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Or


Vous vous souvenez de Richard Plaud ? On a parlé de lui il y a quelques semaines ici même. Il est l’auteur d’une Tour Eiffel en allumettes haute de 7,19 mètres. Il attendait que son record soit validé par le Guinness Book. Vous devinez la suite ?
8, c’est le nombre d’années que Richard Plaud a consacré à sa tour Eiffel en allumettes. Une tour Eiffel de 7,19 mètres, composée de près de 707 000 allumettes. C’est un record puisque jusque-là, la plus grande tour Eiffel en allumettes, détenue par un libanais, mesurait seulement 6,53 mètres. Très content de sa performance, Richard Plaud l’annonçait à la presse médusée il y a quelques semaines et exposait son œuvre à Saujon, sa ville, en Charente-Maritimes. 4 000 personnes admiratives, des habitants du coin, des gens de passage venaient voir la tour Eiffel en allumettes de Richard Plaud. Bref tout allait bien pour Richard Plaud, héro de Saujon qui, fier comme un coq, pouvait désormais marcher la tête haute dans les rues de sa commune en saluant d’un geste discret de la main, tel un prince, les habitant‧es et commerçant‧es tout ému‧es de croiser la route d’un homme aussi important.
Tout allait bien, jusqu’à ce que les juges britanniques du Guinness Book débarquent à Saujon pour valider le record de Richard Plaud, ultime étape avant la consécration mondiale, avant que Richard Plaud ne parcoure le monde de conférence en conférence, sous les applaudissements nourris, pour expliquer à la jeunesse perdue ( si, si, elle est perdue la jeunesse ) qu’il faut croire en ses rêves.
En définitive, Richard Plaud a dû remiser ses rêves au placard car comme vous vous en doutez, les juges britanniques du Guinness Book n’ont pas validé son record, pourquoi ? Parce que ce ne sont pas les bonnes allumettes. Bah oui, il fallait des allumettes achetées dans le commerce, avec des bouts rouges soufrés, il fallait gratter la partie inflammable, sans la couper. C’est ça la règle d’une tour Eiffel en allumettes, digne de ce nom. Au lieu de ça, pour aller plus vite, Richard Plaud s’est fourni directement chez un fabricant, sans bout rouge soufré. Inutile de vous préciser que pour les juges cela relève du carton rouge.
PS : On t'aime, Richard.
Image : Extrait du "diner de cons"
By Radio NovaVous vous souvenez de Richard Plaud ? On a parlé de lui il y a quelques semaines ici même. Il est l’auteur d’une Tour Eiffel en allumettes haute de 7,19 mètres. Il attendait que son record soit validé par le Guinness Book. Vous devinez la suite ?
8, c’est le nombre d’années que Richard Plaud a consacré à sa tour Eiffel en allumettes. Une tour Eiffel de 7,19 mètres, composée de près de 707 000 allumettes. C’est un record puisque jusque-là, la plus grande tour Eiffel en allumettes, détenue par un libanais, mesurait seulement 6,53 mètres. Très content de sa performance, Richard Plaud l’annonçait à la presse médusée il y a quelques semaines et exposait son œuvre à Saujon, sa ville, en Charente-Maritimes. 4 000 personnes admiratives, des habitants du coin, des gens de passage venaient voir la tour Eiffel en allumettes de Richard Plaud. Bref tout allait bien pour Richard Plaud, héro de Saujon qui, fier comme un coq, pouvait désormais marcher la tête haute dans les rues de sa commune en saluant d’un geste discret de la main, tel un prince, les habitant‧es et commerçant‧es tout ému‧es de croiser la route d’un homme aussi important.
Tout allait bien, jusqu’à ce que les juges britanniques du Guinness Book débarquent à Saujon pour valider le record de Richard Plaud, ultime étape avant la consécration mondiale, avant que Richard Plaud ne parcoure le monde de conférence en conférence, sous les applaudissements nourris, pour expliquer à la jeunesse perdue ( si, si, elle est perdue la jeunesse ) qu’il faut croire en ses rêves.
En définitive, Richard Plaud a dû remiser ses rêves au placard car comme vous vous en doutez, les juges britanniques du Guinness Book n’ont pas validé son record, pourquoi ? Parce que ce ne sont pas les bonnes allumettes. Bah oui, il fallait des allumettes achetées dans le commerce, avec des bouts rouges soufrés, il fallait gratter la partie inflammable, sans la couper. C’est ça la règle d’une tour Eiffel en allumettes, digne de ce nom. Au lieu de ça, pour aller plus vite, Richard Plaud s’est fourni directement chez un fabricant, sans bout rouge soufré. Inutile de vous préciser que pour les juges cela relève du carton rouge.
PS : On t'aime, Richard.
Image : Extrait du "diner de cons"