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Or


On connaît souvent Voltaire comme l'auteur de Candide, mais moins comme celui du "Poème sur le désastre de Lisbonne". Dans cet extrait, nous commentons la manière dont il s'oppose à la théorie du "meilleur des mondes" de Leibniz au regard du terrible séisme qui frappa la capitale portugaise le 1er novembre 1755 :
"Quelquefois, dans nos jours consacrés aux douleurs,
Par la main du plaisir nous essuyons nos pleurs ;
Mais le plaisir s’envole, et passe comme une ombre ;
Nos chagrins, nos regrets, nos pertes, sont sans nombre.
Le passé n’est pour nous qu’un triste souvenir ;
Le présent est affreux, s’il n’est point d’avenir,
Si la nuit du tombeau détruit l’être qui pense.
Un jour tout sera bien, voilà notre espérance ;
Tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion.
Les sages me trompaient, et Dieu seul a raison"
By Martin MoulierOn connaît souvent Voltaire comme l'auteur de Candide, mais moins comme celui du "Poème sur le désastre de Lisbonne". Dans cet extrait, nous commentons la manière dont il s'oppose à la théorie du "meilleur des mondes" de Leibniz au regard du terrible séisme qui frappa la capitale portugaise le 1er novembre 1755 :
"Quelquefois, dans nos jours consacrés aux douleurs,
Par la main du plaisir nous essuyons nos pleurs ;
Mais le plaisir s’envole, et passe comme une ombre ;
Nos chagrins, nos regrets, nos pertes, sont sans nombre.
Le passé n’est pour nous qu’un triste souvenir ;
Le présent est affreux, s’il n’est point d’avenir,
Si la nuit du tombeau détruit l’être qui pense.
Un jour tout sera bien, voilà notre espérance ;
Tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion.
Les sages me trompaient, et Dieu seul a raison"