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Le 29 octobre 2026, l’émission « Musique à tout va » faisait sa première en direct à Sauveterre-de-Guyenne. Guillaume et Albert Dupuis, coanimateurs, étaient les invités de REM. Au programme : variétés françaises, musiques dansantes et souvenirs partagés au micro.
Guillaume et Albert Dupuis ont pris les commandes d’une toute nouvelle émission sur les ondes du 98.4 FM. Ce rendez-vous hebdomadaire d’une heure donne carte blanche aux deux coanimateurs pour partager leurs disques favoris.
« On est les petits nouveaux à la radio », annonce Guillaume pour ouvrir l’antenne avec le sourire. Entre bafouilles amicales et micro baladeur qui tombe sur la table, le duo a assumé avec bonne humeur les aléas techniques de ce premier direct.
Albert a choisi de mettre à l’honneur de grands noms de la chanson francophone. Maurane a ouvert le bal avec sa reprise du titre Armstrong, hommage vibrant à Claude Nougaro.
« C’est une étoile qui s’est éteinte trop tôt », confie Albert au sujet de la chanteuse belge. Les deux compères ont ensuite enchaîné sur Michel Sardou avec son classique En chantant. Albert a rappelé la carrière théâtrale de l’artiste et sa passion indéfectible pour la scène, qu’il ne quitte jamais vraiment.
La séquence nostalgique s’est poursuivie avec Jacques Brel et Les Bonbons. Albert a réclamé ce morceau avant l’heure pour satisfaire sa gourmandise, sous les taquineries bienveillantes de Guillaume.
Guillaume a ensuite braqué les projecteurs sur Johnny Hallyday avec Le Chanteur abandonné, tout en évoquant l’influence majeure d’Elvis Presley. Pour les animateurs, cette légende du rock français ne risque pas de sombrer dans l’oubli.
Guillaume a partagé une anecdote personnelle vécue lors de vacances en Charente. Devant un rassemblement de motards roulant en Harley-Davidson, il a découvert que tous les blousons portaient l’effigie du chanteur disparu.
« C’est vraiment un très bel hommage », répond Albert. Les deux amis ont salué cette ferveur populaire intacte, symbole d’un répertoire qui traverse les générations sans prendre une ride.
L’émission s’est affranchie de tout genre imposé. Guillaume a fait découvrir Le Ciel bleu de Luiza avec le groupe Électrodub, avant d’enchaîner avec la Lambada de Kaoma, succès de 1989 d’origine bolivienne. Albert a invité les auditeurs à pousser les meubles pour danser, avant de poursuivre sur le Soca Dance de Charles D. Lewis.
La programmation a pris une tonalité plus intime avec Innamoramento de Mylène Farmer. Guillaume a raconté son souvenir du concert géant vu le 14 juillet 2023. « C’est pas un concert que tu vas voir, c’est un spectacle à elle toute seule », explique Guillaume.
Le duo a bouclé sa sélection avec Le Coup de soleil de Richard Cocciante. Albert a salué Guillaume aux manettes du studio, promettant déjà un nouveau mélange musical soigneusement préparé pour la semaine suivante.
Cette émission apporte un nouvel espace de partage musical sur le territoire de l’Entre-deux-Mers et du Sud-Gironde. Les deux complices ne souhaitent pas rester seuls au micro et invitent les habitants à faire entendre leurs propres disques.
Chacun peut proposer un titre marquant, une rareté ou un souvenir d’enfance pour venir le présenter en direct dans les studios de Sauveterre-de-Guyenne.
📍 Studio de REM à Sauveterre-de-Guyenne.
🕐 Tous les jeudis en direct, de 19 h à 20 h.
🌐 Écoute sur 98.4 FM et remradio.fr, contact pour participer : [email protected].
Sources : émission « Musique à tout va » diffusée sur REM 98.4 FM, le 29 octobre 2026.
Pour sa toute première, Entre deux, ça cause s’est installée à Blasimon, au Café Jérémy, face à la place du village. Une heure de direct avec Kevin Rouzier et deux invités qui font vivre la commune.
