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Parlons Pain avec Laurent Guilbaud : transmettre le pain, ici et ailleurs
Dans cet Ă©pisode de Parlons Pain, je pars Ă la rencontre de Laurent Guilbaud, maĂźtre boulanger, ancien formateur Ă lâINBP et dĂ©sormais chef de projet R&D dans lâindustrie.
đ„ CinquiĂšme gĂ©nĂ©ration de boulangers, Laurent se rĂ©oriente Ă 24 ans aprĂšs des Ă©tudes en gestion et en finance. AprĂšs plusieurs expĂ©riences en boulangerie artisanale, Laurent rejoint lâĂ©quipe des formateurs de lâINBP. Il y restera quatorze ans, transmettant son savoir-faire Ă des professionnels et des apprenants venus du monde entier. Une pĂ©riode marquĂ©e par les rencontres, les voyages et cette conviction : pour transmettre un geste, il faut aussi comprendre la personne qui lâapprend
đ Son parcours le conduit aux quatre coins du monde, notamment lors de missions humanitaires destinĂ©es Ă dĂ©velopper des Ă©coles de boulangerie. En sâadaptant aux ressources et aux rĂ©alitĂ©s locales, il transmet un mĂ©tier capable de favoriser lâautonomie, lâinsertion et la crĂ©ation dâemplois.
đ Laurent rejoint ensuite la R&D de Bridor, oĂč il dĂ©couvre les enjeux de la production Ă grande Ă©chelle : formulation des recettes, essais, fermentation, rĂ©gularitĂ© et collaboration avec les Ă©quipes techniques. Son travail aux cĂŽtĂ©s de chercheurs et de nutritionnistes lâamĂšne aussi Ă redĂ©couvrir son mĂ©tier.
đ€ Toujours animĂ© par la transmission, il intervient Ă©galement au Campus de son entreprise pour former de nouveaux collaborateurs aux fondamentaux du mĂ©tier.
đŸ De lâartisanat Ă lâindustrie, de lâINBP aux missions internationales, Laurent nous partage une vision ouverte et profondĂ©ment humaine de la boulangerie, dans laquelle le pain devient un vĂ©ritable outil de transmission et dâĂ©mancipation.
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Dans cet épisode de Parlons Pain, je vous emmÚne à Villefranche-sur-SaÎne à la rencontre de Ioulia, cofondatrice avec son mari Frédéric de la boulangerie Le Pain & Jo.
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đ DiplĂŽmĂ©e en droit et de Sciences Po Paris, ioulia travaille pendant douze ans notamment chez Danone, dans le management, la formation et la stratĂ©gie commerciale. Avant le Covid, le couple dĂ©cide de quitter une situation confortable pour retrouver davantage de sens et de concret.
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đ„ Leur intĂ©rĂȘt pour la boulangerie naĂźt devant un reportage consacrĂ© Ă une reconversion professionnelle. Ioulia et FrĂ©dĂ©ric multiplient alors les stages pour dĂ©couvrir les diffĂ©rentes facettes du mĂ©tier. FrĂ©dĂ©ric passe son CAP boulanger, tandis que Ioulia se forme Ă la production, Ă la vente et Ă la gestion.
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đŸ Leur projet repose sur des convictions fortes : des pains bio au levain naturel et des produits entiĂšrement fabriquĂ©s par leurs Ă©quipes, sans surgelĂ©s, sans produits industriels ni prĂ©mix. Une exigence guidĂ©e par une idĂ©e simple : pouvoir donner Ă leur fils Joseph, le « Jo » de Le Pain & Jo, tout ce quâils proposent Ă leurs clients.
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đĄ En 2020, ils ouvrent leur premiĂšre boulangerie Ă MorancĂ©, un village de 2 000 habitants. Le pari est audacieux : pas de baguette, des pains au levain et, au dĂ©part, des viennoiseries uniquement le samedi. Seuls aux commandes aprĂšs le dĂ©part rapide de leur premier salariĂ©, ils enchaĂźnent les journĂ©es de quatorze Ă seize heures avant de parvenir Ă fidĂ©liser leur clientĂšle.
