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Question: Que fait le baptême?
Réponse: Lorsqu’il est reçu avec foi, le baptême communique la grâce de Dieu non en produisant celle-ci, mais en conférant l’assurance qui découle de l’union à Christ. ~ Colossiens 2.12
Lisez l’introduction à cette doctrine ici
L’Écriture déclare que le baptême sauve (cf. 1 P 3.21). Mais le même passage affirme que le baptême ne purifie pas. Comment faut-il comprendre l’efficacité baptismale à la lumière des Écritures et comment fut-il compris par les chrétiens historiquement? Il n’existe pas une compréhension universelle de la signification du baptême, mais voici celle qui est mise de l’avant dans la confession de foi baptiste de 1689 :
(Par. 1) Le baptême est une ordonnance du Nouveau Testament instituée par le Seigneur Jésus, de sorte qu’il représente pour le baptisé un signe de communion avec Christ dans sa mort et sa résurrection, de son insertion en lui, de la rémission des péchés et de l’offrande de sa propre personne à Dieu, par Jésus-Christ, pour vivre et marcher en nouveauté de vie.
Les baptistes considèrent que lorsque la Bible emploie un langage salvifique fort en lien avec le baptême (Tt 3.5 ; 1 P 3.21), il s’agit d’un langage sacramentel par lequel l’Écriture attribue au signe la chose signifiée. Autrement dit, ce n’est pas le baptême qui sauve, mais la mort et la résurrection de Christ représentées par le baptême (Rm 6.3-4). Ce langage salvifique doit être interprété à la lumière des autres données bibliques qui attestent que le salut peut être reçu sans le baptême (Lc 23.43 ; Rm 4.10-11) et que le salut peut être absent en dépit du baptême (Ac 8.13, 20-23 ; Mt 7.21-23).
Cependant, le rejet du sacramentalisme ne devrait pas nous conduire vers un strict symbolisme comme si le baptême n’était qu’un rituel sans plus. Le baptême et la cène sont plus que des symboles, ils sont des moyens de grâce, à l’image de la prédication, qui en est le moyen par excellence et qui doit être accueillie avant les sacrements (Ac 2.41 ; 1 Co 1.17, 21).
Le baptême est premièrement un moyen de grâce pour le baptisé lui-même. Il ne s’agit pas uniquement d’un témoignage de sa foi en Christ, mais surtout d’un témoignage de la grâce de Dieu envers lui. Le baptême n’est pas non plus en premier lieu quelque chose que le baptisé fait, mais quelque chose qu’il reçoit passivement. Que reçoit-il exactement? Il reçoit un signe visible de son salut en Christ. La confession n’utilise pas le mot « sceau » pour désigner le baptême ou la cène, bien que la théologie réformée présente généralement les sacrements comme des sceaux de l’alliance de grâce. Cependant l’Écriture n’emploie pas cette terminologie pour parler du baptême. Elle affirme plutôt que c’est l’Esprit-Saint qui scelle et garantit le salut dans le croyant (Ép 1.13-14). Le baptême ne garantit pas le salut de façon infaillible, mais il communique l’infaillible assurance de foi à celui qui le reçoit. Il le fait par une quadruple signification.
Le baptême est un signe de notre communion avec Christ dans sa mort et sa résurrection. Le baptême est plus que les diverses ablutions qui symbolisaient la purification en général (Hé 9.9-10). Il s’agit d’un ensevelissement baptismal lié spécifiquement à la mort et la résurrection de Christ (Rm 6.3-5, Col 2.12). Le baptême déclare au croyant qu’il a été uni à Jésus dans son œuvre de rédemption et que tout ce qui a été accompli dans le Sauveur lui est imputé. Entendre la Parole de Dieu déclarer cette réalité à nos âmes est une véritable bénédiction ; recevoir le signe visible de cette réalité sur notre corps est une confirmation de la même bénédiction. Il ne s’agit pas de deux grâces différentes, mais de la même grâce de l’Évangile communiquée en parole et en signe.
