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Imaginez un coffre-fort géant, rempli des trésors les plus précieux au monde — cobalt, coltan, or — dont les clés ne sont plus entre les mains du propriétaire, mais disputées par des dizaines de gangs rivaux.
Bienvenue dans cet épisode où nous décortiquons l'effondrement d'un géant : la République démocratique du Congo.
Aujourd’hui, en février 2026, la RDC ne traverse pas une simple crise ; elle vit une mutation tragique de son ADN étatique. L'État central semble s'évaporer, laissant place à une économie de prédation pure.
Ce n'est plus un secret, la guerre est devenue rentable. Des groupes comme le M23, qui a pris le contrôle de zones minières stratégiques comme Rubaya, génèrent des centaines de milliers de dollars par mois grâce aux taxes illégales et à l'extraction de coltan.Dans l'Est, l'administration est remplacée par des "Wazalendo" ou des rebelles qui installent leurs propres barrages routiers pour taxer la population. À Kinshasa, l'État peine à financer ses services de base, tandis que les affaires de corruption bancaire et les détournements de fonds publics minent toute tentative de réforme.Pour tenter de reprendre la main, le gouvernement multiplie les accords miniers avec les États-Unis ou la Chine, mais ces contrats sont de plus en plus critiqués par l'opposition qui dénonce une braderie des ressources stratégiques sans bénéfice pour le peuple.
Derrière les chiffres, il y a 7,8 millions de déplacés internes. C'est l'une des crises humanitaires les plus graves et pourtant les plus négligées au monde, où le pillage des ressources finance directement l'achat d'armes qui déciment les civils.Dans ce numéro, nous posons la question qui fâche : peut-on encore sauver l'État congolais, ou est-il déjà devenu une simple zone de libre-échange pour seigneurs de guerre ?
By Florence Mak.Imaginez un coffre-fort géant, rempli des trésors les plus précieux au monde — cobalt, coltan, or — dont les clés ne sont plus entre les mains du propriétaire, mais disputées par des dizaines de gangs rivaux.
Bienvenue dans cet épisode où nous décortiquons l'effondrement d'un géant : la République démocratique du Congo.
Aujourd’hui, en février 2026, la RDC ne traverse pas une simple crise ; elle vit une mutation tragique de son ADN étatique. L'État central semble s'évaporer, laissant place à une économie de prédation pure.
Ce n'est plus un secret, la guerre est devenue rentable. Des groupes comme le M23, qui a pris le contrôle de zones minières stratégiques comme Rubaya, génèrent des centaines de milliers de dollars par mois grâce aux taxes illégales et à l'extraction de coltan.Dans l'Est, l'administration est remplacée par des "Wazalendo" ou des rebelles qui installent leurs propres barrages routiers pour taxer la population. À Kinshasa, l'État peine à financer ses services de base, tandis que les affaires de corruption bancaire et les détournements de fonds publics minent toute tentative de réforme.Pour tenter de reprendre la main, le gouvernement multiplie les accords miniers avec les États-Unis ou la Chine, mais ces contrats sont de plus en plus critiqués par l'opposition qui dénonce une braderie des ressources stratégiques sans bénéfice pour le peuple.
Derrière les chiffres, il y a 7,8 millions de déplacés internes. C'est l'une des crises humanitaires les plus graves et pourtant les plus négligées au monde, où le pillage des ressources finance directement l'achat d'armes qui déciment les civils.Dans ce numéro, nous posons la question qui fâche : peut-on encore sauver l'État congolais, ou est-il déjà devenu une simple zone de libre-échange pour seigneurs de guerre ?

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