop seul. Chaque jour, il ressent ce décalage profond entre lui et les autres. Ce goût amer d’être en décalage… même quand on aime ce qu’on fait.


    Et quand la cloche sonne et que la journée d’école se termine, il rentre chez lui… mais ce “chez lui” n’en a que le nom. À la maison, les tensions s’accumulent. Les disputes éclatent pour des détails. On le juge. On le contrôle. On ne l’écoute pas. On ne le comprend pas. Il n’a pas le droit d’être lui-même, pas le droit de respirer. Il vit dans une maison où l’amour ne se voit pas, ne se dit pas, ne se ressent pas. Même avec son frère, l’ambiance est froide. Chacun se replie.


    Cette épisode ne pas seulement le récit d’un adolescent perdu entre deux mondes. Ce sont des cris silencieux. Des appels à la paix. Des tentatives de survivre, là où il n’y a ni refuge à l’école, ni refuge à la maison.


    Nicola nous parle ici avec une honnêteté rare, et un courage immense. Il partage ce que tant d’enfants n’osent jamais dire : le sentiment profond d’être seul… même entouré.


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    3 min
  • Trois mois et un appareil sur la tête

    Après trois mois passés dans un hôpital qui l’a marqué à jamais, Nicola revient à la maison avec l’espoir que tout redevienne enfin normal. Il se souvient d’un appareil étrange fixé sur sa tête, de nuits entières passées avec cet objet, comme un symbole de tout ce qu’il ne comprenait pas mais qu’il subissait. Puis vient le départ pour les vacances : une grande parenthèse vers l’Espagne, un hôtel, une piscine, des jeux, des rires, presque un vrai bonheur.


    Mais ce bonheur, fragile comme du verre, se brise violemment. Un simple malentendu, une accusation, et tout explose. En plein milieu de l’hôtel, devant des inconnus, Nicola voit son téléphone brisé, offert pour ses 14 ans, puis son propre corps frappé. Cette scène, il ne l’oubliera jamais.


    Cet épisode raconte la violence qui se cache derrière les apparences, les vacances qui deviennent des cicatrices, et le sentiment glaçant de ne jamais être à l’abri, même quand on croit être enfin heureux.


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    5 min
  • Là où on soigne l’intérieur

    Dans ce nouvel épisode bouleversant, Nicola nous emmène dans les couloirs d’institutions souvent invisibles. Après l’échec scolaire, on ne lui tend pas la main — on l’envoie ailleurs. Il entre dans un centre éducatif, un lieu entre école et soin, entre aide et oubli. Pendant un an, il apprend à parler un peu plus, à dire un peu mieux ce qu’il ressent. Il participe à des ateliers, à des activités avec des éducateurs et des psychologues… mais au fond, il reste cet enfant qui cherche sa place, sans la trouver vraiment.


    Et puis, vient l’hôpital. Ce grand bâtiment où il reste enfermé plusieurs mois. Nicola raconte les tests, les observations, les journées longues, les activités qui tentent de faire passer le temps. Il y a des week-ends où il rentre chez ses parents… mais pas tous. Et l’impression grandit : celle d’être de trop, d’être mis de côté, d’être étudié plutôt qu’aimé.


    Cet épisode est un voyage à l’intérieur d’un système qui prétend soigner, mais qui isole. Un moment suspendu entre soins et silence, entre l’absence et le besoin d’affection. Nicola livre ici l’un de ses récits les plus profonds, porté par une question douloureuse : où va un enfant qu’on ne comprend pas ?


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    3 min
  • Un mur de silence

    Dans cet épisode profondément intime, Nicola nous plonge dans ses premiers pas à l’école en Belgique. Tout commence par un silence. Un silence pesant, fait d’incompréhensions, de regards moqueurs, de mots qu’il ne comprend pas et qu’il n’arrive pas à prononcer. Arriver dans une nouvelle école, dans un nouveau pays, sans maîtriser la langue, c’est comme être jeté dans un monde où l’on ne peut ni se défendre ni s’exprimer. Il devient, malgré lui, celui qu’on pointe du doigt, celui dont on rit. Il fait rire la classe, mais pas par choix.


    Nicola nous raconte aussi l’autre combat : celui qu’il mène chaque soir dans un centre de devoirs, pour essayer de rattraper le retard, pour tenter de comprendre, pour se prouver qu’il peut y arriver. Mais malgré ses efforts, il échoue. Il rate son année. Il ne reçoit pas son CEB. Et ce bulletin vide devient le symbole d’un système qui ne l’a pas attendu, qui l’a laissé tomber.


    Entre la honte, la solitude et une immense volonté d’avancer, Nicola partage ses blessures, mais aussi ses petites résistances quotidiennes. À travers cet épisode, on découvre l’enfant derrière les maladresses, celui qui voulait seulement apprendre, s’intégrer, et surtout… exister.


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    2 min

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