Dans ce nouveau journal, je m'interroge sur les violences qui ont suivi la victoire du PSG.
Pourquoi certains ne célèbrent-ils plus une victoire mais semblent attendre l'occasion de tout casser ?
Derrière les vitrines brisées, les voitures incendiées et les affrontements avec la police, je vois surtout une jeunesse qui ne croit plus à sa place dans le récit national.
A la violence manifeste qui s’est emparée de Paris après la victoire du PSG, il n’y a pas encore de réponse suffisante ou apaisante… que des questions sous-jacentes ou adjacentes.
On passe sous silence l’urgence d’une réponse nécessaire voire salutaire.
Encore faut-il saisir le sens de cette violence qui est loin d’être irréfléchie ou fortuite puisqu’elle est mûrement réfléchie et construite.
Dans cette violence, il y a viol d’une mémoire, d’une histoire, d’une victoire.
C’est l’ironie d’un sort qui n’a rien à voir avec le sport…
Le sort d’une jeunesse qui ne croit plus à la France, ni à l’égalité des chances.
Une jeunesse à laquelle l’État ne s’adresse qu’à travers sa police ou sa justice pour lui dire qu’elle n’a pas d’adresse. Et lorsqu’elle l’a, que ce n’est pas la bonne adresse.
Pour tous ces faux supporteurs, c’est l’État qui est insupportable… L’État qui ne leur réserve que des miettes qui sont sous la table et ne comprend pas pourquoi ils ont recours à la violence pour faire leurs emplettes.
Ils sont casseurs. Ils sont là pour tout casser.
Le casse, c’est ce qui leur reste pour se sentir vraiment exister.
Et avec un nouveau leitmotiv à la clé : La Palestine… qui représente pour eux, le modèle de l’injustice absolue.
Sont-ils pour autant excusables ?
Non. Absolument pas… mais aussi peu excusables que l’État maladroit qui les rend inexcusables en les privant du droit dû à chacun de se sentir chez soi.
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