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Or


L’école a-t-elle pour seules ambitions d’instruire les enfants et de les émanciper ?
Dans cette chronique, nous évoquerons ses priorités non dites, mais tout aussi importantes : former des individus obéissants, diffuser le nationalisme d’État et contribuer à l’effacement des minorités.
Nous verrons comment les enfants sont habitués à l’autorité par le biais des règles et de la discipline, comment les écoles servent à leur inculquer le roman national et comment elles ont été utilisées pour effacer les langues et les cultures des minorités, allant parfois jusqu’à l’ethnocide.
Nous verrons, pour conclure, qu’il est possible de proposer une autre forme d’enseignement, fondée sur l’autonomie, la diversité culturelle, la créativité et la transmission horizontale. Afin de former des personnes libres…
Dans les années 1980, en Afrique du Sud, les Noirs représentaient 80 % de la population, tandis que les Blancs n’en représentaient qu’environ 10 %. Et pourtant, ce sont les Noirs qui vivaient en tant que minorité… Comment cela est-il possible ? Parce que le fait d’être une « minorité » ne repose pas sur le nombre de personnes, mais sur les rapports de force.
Dans cet article, nous allons explorer ce que cache ce mot et ce qu’il peut légitimer. Et nous aborderons une autre façon d’appréhender les situations de domination, avec le philosophe Antonio Gramsci.
Pour cette première étude de cas, « Pensée indocile » prend la direction de la Bretagne. Des chroniqueurs médiévaux aux plaisanteries de Pierre Desproges, en passant par Victor Hugo ou Balzac, l’image d’un peuple rebelle, ingouvernable et obstiné s’est construite au fil des siècles. Elle s’appuie sur des mouvements de résistance attestés. Mais l’histoire révèle aussi un long accommodement de cette population envers l’autorité, qu’elle vienne de l’Église ou de l’État. Alors, vraiment indociles, les Bretons ? La réponse est plus nuancée qu’il n’y paraît.
Premier épisode de « Pensée indocile ». Pourquoi obéissons-nous à des pouvoirs qui prétendent nous représenter, mais qui exercent le pouvoir à notre place ? Dans cet épisode d'ouverture, on pose les bases d'une enquête en trois volets, menée sur plusieurs années : déconstruire les mécanismes de l'hégémonie, écouter les résistances de minorités nationales à travers le monde (Kurdes, Sámis, Kanaks, Catalans, Bretons…), et imaginer des alternatives démocratiques véritables. Ni discours militant prémâché, ni cours magistral : des questions, des intuitions, et une conversation à mener ensemble, avec quiconque sent que le système dans lequel nous vivons est injuste, absurde, insoutenable, et se demande pourquoi nous acceptons cela.
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