Nous voulons accompagner une dernière fois, les oies sauvages que nous avons vues passer ces jours-ci. Les scientifiques qui s’intéressent au comportement des oiseaux nous apprennent des choses extraordinaires. Il paraît que, si une oie est malade ou blessée et qu’elle doit quitter la formation à cause de cela, une ou deux autres oies la suivent pour lui apporter aide et protection. Elles restent avec l’oie tombée à terre jusqu’à ce que cette dernière soit à nouveau capable de voler ou qu’elle meure. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’elles s’élancent pour essayer de rejoindre leur formation ou se joindre à une autre.
En ce début d’automne où les oies migrent, nous aussi nous redémarrons une nouvelle étape :la rentrée. C’est une occasion supplémentaire de prendre exemple sur les oies.
Il y a certainement, dans nos églises, des services qui usent plus que d’autres. Ne serait-ce pas le moment de permettre au frère ou à la sœur qui y peine, de se placer à l’arrière de la formation pour ne plus porter l’entière responsabilité du service et ne plus assumer seul tous les efforts nécessaires à faire avancer le groupe ? Ne pourrions-nous pas prendre à notre tour, notre place à l’avant de la formation ?
Apprenons encore des oies à être plus solidaires les uns des autres. Comme elles, sachons accompagner celui ou celle qui est malade, déprimé ou blessé jusqu’à ce qu’il puisse reprendre sa place.
Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui,1 Corinthiens 12 : 26.