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đ Lâaventure se poursuit ensuite Ă Villefranche-sur-SaĂŽne, puis Ă Dardilly et Champagne-au-Mont-dâOr. Le Pain & Jo compte aujourdâhui quatre boutiques, un laboratoire de production et une trentaine de collaborateurs. La gamme rĂ©unit quatorze pains au levain, des viennoiseries, des brioches, des cookies, des brownies, un flan devenu incontournable et une offre courte de snacking.
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đ„ Ioulia revient Ă©galement sur les dĂ©fis du dĂ©veloppement : former les Ă©quipes au levain, organiser les livraisons, prĂ©server la rĂ©gularitĂ© des produits et structurer lâentreprise sans perdre son identitĂ©. Elle partage aussi sa vision du management, avec des heures supplĂ©mentaires rĂ©munĂ©rĂ©es, des possibilitĂ©s dâĂ©volution et la fermeture des boutiques le dimanche pour prĂ©server la vie personnelle des Ă©quipes.
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đïž Un Ă©change sincĂšre sur la reconversion, lâentrepreneuriat, le pain au levain et lâexigence nĂ©cessaire pour continuer à « faire les choses bien » tout en recherchant un meilleur Ă©quilibre familial.
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Dans ce nouvel Ă©pisode de Parlons Pain, direction le 14á” arrondissement de Paris pour rencontrer JĂ©rĂ©my Hadjadj, cofondateur de La Petite Alsacienne avec son Ă©pouse, Laura Maeder. đïž
AprĂšs des Ă©tudes en communication et une premiĂšre expĂ©rience dans le marketing, JĂ©rĂ©my se reconvertit dans la boulangerie Ă 25 ans. Il rejoint alors BenoĂźt et VĂ©ronique Maeder, ses beaux-parents, boulangers-pĂątissiers alsaciens, et prĂ©pare son CAP en candidat libre. De commis Ă responsable boulanger, il apprend le mĂ©tier par le travail, la persĂ©vĂ©rance et la curiositĂ©. đšâđł
En 2018, JĂ©rĂ©my et Laura ouvrent La Petite Alsacienne prĂšs du mĂ©tro Pernety. Pains au levain, kouglofs, bredalas et bretzels y font vivre les traditions familiales avec une approche contemporaine. AprĂšs un incendie survenu six mois aprĂšs lâouverture, ils parviennent Ă relancer la boutique grĂące Ă leur dĂ©termination et au soutien de leurs clients. đ„đȘ
Aujourdâhui, lâentreprise rĂ©unit environ 25 collaborateurs. Formation des apprentis, Ă©volution interne, qualitĂ© des produits et amĂ©lioration des conditions de travail sont au cĆur du projet. JĂ©rĂ©my prĂ©pare Ă©galement, avec Laura et CĂ©line Maeder, une nouvelle adresse parisienne consacrĂ©e au bretzel artisanal. đ„š
Un Ă©change autour de la reconversion, de la transmission, de lâentrepreneuriat en couple et de lâĂ©quilibre entre travail et vie familiale. âš
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Dans cet épisode de Parlons Pain, je vous emmÚne à Monaco à la rencontre de Thomas Subrin, Meilleur Ouvrier de France boulanger, chef boulanger de la Société des Bains de Mer et fondateur de Pita Formation.
đ„ Originaire du Beaujolais, Thomas dĂ©couvre la boulangerie au lycĂ©e François Rabelais, Ă Dardilly. Novice au dĂ©part, il se passionne trĂšs vite pour le pain et a envie dâapprendre toujours plus.
đ Ă 18 ans, sa premiĂšre expĂ©rience professionnelle lâemmĂšne au BĂ©nin, Ă Cotonou, pour former une Ă©quipe locale Ă la boulangerie française. Une aventure fondatrice, autant humaine que professionnelle, qui marque profondĂ©ment sa maniĂšre de transmettre, de travailler et de regarder le mĂ©tier.
