Aujourd’hui, c’est de cycle du sommeil dont on va parler ce matin. Bonjour ou bonsoir, selon l’heure à laquelle vous lisez ceci. Une petite question pour commencer : est-ce que vous êtes plutôt du matin ou du soir ?
Si je vous pose cette question, c’est parce qu’une étude s’est penchée sur le sujet. Elle nous provient des chercheurs de l’Université McGill, située à Montréal. Et elle nous dit quoi cette étude ? Qu’en fait c’est beaucoup plus compliqué que ce qu’on ne pense. Il n’y a pas que ces deux types de cycles biologiques : il y en a plus.
Comment ça se définit ?
Ils ont étudié le comportement de 27 000 adultes britanniques. Et alors que les chercheurs s’attendaient à trouver deux chronotypes, c’est-à-dire les moments dans la journée où on se sent plus éveillé ou plus somnolent. Ils en trouver cinq.
À quoi correspondent-ils et comment les déterminer ?
Il y a tout d’abord deux types de lève-tôt. Il y a celui qui, globalement, ne boit pas – ou rarement, ne fume pas, prend peu de risques.
Et puis, il y a un type qui est surtout féminin, plutôt lié à des troubles menstruels, des symptômes dépressifs ou encore la prise d’antidépresseurs ou d’antalgiques.
Il y a ensuite trois types de couche-tard. Ceux qui ont notamment des scores élevés dans les tests cognitifs, mais qui ont en contrepartie du mal à gérer leurs émotions, les comportements à risque et qui ont un faible taux de vitamine D.
Un autre type de couche-tard « à haut risque », correspond à des personnes faisant peu d’activité physique ; il y a souvent aussi du tabac, du diabète, de l’hypertension ou encore des maladies cardiovasculaires liés à ce type.
Et puis enfin, le troisième type de couche-tard est, lui, très masculin avec plus de testostérone, de la calvitie, de l’hypertension ou encore une grande propension à la prise de risques.
Bref, il y a plus de profils variés que ce qu’on ne le pensait
Cela explique pourquoi il y a immensément de facteurs qui jouent sur le fait qu’on apprécie un rythme de vie qui ne conviendra peut-être pas forcément à votre voisin ou votre moitié. Et c’est clairement ce que disent les chercheurs : « Comprendre cette diversité biologique pourrait à terme aider à proposer des approches plus personnalisées du sommeil, des horaires de travail et du soutien en santé mentale. »
Bref, comme je vous le disais en ouverture : bon réveil ou bonne nuit, c’est selon.