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Dans cet épisode nous avons eu le plaisir de converser avec le Pr Paul Diédhiou de l’Université Assane Seck de Ziguinchor qui travaille sur la marginalisation des bois sacrés de Casamance. Nous avons voulu savoir les conséquences sur la santé du vivant.
Des hectares de forêt disparaissent chaque année au sénégal et en Afrique sans que l’on s’intéresse aux institutions qui permettaient qu’ils susbsistent: les religions ancestrales. Les pratiques de divination, de traitement et de guérison des médecines traditionnelles sont liées à la vision du monde de ces religions ancestrales et des ressources issues des bois sacrés. Ce dernier est un modèle de préservation intelligente de la nature en Casamance où populations Bainouk et Ajamat rappellent que la vie humaine est étroitement liée à la vie animale et végétale. En tuant un animal issu des écosystèmes marins ou terrestres, on tue peut être son double et cointribue à son propre anéantissement. Parce que nous faisons face à des crises abyssales dont la plus profonde est une crise de soi, cette conversation rappelle l’origine de la désorientation sociale que nous expérimentons et des maladies qui nous rongent . Paul Diédhiou rappelle qu’elle se joue à l’intersection des rapports de pouvoir, de la violence avec soi et les autres et surtout de la haine de ce que nous sommes. Une leçon d’écologie humaine et des principes fondamentaux qui régissent le paradigme d’une seule santé en milieu casamançais.
Nous vous souhaitons une écoute intelligente.
Cet épisode a été enregistré au sein de la bibliothèque de l’Université Assane Seck de Ziguinchor. Nous remercions son directeur et l’ensemble du personnel pour leur acceuil chaleureux.
Pour aller plus loin:
Diédhiou, Paul. « Le processus de construction de l’identité joola : analyse socio-anthropologique des conflits en milieu ajamat (Casamance, Sénégal) ». These de doctorat, Besançon, 2002. https://theses.fr/2002BESA1011.
Liberski-Bagnoud, Danouta. « La face inappropriable de la Terre. Une autre façon d’instituer le rapport au sol et aux choses (Afrique de l’ouest) ». Revue juridique de l’environnement (Cachan) spécial, no HS18 (2019): 43‑54. https://www.cairn.info/revue-juridique-de-l-environnement-2019-HS18-page-43.htm.
Pisani, Emmanuel. « Écologie en islam et dialogue interreligieux ». Transversalités 139, no 4 (2016): 53‑64. https://doi.org/10.3917/trans.139.0053.
SADIO, Moussa. « Sénégal: Place de Gao de Ziguinchor, l’ancien bois sacré devenu lieu de prières ». News. Le Soleil (Dakar), 18 septembre 2012. https://fr.allafrica.com/stories/201209181205.html.
Thomas, Louis Vincent. « Un système philosophique sénégalais: la cosmologie des Diola ». Présence africaine, no 32/33 (1960): 64‑76. https://www.jstor.org/stable/24345660.
By Oumy ThionganeDans cet épisode nous avons eu le plaisir de converser avec le Pr Paul Diédhiou de l’Université Assane Seck de Ziguinchor qui travaille sur la marginalisation des bois sacrés de Casamance. Nous avons voulu savoir les conséquences sur la santé du vivant.
Des hectares de forêt disparaissent chaque année au sénégal et en Afrique sans que l’on s’intéresse aux institutions qui permettaient qu’ils susbsistent: les religions ancestrales. Les pratiques de divination, de traitement et de guérison des médecines traditionnelles sont liées à la vision du monde de ces religions ancestrales et des ressources issues des bois sacrés. Ce dernier est un modèle de préservation intelligente de la nature en Casamance où populations Bainouk et Ajamat rappellent que la vie humaine est étroitement liée à la vie animale et végétale. En tuant un animal issu des écosystèmes marins ou terrestres, on tue peut être son double et cointribue à son propre anéantissement. Parce que nous faisons face à des crises abyssales dont la plus profonde est une crise de soi, cette conversation rappelle l’origine de la désorientation sociale que nous expérimentons et des maladies qui nous rongent . Paul Diédhiou rappelle qu’elle se joue à l’intersection des rapports de pouvoir, de la violence avec soi et les autres et surtout de la haine de ce que nous sommes. Une leçon d’écologie humaine et des principes fondamentaux qui régissent le paradigme d’une seule santé en milieu casamançais.
Nous vous souhaitons une écoute intelligente.
Cet épisode a été enregistré au sein de la bibliothèque de l’Université Assane Seck de Ziguinchor. Nous remercions son directeur et l’ensemble du personnel pour leur acceuil chaleureux.
Pour aller plus loin:
Diédhiou, Paul. « Le processus de construction de l’identité joola : analyse socio-anthropologique des conflits en milieu ajamat (Casamance, Sénégal) ». These de doctorat, Besançon, 2002. https://theses.fr/2002BESA1011.
Liberski-Bagnoud, Danouta. « La face inappropriable de la Terre. Une autre façon d’instituer le rapport au sol et aux choses (Afrique de l’ouest) ». Revue juridique de l’environnement (Cachan) spécial, no HS18 (2019): 43‑54. https://www.cairn.info/revue-juridique-de-l-environnement-2019-HS18-page-43.htm.
Pisani, Emmanuel. « Écologie en islam et dialogue interreligieux ». Transversalités 139, no 4 (2016): 53‑64. https://doi.org/10.3917/trans.139.0053.
SADIO, Moussa. « Sénégal: Place de Gao de Ziguinchor, l’ancien bois sacré devenu lieu de prières ». News. Le Soleil (Dakar), 18 septembre 2012. https://fr.allafrica.com/stories/201209181205.html.
Thomas, Louis Vincent. « Un système philosophique sénégalais: la cosmologie des Diola ». Présence africaine, no 32/33 (1960): 64‑76. https://www.jstor.org/stable/24345660.