đïž AprĂšs des expĂ©riences en artisanat, en saison Ă Val-dâIsĂšre, Thomas enchaĂźne en hĂŽtellerie Ă Monaco, auprĂšs des Ă©quipes de JoĂ«l Robuchon. Il poursuit ensuite son chemin avec les concours : Coupe de France, Coupe du Monde, puis Meilleur Ouvrier de France, un titre quâil dĂ©croche en 2018 aprĂšs une prĂ©paration intense et loin des conditions idĂ©ales.
đšâđł Aujourdâhui, il dirige une Ă©quipe dâune vingtaine de boulangers et touriers pour la SociĂ©tĂ© des Bains de Mer Ă Monaco, oĂč il fournit pains et viennoiseries aux hĂŽtels et restaurants du groupe. Un poste qui lâamĂšne Ă dĂ©fendre la place du boulanger dans lâhĂŽtellerie : proposer, dialoguer avec les chefs, comprendre leurs contraintes, mais aussi faire entendre celles du pain, de la fermentation, des farines et du goĂ»t.
đ€ Dans cet Ă©pisode, Thomas parle aussi de transmission. Avec PITA Formation, il accompagne artisans, Ă©coles et professionnels en France comme Ă lâĂ©tranger, avec une approche sur mesure nourrie par son parcours : concours, hĂŽtellerie, artisanat, viennoiserie, pain au levain et produits de partage.
đŸ Enfin, Thomas nous raconte son nouveau projet : lâouverture dâune boulangerie Ă Charnay, dans le Beaujolais, prĂšs de ses racines familiales. Un retour au village, presque une Ă©vidence, dans un lieu oĂč son histoire personnelle croise celle de sa famille, de son premier contact avec le mĂ©tier et dâun territoire agricole quâil souhaite valoriser.
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Dans cet Ă©pisode de Parlons Pain, je vous emmĂšne Ă Palaiseau Ă la rencontre de Franck Debieu, fondateur de LâĂtoile du Berger et de son CFA dâentreprise.
đ„ Boulanger depuis lâĂąge de 15 ans, Franck se forme chez les Compagnons du Devoir avant de travailler dans la formation. En 1994, il participe au lancement du Fermento Levain, un appareil favorisant lâutilisation du levain liquide, quâil prĂ©sente ensuite Ă travers le monde.
â En 2002, il ouvre sa premiĂšre boulangerie Ă Sceaux. LâĂtoile du Berger rĂ©unit aujourdâhui six points de vente, environ 130 collaborateurs et une cinquantaine dâapprentis. Fermentations longues, fraĂźcheur et goĂ»t sont au cĆur de son approche. Il encourage les boulangers Ă aller Ă la rencontre des clients : une maniĂšre de transmettre leur expertise, de valoriser les produits et dâinsuffler une vĂ©ritable Ăąme dans les boulangeries. Il cherche Ă©galement Ă faciliter les conditions de travail afin de prĂ©server les Ă©quipes et de rendre le mĂ©tier plus durable.
đ Ă Palaiseau, son CFA place la formation au cĆur de lâentreprise. Les apprentis y dĂ©couvrent la production, la vente et la gestion, avec un parcours adaptĂ© Ă leur profil et Ă leur projet. Lâobjectif dĂ©passe lâobtention du diplĂŽme : chacun doit pouvoir trouver sa place, dĂ©velopper ses compĂ©tences et gagner en autonomie.
đ€ Franck dĂ©fend une entreprise capable de faire grandir les personnes qui la composent. Il valorise les compĂ©tences plutĂŽt que les statuts, encourage la prise dâinitiative et accompagne les collaborateurs qui souhaitent Ă©voluer ou crĂ©er leur propre boulangerie. Pour lui, transmettre permet aussi Ă lâentreprise de progresser et de se remettre continuellement en question.
đŸ Dans cet Ă©pisode, il partage une vision profondĂ©ment humaine du mĂ©tier : mieux travailler, donner du sens, former les gĂ©nĂ©rations futures et permettre Ă chacun de construire un projet fidĂšle Ă son parcours.
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Dans ce nouvel Ă©pisode de Parlons Pain, je vous emmĂšne Ă la rencontre de Vanina Gisbert, boulangĂšre, pizzaĂŻola, sommeliĂšre et cofondatrice de lâĂcole Comestible.