Blasimon, c’est une bastide de l’Entre-deux-Mers, entre Rauzan et Sauveterre-de-Guyenne. C’est aussi des marchés nocturnes depuis plus de vingt ans et une fête locale qui attire des milliers de personnes. Le village de cœur de Kevin, qui y a planté ses micros pour lancer l’émission.
Au programme :
L’émission a aussi parlé de sujets sérieux. Émilie a lancé un appel : la pharmacie de Blasimon cherche un repreneur avant la fin de l’année. L’officine, l’équipe et la maison de santé voisine sont déjà là. Les invités ont aussi souligné le manque de réseau mobile dans le village, y compris pour appeler les secours.
Pour finir, une question à tous : qui fait vivre nos villages, les habitants ou les acteurs locaux ? Réponse des invités : les deux, ensemble.
Entre deux, ça cause, chaque mercredi de 11 h 30 à 12 h 30 sur le 98.4 FM et sur remradio.fr. Plus d’informations sur la page de l’émission.
La Belle Lurette : battements de cœur à Saint-Macaire
Au pied des remparts de Saint-Macaire, La Belle Lurette ne triche pas. Entre le tintement d’un verre au comptoir et le souffle d’un vinyle qui démarre, ce café de village tient lieu de vigie fraternelle. Ni simple bistrot, ni scène intimidante : un refuge pour qui cherche la chaleur d’un regard et la vibration du monde.
Depuis 2011, Sylvain et Ruby y cultivent l’art rare de la rencontre. Sylvain, voix posée et regard bienveillant, veille sur cette « boîte à musique » aux six cents concerts où, le samedi venu, ouvriers, vignerons et mélomanes de passage partagent la même banquette. Ruby, solaire, insuffle au lieu sa fraîcheur et son rire franc : son ardoise du midi, fraîche et sans fard.
Chez eux, la fidélité au territoire n’est pas une posture : elle se compte en billets de La Gemme, cette monnaie locale qui passe désormais des mains des clients aux factures des producteurs voisins, bouclant le cycle vertueux du bon sens.
Et lorsque l’été s’annonce, la bourgade s’ouvre au grand large. Qu’ils convient le DJ nantais French Tourist ou les ballades venues d’Arizona du songwriter Brian Lopez, Sylvain et Ruby orchestrent le même miracle : faire dialoguer le désert de Sonora et les remparts de Gironde dans un toast chaleureux, une assiette de tacos à la main.
Boulangerie Garrelis à Auros : l’âme du village
La voix de Gaëtan Garrelis a la texture du petit matin : calme, sobre, débarrassée de tout artifice. Quand on pétrit la pâte avant l’aube, les mots se font rares et justes.
Depuis 1903, de Bieujac à Auros, sa lignée veille sur le quotidien du Sud-Gironde. Cinq générations d’artisans pour une promesse intacte : ouvrir dès 5 h 30, sans discontinuer, pour accueillir le passant pressé, alimenter les cantines d’à côté ou garnir les dépôts de pain d’Hure. Son oncle arpente encore les chemins d’Aillas en tournée, ultime écho de ce temps où les villageois glissaient un « ticket de pain » derrière leurs volets pour trouver, au réveil, une miche fraîche sur l’appui de fenêtre.
Alors, adopter la Gemme, la monnaie locale citoyenne, n’a rien eu d’une posture : c’est le prolongement naturel d’une solidarité chevillée au corps. Ce printemps, l’étal s’illumine des premières fraises et d’une colombe briochée géante mise en jeu pour un refuge animalier voisin.
Chez les Garrelis, le pain ne se contente pas de nourrir : il relie les êtres avec cette chaleur discrète qui fait battre le cœur d’un village.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
Occitan en Sud-Gironde : la relève ardente
Il y a dans les studios de Radio Lenga d’Òc une clarté sonore qui ne trompe pas : le frottement franc d’un médiator sur six cordes, un rire partagé qui réchauffe les micros et cette gouaille gasconne qui refuse obstinément le statut de pièce de musée. Autour de la table, deux visages incarnent ce renouveau sans posture : Eli Roulet et Thomas Thouroude. Ils ne viennent pas commémorer un héritage ; ils le font galoper.
