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Or


L’écœurement, ce n’est pas une humeur.
C’est un réveil.
C’est le cœur qui, un matin, se redresse et dit : « D’accord. J’ai compris. »
…
On a nié l’évidence longtemps. Pas par naïveté : par survie.
Parce qu’il fallait une figure à laquelle s’accrocher. Une autorité. Un lien.
Même un lien sec. Même un lien qui ne répond pas.
Alors on a aimé quelqu’un qui ne nous aimait pas.
Ou qui aimait “à sa manière”, c’est-à-dire à distance, par intermittence, quand ça ne coûtait rien.
…
On a tenu la barre seul, dans le noir, au milieu d’une mer pas franchement d’accord avec notre existence.
On a appelé ça “optimisme”.
En réalité, c’était de l’endurance affective.
Une discipline de naufragé.
…
Et puis l’écœurement arrive.
Toujours.
Il y a un déclic : la tempête de trop, le silence de trop, la phrase de trop, l’absence de trop.
Et tout remonte.
…
Tout ce qu’on avait rangé dans la cave mentale avec l’étiquette “ça va passer”.
Ce jour-là, ce n’est pas la tête qui souffre.
C’est le ventre.
C’est le foie qui traduit l’âme et murmure : « On le savait. »
…
On a avalé des attentes de reconnaissance comme on avale du sable.
On a digéré des dons camouflés en dettes invisibles.
Des gestes qui n’étaient pas des gestes, mais des contrats.
Des silences qui n’étaient pas des silences, mais des punitions.
…
Alors on vomit.
Pas de honte : de lucidité.
Et dans cette nausée, on trouve enfin un phare.
Un vrai. Pas un mirage.
…
Le phare qui dit : « On n’a pas été fou. On a été fidèle. Ce n’est pas pareil. »
Le cœur bat trop, puis il se calme.
Il veut guérir.
Il veut battre autrement.
…
Pour ceux qui reconnaissent. Pour ceux qui respectent. Pour ceux qui répondent.
Parce que l’écœurement, au fond, ce n’est pas la fin de l’amour.
C’est la fin de l’aveuglement.
Et ça, c’est le début d’une vie.
#observationinterieure #ecoeurement #introspection #lucidite #reconstruction #psychologie
By Fragment du réel - par Minh SonL’écœurement, ce n’est pas une humeur.
C’est un réveil.
C’est le cœur qui, un matin, se redresse et dit : « D’accord. J’ai compris. »
…
On a nié l’évidence longtemps. Pas par naïveté : par survie.
Parce qu’il fallait une figure à laquelle s’accrocher. Une autorité. Un lien.
Même un lien sec. Même un lien qui ne répond pas.
Alors on a aimé quelqu’un qui ne nous aimait pas.
Ou qui aimait “à sa manière”, c’est-à-dire à distance, par intermittence, quand ça ne coûtait rien.
…
On a tenu la barre seul, dans le noir, au milieu d’une mer pas franchement d’accord avec notre existence.
On a appelé ça “optimisme”.
En réalité, c’était de l’endurance affective.
Une discipline de naufragé.
…
Et puis l’écœurement arrive.
Toujours.
Il y a un déclic : la tempête de trop, le silence de trop, la phrase de trop, l’absence de trop.
Et tout remonte.
…
Tout ce qu’on avait rangé dans la cave mentale avec l’étiquette “ça va passer”.
Ce jour-là, ce n’est pas la tête qui souffre.
C’est le ventre.
C’est le foie qui traduit l’âme et murmure : « On le savait. »
…
On a avalé des attentes de reconnaissance comme on avale du sable.
On a digéré des dons camouflés en dettes invisibles.
Des gestes qui n’étaient pas des gestes, mais des contrats.
Des silences qui n’étaient pas des silences, mais des punitions.
…
Alors on vomit.
Pas de honte : de lucidité.
Et dans cette nausée, on trouve enfin un phare.
Un vrai. Pas un mirage.
…
Le phare qui dit : « On n’a pas été fou. On a été fidèle. Ce n’est pas pareil. »
Le cœur bat trop, puis il se calme.
Il veut guérir.
Il veut battre autrement.
…
Pour ceux qui reconnaissent. Pour ceux qui respectent. Pour ceux qui répondent.
Parce que l’écœurement, au fond, ce n’est pas la fin de l’amour.
C’est la fin de l’aveuglement.
Et ça, c’est le début d’une vie.
#observationinterieure #ecoeurement #introspection #lucidite #reconstruction #psychologie