đ AprĂšs des Ă©tudes de droit et une premiĂšre vie professionnelle en entreprise, Vanina entame il y a quelques annĂ©es une reconversion vers lâalimentation. Elle se forme dâabord en cuisine, puis dĂ©couvre la boulangerie au levain Ă Paris, notamment chez Fermentation GĂ©nĂ©rale, avant de prĂ©parer son CAP boulanger en candidat libre.
đ„ Elle explore ensuite plusieurs univers liĂ©s au vivant et Ă la fermentation : pain au levain, pizza au levain, blĂ©s anciens, mais aussi vigne et vin, avec une expĂ©rience de plusieurs mois dans le Jura comme ouvriĂšre viticole.
đ± Mais le cĆur de cet Ă©pisode, câest aussi son engagement avec lâĂcole Comestible, association cofondĂ©e en 2019 avec Camille Labro, qui sensibilise les enfants au bien manger, Ă la cuisine, au potager, aux saisons et Ă lâacte de manger.
đ§ Lâassociation intervient principalement dans des Ă©coles primaires, notamment en zones REP, Ă travers des parcours dâateliers trĂšs concrets : cagette de saison, goĂ»ts primaires, cycle de la plante, fermentation, pain, herbes aromatiques ou cuisine du monde.
Lâobjectif : faire apprendre les enfants en cuisinant, en touchant, en goĂ»tant, en collaborant, mais aussi en rencontrant des professionnels â boulangers, maraĂźchers, meuniers ou producteurs.
đ Depuis sa crĂ©ation, lâĂcole Comestible a dĂ©jĂ sensibilisĂ© environ 35 000 enfants sur plusieurs territoires, avec une ambition forte : reconnecter les plus jeunes Ă leur alimentation, de maniĂšre joyeuse, pratique et engagĂ©e.
đŹ Dans cet Ă©pisode, Vanina raconte ce parcours multiple, entre production, transmission et pĂ©dagogie, avec un fil rouge : nourrir, faire avec les mains et transmettre autrement
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Dans cet épisode de Parlons Pain, je vous emmÚne à Avignon à la rencontre de Pierre-Julien Bouniol, fondateur de Bella Ciao, boulangerie utopiste ouverte il y a bientÎt dix ans.
đ NĂ© Ă Avignon, Pierre-Julien passe par le journalisme, la communication et des engagements liĂ©s Ă lâĂ©conomie alternative avant de dĂ©couvrir une autre maniĂšre de faire du pain : bio, au levain, engagĂ©e et profondĂ©ment humaine.
đ„ FormĂ© Ă lâĂcole Internationale de Boulangerie en 2015, il ouvre Bella Ciao quelques mois plus tard, avec lâenvie de crĂ©er une petite boulangerie indĂ©pendante, Ă taille humaine, sans travail de nuit, et centrĂ©e sur le pain au levain.
đ€ DĂšs le dĂ©part, le projet repose sur une idĂ©e forte : faire du pain autrement, mais aussi travailler autrement. Une boulangerie oĂč lâon avance par Ă©tapes, avec peu de machines, beaucoup dâobservation, une vraie attention portĂ©e aux matiĂšres vivantes et au rythme des Ă©quipes.
đ± Bella Ciao, câest aussi une vision engagĂ©e : choisir ses dĂ©pendances, limiter les emprunts, sourcer au plus juste, travailler avec peu de fournisseurs, garder des prix accessibles et proposer un pain quotidien sans cĂ©der Ă la logique du produit âhors solâ.
En dix ans, la boulangerie est passĂ©e dâun binĂŽme Ă une Ă©quipe dâenviron neuf personnes, avec une place importante donnĂ©e Ă la transmission, aux apprentis et Ă lâautonomie des boulangers.
â° Dans cet Ă©pisode, Pierre-Julien raconte aussi lâorganisation trĂšs particuliĂšre de Bella Ciao : pas de nuit, pas de dimanche, des semaines pensĂ©es pour prĂ©server lâĂ©quilibre de vie, des temps de repos rĂ©guliers et un repas dâĂ©quipe cuisinĂ© chaque jour.