À eux deux, ils dessinent une géographie intime et vivace du Sud-Gironde. D’un côté, Thomas Thouroude, silhouette familière des écoliers, régent itinérant qui chemine de classe en classe, la guitare sanglée à l’épaule et le fifre à portée de main. De l’autre, Eli Roulet, professeur au collège de Pian-sur-Garonne, qui relie deux mondes en apparence étanches : les sciences de la vie et de la terre d’une part, l’occitan de l’autre. Chez Eli, la biologie cellulaire et la langue d’oc participent d’un même élan vital, prolongé sur scène par les décibels pop-rock de sa formation Daphnis ou les cadences de Gric de Prat.
Pourtant, cette vitalité a bien failli se heurter au mur froid des arbitrages comptables. À la rentrée, un trait de plume administratif avait rayé sans préavis le poste de Thomas, menaçant quarante ans d’itinérance pédagogique. L’évocation de cet épisode fait passer une brève gravité dans les voix : celle de la précarité qui guette toujours les marges fertiles. Mais l’injustice a réveillé le pays. Parents d’élèves, enseignants, inspecteurs et réseaux associatifs ont fait bloc pour arracher le retour du régent. Une victoire collective que Thomas raconte sans amertume, le regard déjà tourné vers les cours de récréation.
Car leur méthode tient en une certitude : une langue ne survit pas par le devoir ou la contrainte, elle s’enracine par la joie. Dès que Thomas plaque les premiers accords de Pimpè ou entonne les refrains facétieux des foires d’autrefois, les murs de l’école s’effacent au profit du jeu, du corps et du rythme. Eli, lui, tisse la passerelle vers l’adolescence, substituant à l’évaluation punitive une pédagogie active où les élèves s’approprient leur environnement, collectent la parole locale et découvrent que leur dialecte dialogue aussi bien avec la science moderne qu’avec les scènes musicales d’outre-Manche.
Complices de souffle et de combat, Eli Roulet et Thomas Thouroude ne veillent pas sur des braises éteintes. En conjuguant le fifre et la guitare électrique, la rigueur du laboratoire et la gouaille des balétis, ils prouvent que l’occitan n’est ni un passé révolu ni une abstraction régionale, mais une manière vibrante d’habiter le présent.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
Les jeunes de la Mission Locale du Sud-Gironde reprennent le micro de REM. Pour ce numéro d’octobre, ils posent une question franche : quelle place la France fait-elle aux enfants ? Leur invité, Francis Zaghet, préside la communauté de communes du Réolais en Sud-Gironde.
L’émission locale est conçue, écrite et animée par des jeunes accompagnés par la Mission Locale du Sud-Gironde. Thomas et son co-animateur tiennent l’antenne. Léo mène l’interview. Mélina signe un texte personnel. Juliette part en micro-trottoir. Rayan s’occupe d’une partie de la musique. Andrew, absent ce jour-là, a participé à la préparation.
L’enregistrement a lieu à la Maison des services au public de la communauté de communes. L’invité le rappelle à l’antenne : il a lancé ce projet une dizaine d’années avant son inauguration.
Mélina ouvre le fond de l’émission par un texte lu à voix posée. Elle y parle de l’enfance quand la maison fait peur. Son idée centrale : la violence faite aux enfants et celle faite aux femmes forment une seule histoire, qui se transmet. Elle salue les lois et les numéros d’urgence, mais rappelle qu’une loi ne remplace pas un adulte formé qui écoute. Elle conclut sur un appel : apprendre à écouter les enfants avant qu’ils ne grandissent dans le silence.
Le 119, Allô enfance en danger, et le 3919, pour les femmes victimes de violences, sont gratuits et joignables à toute heure.
Juliette a interrogé deux habitants, Élodie et Steve. Élodie note de vrais progrès dans la loi, comme l’interdiction de la fessée. Elle déplore en revanche le manque de moyens humains sur le terrain. Steve compare avec le passé, quand des enfants quittaient l’école pour travailler. Il estime aussi que les médias et les réseaux sociaux grossissent certains faits divers.
Côté souvenirs, le ton s’allège. Élodie se rappelle le téléphone fixe et les appels surveillés parce qu’ils coûtaient cher. Steve, lui, n’a pas oublié le sirop de navet que sa mère lui faisait boire.
