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🚀 Programme de culture générale « Culture Express » : https://bit.ly/ce-pv
⏳ Minutage de la vidéo :
« La science fait partie de la culture. »
Je me souviens de la réaction de ma grand-mère lorsque, il y a une dizaine d’années, je lui ai dit que j’allais étudier la philosophie à la Sorbonne en parallèle de ma scolarité à en école de commerce : « Mais Romain, ce n’est pas pour toi ! Tu es un matheux ! ». Sa réaction illustre un préjugé bien ancré dans la société française : les sciences et les lettres sont deux mondes distincts, hermétiques — et peut-être même antinomiques. Dès l'école, les enfants doivent choisir entre scientifique et littéraire : la société tout entière est sommée de choisir.
Cette distinction repose fondamentalement sur l’idée que la science est un discours sans appel, une forme supérieure de connaissance dont la teneur en vérité la place au-dessus des critiques et au-dessus de la culture — comme autrefois la religion. Impressionné par les prouesses techniques, anesthésié par le confort, l’homme moderne adhère à l’idée selon laquelle la science est intouchable. Or, les travaux des historiens montrent que la science appartient malgré tout à la culture. Elle n'est pas le pur discours de la vérité, car elle s'inscrit dans une réalité à la fois économique, politique et sociale.
Après, il faut reconnaître que la science moderne produit des connaissances d’un niveau de fiabilité inédit. Mais on peut regretter le divorce entre la science et la culture qui grandit depuis les Lumières. Les savants des XVIe et XVIIe siècles voyaient, eux, le savoir comme un seul et vaste ensemble dont l'homme cultivé doit pouvoir maîtriser la totalité.
Dans cette leçon, je vais répondre aux questions suivantes :
Vous avez des questions ?
Écrivez-les dans les commentaires et je vous répondrai avec plaisir.
By 🚀 Programme de culture générale « Culture Express » : https://bit.ly/ce-pv
⏳ Minutage de la vidéo :
« La science fait partie de la culture. »
Je me souviens de la réaction de ma grand-mère lorsque, il y a une dizaine d’années, je lui ai dit que j’allais étudier la philosophie à la Sorbonne en parallèle de ma scolarité à en école de commerce : « Mais Romain, ce n’est pas pour toi ! Tu es un matheux ! ». Sa réaction illustre un préjugé bien ancré dans la société française : les sciences et les lettres sont deux mondes distincts, hermétiques — et peut-être même antinomiques. Dès l'école, les enfants doivent choisir entre scientifique et littéraire : la société tout entière est sommée de choisir.
Cette distinction repose fondamentalement sur l’idée que la science est un discours sans appel, une forme supérieure de connaissance dont la teneur en vérité la place au-dessus des critiques et au-dessus de la culture — comme autrefois la religion. Impressionné par les prouesses techniques, anesthésié par le confort, l’homme moderne adhère à l’idée selon laquelle la science est intouchable. Or, les travaux des historiens montrent que la science appartient malgré tout à la culture. Elle n'est pas le pur discours de la vérité, car elle s'inscrit dans une réalité à la fois économique, politique et sociale.
Après, il faut reconnaître que la science moderne produit des connaissances d’un niveau de fiabilité inédit. Mais on peut regretter le divorce entre la science et la culture qui grandit depuis les Lumières. Les savants des XVIe et XVIIe siècles voyaient, eux, le savoir comme un seul et vaste ensemble dont l'homme cultivé doit pouvoir maîtriser la totalité.
Dans cette leçon, je vais répondre aux questions suivantes :
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