Le baptême est un signe de notre insertion en Christ. Le baptême n’est pas uniquement un signe de notre union à un événement passé (la mort et la résurrection de Christ), mais aussi de notre union présente à Christ. Le Nouveau Testament, et en particulier les épîtres, présentent la vie chrétienne comme une union spirituelle au Christ exalté dans la gloire céleste (Ga 2.20 ; Ép 2.6 ; Col 3.3-4). Le baptême est la marque visible de cette insertion spirituelle en lui : « vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ » (Ga 3.27). Ainsi, le baptême n’est pas uniquement un point de rupture avec la vie passée sans Christ, mais le point d’union de la vie nouvelle en Christ.
Le baptême est un signe de la rémission de nos péchés. Sans la rémission des péchés, il ne pourrait y avoir de vie nouvelle. Le baptême est le signe par excellence du pardon des péchés : « Jean parut, baptisant dans le désert, et prêchant le baptême de repentance, pour le pardon des péchés. » (Mc 1.4). C’est également ce qu’atteste le livre des Actes en rapportant la conversion de Paul : « Et maintenant, pourquoi tardes-tu? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur. » (Ac 22.16). Le baptême n’opère pas lui-même ce lavement, mais le pécheur est purifié de son péché en invoquant le nom du Seigneur (Rm 10.13). C’est pourquoi le baptême devrait être réservé à ceux qui invoquent le nom du Seigneur puisqu’il est, dans sa signification même, lié à l’invocation du nom du Seigneur.
Le baptême est un signe de l’offrande de notre propre personne à Dieu par Jésus-Christ, pour vivre et marcher en nouveauté de vie. Le baptême n’est pas à sens unique. S’il est d’abord une grâce reçue, il est aussi la foi professée et un engagement solennel. La profession de foi formelle des saints c’est leur baptême (Mc 16.16 ; 1 Tm 6.12). Selon cette perspective, séparer baptême et profession de foi c’est séparer ce que Dieu a uni. Ces deux doivent être concomitants et aucun baptême ne doit être administré à quelqu’un sans qu’il ne s’engage corps et âme envers Dieu (1 P 3.21). Tous les baptisés sont tenus de vivre en nouveauté de vie en Christ (Rm 6.4). Ce rite d’alliance est extrêmement solennel ; il affirme positivement comme une réalité présente tout ce que le baptême symbolise.
1030 mots
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By Question: Que fait le baptême?
Réponse: Lorsqu’il est reçu avec foi, le baptême communique la grâce de Dieu non en produisant celle-ci, mais en conférant l’assurance qui découle de l’union à Christ. ~ Colossiens 2.12
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L’Écriture déclare que le baptême sauve (cf. 1 P 3.21). Mais le même passage affirme que le baptême ne purifie pas. Comment faut-il comprendre l’efficacité baptismale à la lumière des Écritures et comment fut-il compris par les chrétiens historiquement? Il n’existe pas une compréhension universelle de la signification du baptême, mais voici celle qui est mise de l’avant dans la confession de foi baptiste de 1689 :
(Par. 1) Le baptême est une ordonnance du Nouveau Testament instituée par le Seigneur Jésus, de sorte qu’il représente pour le baptisé un signe de communion avec Christ dans sa mort et sa résurrection, de son insertion en lui, de la rémission des péchés et de l’offrande de sa propre personne à Dieu, par Jésus-Christ, pour vivre et marcher en nouveauté de vie.
Les baptistes considèrent que lorsque la Bible emploie un langage salvifique fort en lien avec le baptême (Tt 3.5 ; 1 P 3.21), il s’agit d’un langage sacramentel par lequel l’Écriture attribue au signe la chose signifiée. Autrement dit, ce n’est pas le baptême qui sauve, mais la mort et la résurrection de Christ représentées par le baptême (Rm 6.3-4). Ce langage salvifique doit être interprété à la lumière des autres données bibliques qui attestent que le salut peut être reçu sans le baptême (Lc 23.43 ; Rm 4.10-11) et que le salut peut être absent en dépit du baptême (Ac 8.13, 20-23 ; Mt 7.21-23).
Cependant, le rejet du sacramentalisme ne devrait pas nous conduire vers un strict symbolisme comme si le baptême n’était qu’un rituel sans plus. Le baptême et la cène sont plus que des symboles, ils sont des moyens de grâce, à l’image de la prédication, qui en est le moyen par excellence et qui doit être accueillie avant les sacrements (Ac 2.41 ; 1 Co 1.17, 21).
