En Très Très Démocratique République, il n’y a pas de problème sans solution. Pas un seul. Par exemple, pour décrocher et garder ton troisième mandat « qui est à toi parce qu’il est à toi », tu as tabassé, chicoté, embastillé, embroché, écartelé, empalé des tas de Gondwanais, et tu en as fait fuir à l’étranger des tas d’autres. Tu sais que le monde entier a froncé les sourcils et t’a mal regardé ; et surtout tu sais que, au tournant, t’attend la fameuse CPI, la Cour Pénale Internationale. Pour solutionner le problème de la CPI, pour ne pas qu’elle t’envoie un aller simple pour l’Europe sans visa Schengen, tu lui dis, à la CPI : « Je ne te connais pas, pourquoi tu me parles ? ».