Un Ă©change sur le pain au levain, bien sĂ»r, mais aussi sur lâutopie concrĂšte : celle dâun mĂ©tier artisanal qui cherche Ă rester joyeux, cohĂ©rent, solidaire et fidĂšle Ă ses valeurs.
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đ„ Dans ce nouvel Ă©pisode de Parlons Pain, je vous emmĂšne Ă Paris, dans le 18e arrondissement, Ă la rencontre dâAlice, fondatrice de La Lune des Moissons, petite boulangerie de quartier situĂ©e entre Marx Dormoy et La Chapelle. AprĂšs une premiĂšre carriĂšre dâune douzaine dâannĂ©es dans les ONG et les organisations internationales, notamment Ă la Croix-Rouge, Ă lâONU et chez Greenpeace, Alice choisit de se reconvertir vers un mĂ©tier plus concret, manuel et engagĂ©. Le pain au levain sâimpose alors comme une Ă©vidence : pour son intĂ©rĂȘt nutritionnel, sa conservation, ses arĂŽmes, mais aussi pour tout ce quâil raconte du lien entre artisanat, agriculture durable et alimentation.
đŸ FormĂ©e Ă lâĂcole Internationale de Boulangerie en 2023, aprĂšs plusieurs stages au Bricheton et dans diffĂ©rents fournils, Alice reprend lâancienne boulangerie Pajol et ouvre La Lune des Moissons en 2024. Elle y dĂ©veloppe une gamme courte autour du pain au levain, avec quatre Ă cinq pains permanents, un pain du jour, des brioches, babkas, focaccias, cannelĂ©s et surtout la Pomponnette, sa version au levain de panettone de la pompe Ă lâhuile, devenue en peu de temps lâun des produits phares de la boulangerie.
đ€ Dans cet Ă©pisode, Alice raconte aussi la construction dâun modĂšle fidĂšle Ă ses valeurs : horaires resserrĂ©s, limitation du travail de nuit, Ă©quipe Ă taille humaine, attention Ă la santĂ© au travail, lutte contre le gaspillage, circuits courts et lien fort avec le quartier. La boulangerie travaille avec des farines bio et des fournisseurs locaux comme la Laiterie de la Chapelle. Elle livre une partie de sa production Ă des professionnels et cherche avant tout Ă stabiliser son Ă©quipe et son outil plutĂŽt quâĂ grandir trop vite. Un Ă©change sur le pain au levain, mais aussi sur lâengagement, la qualitĂ© de vie au travail et la place dâune boulangerie dans son quartier.
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đ„ Dans ce nouvel Ă©pisode de Parlons Pain, je vous emmĂšne Ă Marseille, Ă la rencontre de Guillaume TĂ©tu, cofondateur de Ferments Ă Marseille.
⚠Guillaume découvre la boulangerie à dix-neuf ans, presque par hasard, aprÚs une rencontre avec un formateur à Paris. Rien ne le prédestinait vraiment à ce métier, et pourtant, quatorze ans plus tard, la farine, le levain et le fournil sont devenus le fil rouge de son parcours.
đȘ AprĂšs avoir candidatĂ© dans de nombreuses boulangeries parisiennes sans succĂšs, il finit par trouver une place chez Maison Landemaine, en 2013. Câest lĂ que commence rĂ©ellement son apprentissage, avant de poursuivre son chemin entre pain au levain, viennoiserie, notamment deux ans au Grenier Ă Pain, et une expĂ©rience fondatrice chez Atelier P1, dans le 18e arrondissement de Paris.
đ€ Câest chez Atelier P1 quâil rencontre Mati, son futur associĂ©. Ensemble, ils imaginent puis fondent Ferment, Ă Marseille, une boulangerie cafĂ© ouverte le 22 dĂ©cembre 2022, avec seulement eux deux en production au lancement.
đ DĂšs le premier jour, la boutique rĂ©alise 500 euros de chiffre dâaffaires. Aujourdâhui, Ferments rĂ©unit une Ă©quipe de plus de dix collaborateurs, participe chaque semaine au marchĂ© du Vieux-Port, et continue de grandir sans renier son idĂ©e de dĂ©part : faire les meilleurs produits possibles, respecter les Ă©quipes, les accompagner et les faire progresser.