Le baptême est premièrement un moyen de grâce pour le baptisé lui-même. Il ne s’agit pas uniquement d’un témoignage de sa foi en Christ, mais surtout d’un témoignage de la grâce de Dieu envers lui. Le baptême n’est pas non plus en premier lieu quelque chose que le baptisé fait, mais quelque chose qu’il reçoit passivement. Que reçoit-il exactement? Il reçoit un signe visible de son salut en Christ. La confession n’utilise pas le mot « sceau » pour désigner le baptême ou la cène, bien que la théologie réformée présente généralement les sacrements comme des sceaux de l’alliance de grâce. Cependant l’Écriture n’emploie pas cette terminologie pour parler du baptême. Elle affirme plutôt que c’est l’Esprit-Saint qui scelle et garantit le salut dans le croyant (Ép 1.13-14). Le baptême ne garantit pas le salut de façon infaillible, mais il communique l’infaillible assurance de foi à celui qui le reçoit. Il le fait par une quadruple signification.
Le baptême est un signe de notre communion avec Christ dans sa mort et sa résurrection. Le baptême est plus que les diverses ablutions qui symbolisaient la purification en général (Hé 9.9-10). Il s’agit d’un ensevelissement baptismal lié spécifiquement à la mort et la résurrection de Christ (Rm 6.3-5, Col 2.12). Le baptême déclare au croyant qu’il a été uni à Jésus dans son œuvre de rédemption et que tout ce qui a été accompli dans le Sauveur lui est imputé. Entendre la Parole de Dieu déclarer cette réalité à nos âmes est une véritable bénédiction ; recevoir le signe visible de cette réalité sur notre corps est une confirmation de la même bénédiction. Il ne s’agit pas de deux grâces différentes, mais de la même grâce de l’Évangile communiquée en parole et en signe.
Le baptême est un signe de notre insertion en Christ. Le baptême n’est pas uniquement un signe de notre union à un événement passé (la mort et la résurrection de Christ), mais aussi de notre union présente à Christ. Le Nouveau Testament, et en particulier les épîtres, présentent la vie chrétienne comme une union spirituelle au Christ exalté dans la gloire céleste (Ga 2.20 ; Ép 2.6 ; Col 3.3-4). Le baptême est la marque visible de cette insertion spirituelle en lui : « vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ » (Ga 3.27). Ainsi, le baptême n’est pas uniquement un point de rupture avec la vie passée sans Christ, mais le point d’union de la vie nouvelle en Christ.
Le baptême est un signe de la rémission de nos péchés. Sans la rémission des péchés, il ne pourrait y avoir de vie nouvelle. Le baptême est le signe par excellence du pardon des péchés : « Jean parut, baptisant dans le désert, et prêchant le baptême de repentance, pour le pardon des péchés. » (Mc 1.4). C’est également ce qu’atteste le livre des Actes en rapportant la conversion de Paul : « Et maintenant, pourquoi tardes-tu? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur. » (Ac 22.16). Le baptême n’opère pas lui-même ce lavement, mais le pécheur est purifié de son péché en invoquant le nom du Seigneur (Rm 10.13). C’est pourquoi le baptême devrait être réservé à ceux qui invoquent le nom du Seigneur puisqu’il est, dans sa signification même, lié à l’invocation du nom du Seigneur.
Le baptême est un signe de l’offrande de notre propre personne à Dieu par Jésus-Christ, pour vivre et marcher en nouveauté de vie. Le baptême n’est pas à sens unique. S’il est d’abord une grâce reçue, il est aussi la foi professée et un engagement solennel. La profession de foi formelle des saints c’est leur baptême (Mc 16.16 ; 1 Tm 6.12). Selon cette perspective, séparer baptême et profession de foi c’est séparer ce que Dieu a uni. Ces deux doivent être concomitants et aucun baptême ne doit être administré à quelqu’un sans qu’il ne s’engage corps et âme envers Dieu (1 P 3.21). Tous les baptisés sont tenus de vivre en nouveauté de vie en Christ (Rm 6.4). Ce rite d’alliance est extrêmement solennel ; il affirme positivement comme une réalité présente tout ce que le baptême symbolise.
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