Francis Zaghet est maire de Pondaurat et président de la communauté de communes du Réolais en Sud-Gironde, qui regroupe 41 communes. Il résume le rôle de l’intercommunalité en une phrase : faire ce qu’une commune seule ne peut pas faire. Une commune de 450 habitants ne peut pas construire une crèche ou faire tourner une école de musique.
Sur son engagement, il remonte au comité des fêtes de son village et au football, qu’il pratique depuis l’enfance. Joueur, capitaine, entraîneur puis président de club, il est toujours dirigeant du Football Club Pays Aurossais. Il raconte les coups de fil du quotidien d’un maire : un colis perdu, une taxe foncière qui grimpe, un chien qui aboie. Il parle aussi d’argent sans détour : environ 800 euros d’indemnité par mois comme maire, pour trente à quarante heures par semaine entre ses deux mandats.
L’enfance-jeunesse ne fait pas partie des compétences obligatoires d’une communauté de communes. Francis Zaghet la présente pourtant comme une compétence majeure du Réolais. Il cite quatre crèches, quatre centres de loisirs et un point ados. Il ajoute quatorze médiathèques, dont deux têtes de réseau à Gironde-sur-Dropt et à La Réole, et une école de musique d’environ 250 élèves. Un pôle sportif intercommunal se trouve à Auros, et la collectivité soutient de nombreux clubs et associations.
Pour les familles, il place l’emploi et la mobilité en tête des besoins. La communauté de communes a rejoint le syndicat Sud-Gironde Mobilités. Celui-ci gère des lignes régulières gratuites, un transport à la demande et un transport d’utilité sociale pour les personnes les plus fragiles.
Léo lui demande pourquoi c’est gratuit. La réponse est pratique. Les élus sont allés voir à Marmande et à Libourne. Un tarif aurait freiné les familles sans moyens. Il aurait aussi fallu payer un agent pour encaisser, et gérer les conflits dans le bus. Seul le transport d’utilité sociale reste payant, avec un tarif qui suit les revenus. Le président annonce l’arrivée prochaine du Bazadais dans le syndicat, et donc de nouveaux circuits.
Léo est lui-même inscrit à la Mission Locale. Francis Zaghet explique le lien : la communauté de communes verse chaque année une participation par habitant et envoie des élus siéger au conseil d’administration, présidé par Luc Sonilhac. Il invite les jeunes à pousser la porte, pour un conseil d’orientation ou simplement un soutien moral.
La conversation glisse vers Parcoursup. L’invité juge qu’un nouveau modèle reste à inventer. Mélina intervient alors : au lycée, toutes les demandes de sa classe ont été refusées. Francis Zaghet évoque le Campus connecté Sud Gironde, à Saint-Macaire puis à La Réole. Il permettait de suivre des études à distance près de chez soi, avec un tuteur. Selon lui, il n’a pas survécu à la fin du financement de l’État.
Pour finir, il souhaite aux jeunes d’être heureux et de trouver leur voie, dans un monde qu’il juge plus anxieux qu’à son époque. Et quand Thomas lance que c’était mieux avant, il répond en riant que ça peut être mieux demain.
Chaque jeune a choisi un morceau et l’a présenté à l’antenne. Léo ouvre avec « 7 Vies » de Lacrim, au piano de Sofiane Pamart, un récit d’enfance difficile. Mélina a choisi « Kid » d’Eddy de Pretto, sur les injonctions à la virilité. Rayan avoue avoir demandé conseil à une intelligence artificielle : elle lui a soufflé « Mistral gagnant » de Renaud, qu’il ne connaissait pas. Francis Zaghet y retrouve les bonbons achetés avant le catéchisme. Juliette clôt avec « L’effet de masse » de Maëlle, sur le harcèlement scolaire.
Avec Francis Zaghet, président de la communauté de communes du Réolais en Sud-Gironde. Animation et chroniques : Thomas, Théo, Léo, Mélina, Juliette et Rayan, jeunes de la Mission Locale du Sud-Gironde. Préparation : Andrew. Production : REM, 98.4 FM.
La Chrysalide : L’école réinventée à Captieux
Il y a dans la voix de Morgane la sérénité de ceux qui ne forcent rien. Aucun dogme chez cette directrice, mais une certitude chevillée au corps après douze années de pratique : l’enfance ne s’épanouit pas dans la cadence imposée, elle a besoin de mesure et de respiration.
