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Nina CAPREZ : Sa PRÉFÉRENCE pour les GRANDES VOIES


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Pour les gens qui n’en font pas, c’est hallucinant à comprendre parce que ces personnes se reposent bien avant d’attaquer une voie en couenne, après tu tombes, tu redescends au sol, tu te reposes bien. Tu rentres à la maison, tu réessayes le lendemain. En grande voie, t'es vraiment là. Ce jour-là, t’as déjà grimpé et puis là ... c’est à faire. Tu sais ce qu’il y a à faire.
La grimpe c’est tellement beau !
En grimpe chacun peut vraiment trouver sa manière, sa discipline pour vraiment s’exprimer pleinement. Je pense que chaque grimpeur a vraiment envie de toucher un petit peu à tout parce qu’après tout on aime tous grimper : les blockers, les grimpeurs en grande voie ou en couenne et c’est ça qui est beau ! Puis chacun trouve une discipline où il arrive vraiment à s'exprimer… mais il ne peut pas expliquer pourquoi il arrive…
Trouver son expression en grimpe
C'est ce mobiliser, pourquoi dans cette discipline-là et pas une autre. C’est vraiment un tout.
Moi, les grandes voies vraiment… ça me rend vraiment très très heureuse. Très vivante. Je le fait pour moi, parce qu’en grande voie  tu n’es qu’avec ton partenaire. Il n' y a personne autour, il n'y a personne qui t’admire, personne ne te met la pression, personne pour simplement te voir.
La Grande Voie ... Vivre l'instant présent !
Tu es en Grandes Voies et tu le fais pour toi. Soit t’enchaînes soit t’enchaînes pas ! C’est juste le fait d'être là. Il n'y a pas d’excuses. T’es là-haut pendu avec ton partenaire parce que c’est un truc que t’as profondément envie de faire. Cela te donne tellement dans ta vie que tu peux mobiliser toutes tes forces.
Une histoire de cycle
Par contre, après je suis souvent très très très fatiguée. Après un enchaînement, souvent pendant un mois je suis incapable de faire quoi que ce soit. Au début ça m’a un peu perturbée, mais maintenant j’ai vraiment l’habitude et… je donne tout mais vraiment tout !
Pendant tout le temps du travail j'ai une motivation de fond pour retourner et puis m’investir. Refaire du jumar, redescendre, regrimper et puis beaucoup de portage, beaucoup de gestion, ... c’est très physique.
Après un enchaînement, souvent c’est tellement beau cet état ! Je fais des belles choses justement et après ces grandes voies, mais je me régale dans les voies en Suisse. C’est un truc de fou. C’est des cycles dans ma grimpe qui font que je vis hyper bien aujourd’hui.
Quand je suis en grande voie, je suis vraiment dans l’instant, dans le moment, dans l’endroit avec mon partenaire, y a personne pour regarder.
Et pendant les films ?
Quand tu fais un film Nina, sur une voie comme Orbayu, dont on parle beaucoup en ce moment. Ces films, comment ça s’organise ? Est-ce qu’il y a de la mise en scène pour ces films où c’est juste qu’il y a une troisième personne qui est là pour filmer et qui, finalement, se fait oublier ?
Orbayu était un test pour voir… c’était le premier projet qu’on a choisi avec Cédric. On s’est dit :
« On veut des vraies images. On veut du life, on veut qu’il y ait quelqu’un qui nous suive pendant tout le processus. »
Parce que par exemple, tu vois le film Sipargayer, je l’ai enchaîné en juin et on est allé le filmer en septembre, tout a été filmé après. C’était une mise en scène en fait pour reproduire ce que j'ai vécu. C’est pour ça que pour Orbayu, on voit le vrai, la frustration, la joie, le… Enfin tout ! Comment ça se passe avec un partenaire, comment tout est essayé pour mettre en place pour que ça soit possible pour moi. Y a toujours beaucoup d’émotions là-dedans, et c’est pour ça, moi je travaille uniquement avec mes très bons amis. Donc tu vois, par exemple mon caméraman principal c’est Julien Nadiraz, c’est un super ami. On rigole tout le temps et puis lui il est là. Ça demande beaucoup d’énergie et beaucoup de responsabilités pour installer les stats pour lui. Pour qu’il puisse monter,
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