đ± Dans cet Ă©pisode, Guillaume revient sur la construction progressive de son identitĂ© artisanale, son rapport au levain, Ă la viennoiserie, au cafĂ©, mais aussi sur les choix trĂšs concrets qui façonnent Ferment au quotidien notamment son association avec un paysan-meunier.
đ Pourquoi avoir volontairement conçu un laboratoire capable de fonctionner en dessous de sa capacitĂ© maximale, plutĂŽt que de chercher Ă produire toujours plus ? Comment trouver le bon Ă©quilibre entre exigence produit, dĂ©veloppement Ă©conomique et qualitĂ© de vie au travail ?
đŹ Ă travers son histoire, Guillaume raconte une boulangerie sincĂšre, humaine, construite sur la passion, mais aussi sur une vraie rĂ©flexion autour de lâĂ©quipe, de la transmission et du rythme de croissance.
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đ„ Dans ce deuxiĂšme Ă©pisode de Parlons Pain, je vous emmĂšne Ă la rencontre dâAlice Quilles, cofondatrice de Ten Belles.
đ Dâorigine anglo-saxonne et française, comme ses deux associĂ©s, Alice a un parcours atypique. FormĂ©e sur le tas, elle dĂ©bute en cuisine aprĂšs une premiĂšre expĂ©rience dans le journalisme, avant de co-fonder en 2012 Ten Belles, dâabord comme un petit coffee shop dans le 10e arrondissement de Paris, mĂȘlant cafĂ© de spĂ©cialitĂ©, biscuiterie et snacking.
đ„ Câest par passion quâelle dĂ©couvre le pain au levain, en autodidacte. Dâabord dans son restaurant, avec des cuissons en cocotte, puis Ă travers des lectures et des stages Ă lâĂ©tranger, notamment Ă San Francisco et Copenhague.
đ En 2016, un tournant sâopĂšre : ils ferment le restaurant pour se consacrer pleinement Ă Ten Belles et ouvrent un second lieu, plus grand, intĂ©grant cette fois un fournil. Une gamme volontairement courte, centrĂ©e sur le pain au levain et la focaccia, pensĂ©e Ă la fois pour la boutique et le snacking.
đ€ Contre toute attente, câest le B2B, via leur rĂ©seau de restaurateurs, qui va accĂ©lĂ©rer leur dĂ©veloppement.
đ Dans cet Ă©pisode, Alice revient sur la structuration progressive du projet : la torrĂ©faction lancĂ©e en 2019, le dĂ©veloppement dâune offre Ă la fois B2C et B2B, lâouverture dâun troisiĂšme coffee shop rive gauche, mais aussi les enjeux de production, de logistique et de croissance.
đ Elle raconte aussi la crĂ©ation rĂ©cente dâun nouveau site de 700 mÂČ dans le 20e arrondissement de Paris, rĂ©unissant fournil, atelier de torrĂ©faction, bureaux et un amphithéùtre dĂ©diĂ© aux ateliers, notamment avec lâĂcole Comestible et les classes dâenfants.
Un lieu pensĂ© comme un outil de production, mais aussi de transmission, avec lâambition dâintĂ©grer du pain au levain dans les cantines scolaires.
đ± Au-delĂ du dĂ©veloppement, Alice partage une vision engagĂ©e du mĂ©tier : sourcing de matiĂšres premiĂšres bio et locales, rĂ©flexion sur la revalorisation des produits, logistique de livraison responsable, mais aussi et surtout un travail en profondeur sur les conditions de travail. Organisation des productions, horaires, formation, communication interne⊠tout est pensĂ© pour concilier volume, qualitĂ© produit et qualitĂ© de vie.
đ€ On aborde Ă©galement ses engagements associatifs, que ce soit dans le recrutement avec des structures comme Soulfood, ou dans la lutte contre les violences en cuisine.
đ Aujourdâhui, Ten Belles, câest trois coffee shops Ă Paris, un laboratoire de production et un atelier de torrĂ©faction, une cinquantaine de personnes.
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