À Captieux, en Sud-Gironde, son école alternative La Chrysalide s’ancre dans le réel : une ferme biologique pour les écoliers, le tiers-lieu La Boussole pour le collège. Une vingtaine d’élèves de chaque côté, pas davantage. Ce choix farouche de la petite échelle métamorphose tout. Dans ces classes multiniveaux aux plans de travail individualisés, l’apprentissage cesse d’être une injonction pour redevenir une exploration. Si le socle commun de l’Éducation nationale demeure la boussole, le chemin s’adapte au pas de chacun.
C’est ici que s’opère une discrète réparation. Au fil des ans, l’école est devenue le havre d’enfants heurtés par le système classique, fragilisés par le décrochage ou l’anxiété. Dans ce collectif resserré, nul ne s’égare dans la masse. L’écoute est immédiate, la gestion des conflits s’apprend à hauteur d’yeux et la coopération détrône le réflexe de rivalité. Les curiosités singulières — d’un regard naturaliste à une sensibilité manuelle — ne sont plus des marges, mais des points d’appui.
Cette philosophie ne s’arrête pas au seuil de la classe. Du covoiturage solidaire entre familles jusqu’à l’usage historique de La Gemme, la monnaie locale girondine adoptée dès la première heure, l’école fait corps avec son territoire. Accessible tout au long de l’année aux trajectoires qui vacillent, La Chrysalide porte bien son nom : un espace protégé où grandir redevient, tout simplement, une métamorphose.
Un texte formulé par Simon Bordelais.
Le Club d’Haltérophilie et Athlétique de l’Entre-deux-Mers (CHAEM) donne rendez-vous aux habitants le dimanche 25 octobre pour Octobre Rose. Contrairement aux années passées, le départ ne se fera pas depuis la salle de sport. L’accueil s’installe directement sur la place de la mairie de Sauveterre-de-Guyenne.
L’accueil débute à 9 h avec du café, du jus de fruits et des gâteaux offerts aux participants. Le départ de la marche est fixé entre 9 h 30 et 9 h 45. Aucune inscription préalable n’est nécessaire. La participation s’élève à 8 euros, soit un euro par kilomètre parcouru, au profit de la Ligue contre le cancer.
Brigitte Bolzan, trésorière de l’association, explique : « Ce n’est pas obligatoire de marcher mais d’être présent. Voilà, moi je trouve que ça serait sympa qu’on soit beaucoup. »
Les organisateurs prévoient deux circuits. Le tracé principal compte 8 kilomètres en direction des hauteurs de Saint-Romain, à travers le paysage viticole. Une bifurcation permet de réduire la boucle à 5 kilomètres pour les familles avec enfants ou les marcheurs moins aguerris.
Des bénévoles encadrent le parcours et adaptent l’itinéraire en cas de pluie pour éviter les passages trop boueux. Vers 11 h 30, la municipalité offre un apéritif sur la place centrale. Les marcheurs comme les simples visiteurs peuvent s’y retrouver et acheter des petits nœuds roses, vendus un euro les deux au profit de la cause.
L’événement vise à collecter des dons déclarés auprès du comité départemental de la Gironde de la Ligue contre le cancer. Il cherche aussi à lever les tabous qui entourent encore le cancer du sein et les traitements lourds. Il invite enfin à s’interroger ensemble sur les causes de la maladie, y compris celles liées à l’environnement.
Le cancer du sein ne s’explique pas seulement par la génétique et le mode de vie. Des études associent aussi la maladie à l’exposition à certains polluants : pesticides, plastiques, pollution de l’air et perturbateurs endocriniens. Ce sont des substances chimiques qui dérèglent le fonctionnement des hormones. L’Institut national du cancer informe sur les facteurs de risque. Le Réseau Environnement Santé demande de mieux intégrer ces causes dans la prévention.
Brigitte Bolzan souligne l’importance du soutien public. Les échanges informels pendant la marche créent un cadre bienveillant pour rompre l’isolement des personnes malades ou de leurs proches.
