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En Autriche, Margit et Martin Schwed ont choisi de s’ancrer dans l’atmosphère des années 1920. Le musicien français Mattyeux, lui, revendique une esthétique héritée des bandes VHS et des sonorités synthétiques des années 1980. En Pologne, Karolina Żebrowska décrypte avec humour les costumes historiques au cinéma et à la télévision. De son côté, l’historienne britannique Agnes Arnold-Forster met en garde contre les usages ambigus de la nostalgie.
Aux abords de Vienne, le couple Schwed a façonné un quotidien inspiré des Années folles. Leur maison, construite de leurs propres mains, privilégie les gestes d’autrefois : cuisson au feu de bois, vaisselle ancienne nettoyée à la main, objets choisis pour leur authenticité. Le numérique n’est pas totalement absent, car leurs activités professionnelles l’imposent, mais leur foyer reste pensé comme un havre à l’écart du rythme contemporain. Certains visiteurs viennent d’ailleurs y chercher une forme d’apaisement.
À Nantes, Mattyeux développe un univers artistique nourri des années 1980 et 1990, période qu’il n’a pourtant pas connue. Clips granuleux, synthétiseurs analogiques et références visuelles rétro composent sa signature. Ses textes explorent la jeunesse, les élans amoureux et le désir de simplicité face à la complexité du monde actuel.
Karolina Żebrowska, historienne de la mode, s’est fait un nom sur YouTube grâce à ses analyses dynamiques et accessibles. Si son apparence évoque volontiers le passé, son travail s’inscrit pleinement dans les débats contemporains. Elle passe au crible films et séries pour évaluer la fidélité historique des costumes, mêlant rigueur et humour.
Dans un ouvrage récent, Agnes Arnold-Forster décrit la nostalgie comme une émotion ambivalente, parfois instrumentalisée à des fins politiques. Selon elle, certains discours populistes exploitent ce sentiment pour séduire les électeurs. Pour autant, l’historienne ne rejette pas toute forme de regard vers le passé : elle défend l’idée qu’un mode de vie inspiré d’époques révolues peut nourrir une réflexion constructive sur l’avenir.
By En Autriche, Margit et Martin Schwed ont choisi de s’ancrer dans l’atmosphère des années 1920. Le musicien français Mattyeux, lui, revendique une esthétique héritée des bandes VHS et des sonorités synthétiques des années 1980. En Pologne, Karolina Żebrowska décrypte avec humour les costumes historiques au cinéma et à la télévision. De son côté, l’historienne britannique Agnes Arnold-Forster met en garde contre les usages ambigus de la nostalgie.
Aux abords de Vienne, le couple Schwed a façonné un quotidien inspiré des Années folles. Leur maison, construite de leurs propres mains, privilégie les gestes d’autrefois : cuisson au feu de bois, vaisselle ancienne nettoyée à la main, objets choisis pour leur authenticité. Le numérique n’est pas totalement absent, car leurs activités professionnelles l’imposent, mais leur foyer reste pensé comme un havre à l’écart du rythme contemporain. Certains visiteurs viennent d’ailleurs y chercher une forme d’apaisement.
À Nantes, Mattyeux développe un univers artistique nourri des années 1980 et 1990, période qu’il n’a pourtant pas connue. Clips granuleux, synthétiseurs analogiques et références visuelles rétro composent sa signature. Ses textes explorent la jeunesse, les élans amoureux et le désir de simplicité face à la complexité du monde actuel.
Karolina Żebrowska, historienne de la mode, s’est fait un nom sur YouTube grâce à ses analyses dynamiques et accessibles. Si son apparence évoque volontiers le passé, son travail s’inscrit pleinement dans les débats contemporains. Elle passe au crible films et séries pour évaluer la fidélité historique des costumes, mêlant rigueur et humour.
Dans un ouvrage récent, Agnes Arnold-Forster décrit la nostalgie comme une émotion ambivalente, parfois instrumentalisée à des fins politiques. Selon elle, certains discours populistes exploitent ce sentiment pour séduire les électeurs. Pour autant, l’historienne ne rejette pas toute forme de regard vers le passé : elle défend l’idée qu’un mode de vie inspiré d’époques révolues peut nourrir une réflexion constructive sur l’avenir.