« À partir du moment où il y a plus de gens qui sont disponibles pour faire des marches, pour en parler, on est peut-être plus à l’aise pour les personnes qui sont atteintes par cette maladie. »
Cette mobilisation s’appuie sur l’équipe du CHAEM. L’association compte environ 167 adhérents à Sauveterre-de-Guyenne. Elle réunit des adeptes de musculation, de cardio, de renforcement musculaire et de badminton dans la salle municipale.
Fonctionnant entièrement grâce à des encadrants bénévoles, la structure reste ouverte toute l’année pour une cotisation annuelle de 145 euros. Ce sont ces mêmes adhérents qui balisent le chemin, installent les tables et assurent la logistique de la marche solidaire.
Sources : interview diffusée sur REM 98.4 FM, 16 octobre 2026 ; entretien avec Brigitte Bolzan, trésorière du Club d’Haltérophilie et Athlétique de l’Entre-deux-Mers (CHAEM) ; Ligue contre le cancer ; Institut national du cancer ; Réseau Environnement Santé.
Constellations familiales : trouver sa juste place
Au micro de REM Radio, la voix d’Isabelle Pauly a le calme des eaux profondes. Dans sa chronique « L’Instant Zen », la praticienne ne théorise pas : elle dévoile la partition invisible qui orchestre nos destins. Ce jour-là, elle pose une question sourde, tapie au fond de bien des solitudes : vivons-nous réellement notre vie, ou celle d’un autre ?
La réponse tient dans une loi biologique aussi simple qu’inflexible : le principe du rang et de l’ancienneté. Dans un système familial, les parents viennent avant les enfants, l’aîné précède le cadet. Chacun possède une place unique, inaliénable. Pourtant, il suffit d’un silence pour que l’horlogerie se dérègle. Une fausse couche tue, une grossesse interrompue dont on ne parle plus, un nourrisson parti trop tôt, et voilà le rang brouillé. Le cadet qui s’ignore devient l’aîné officiel, portant sans le savoir l’ombre d’un premier disparu, condamné à compenser une absence qu’on lui a cachée.
Pour éclairer cette géométrie secrète, Isabelle Pauly convoque l’image d’un mobile suspendu au-dessus d’un berceau. Ôtez une pièce, et l’ensemble chavire. Forcez un élément du bas à occuper le sommet, et la structure se tord dans un équilibre précaire. Dans le corps et l’esprit des vivants, cette distorsion s’appelle angoisse sans objet, échecs récurrents ou vertige de ne jamais se sentir légitime.
Rétablir l’ordre n’est pas un châtiment, c’est une délivrance. En réintégrant les absents et en rendant à chacun son rang d’arrivée, la tension retombe. Le mobile retrouve sa grâce aérienne. Et l’on peut enfin déposer le fardeau des fantômes pour habiter, en toute clarté, la seule place qui nous attend : la nôtre.
Constellations : honorer le don de la vie
Au micro de REM, la voix d’Isabelle Pauly ne théorise pas : elle apaise. Son invitation tient en un paradoxe fondamental issu des constellations familiales : entre partenaires, l’amour exige l’équilibre du donner et du recevoir ; face à nos parents, l’équité est impossible.
Ils nous ont transmis le souffle. Ce don originel est un gouffre bienveillant qu’aucun enfant ne pourra jamais combler. Tant que nous exigeons de nos géniteurs ce qu’ils n’ont pas su ou pu donner — d’autres preuves d’amour, des réparations ou des excuses —, nous demeurons enchaînés à l’enfance.
Pour trancher ce lien de dépendance, Isabelle Pauly offre une phrase comme une clé de voûte :
« Merci pour l’essentiel, ma vie. Et tout le reste, j’en fais mon affaire. »
Cette parole signe la naissance de l’adulte libre. Elle cesse de réclamer pour commencer à bâtir.
Car la vie ne se rembourse jamais à sa source. Pour honorer ce que l’on a reçu, il faut laisser couler le fleuve vers l’avant : en enfantant à son tour, ou en consacrant ses forces à une œuvre, au soin, au service du vivant. Sans dogme, dans un murmure bienveillant, Isabelle Pauly nous rappelle simplement notre juste place : vivants, quittes de toute dette, libres d’avancer.
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