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Or


Rien que pour toi” commence comme ces élans qu’on n’ose plus avoir : une basse qui avance, un tempo qui ne discute pas, et cette manière de dire l’amour sans demander la permission.
Ça frappe droit, presque naïf, presque courageux.
On dirait le battement d’un cœur qui n’a jamais appris la méfiance.
…
À l’époque, on ne possédait la musique qu’à condition de la voler à la radio.
On attendait des heures pour appuyer sur “REC”, et les chansons nous filaient entre les doigts comme des poissons paniqués.
Alors le Top 50 de Marc Toesca, c’était notre seconde chance.
Le tribunal du samedi où l’on retrouvait tous les titres qu’on avait ratés, coupés, amputés d’intro par une pub ou la voix du DJ.
On écoutait pour recoller nos manques.
…
Et au milieu de ce bazar pop, il y avait cette déclaration : simple, droite, sans ironie. Une chanson qui versait l’amour comme un verre d’eau.
Rien que pour toi. Rien que pour celle ou celui qu’on fixait en silence.
On la recevait sans défense.
…
Ce n’est qu’à la fin qu’on levait les yeux sur le nom du type qui avait osé chanter ça avec autant de franchise :
François Feldman, un lover en clair-obscur qui avait compris avant tout le monde que le kitsch, porté avec sincérité, devient une arme.
#fragmentsmusicaux #chanson #rienquepourtoi #francoisfeldman #musique #compteurdureel
By Fragment du réel - par Minh SonRien que pour toi” commence comme ces élans qu’on n’ose plus avoir : une basse qui avance, un tempo qui ne discute pas, et cette manière de dire l’amour sans demander la permission.
Ça frappe droit, presque naïf, presque courageux.
On dirait le battement d’un cœur qui n’a jamais appris la méfiance.
…
À l’époque, on ne possédait la musique qu’à condition de la voler à la radio.
On attendait des heures pour appuyer sur “REC”, et les chansons nous filaient entre les doigts comme des poissons paniqués.
Alors le Top 50 de Marc Toesca, c’était notre seconde chance.
Le tribunal du samedi où l’on retrouvait tous les titres qu’on avait ratés, coupés, amputés d’intro par une pub ou la voix du DJ.
On écoutait pour recoller nos manques.
…
Et au milieu de ce bazar pop, il y avait cette déclaration : simple, droite, sans ironie. Une chanson qui versait l’amour comme un verre d’eau.
Rien que pour toi. Rien que pour celle ou celui qu’on fixait en silence.
On la recevait sans défense.
…
Ce n’est qu’à la fin qu’on levait les yeux sur le nom du type qui avait osé chanter ça avec autant de franchise :
François Feldman, un lover en clair-obscur qui avait compris avant tout le monde que le kitsch, porté avec sincérité, devient une arme.
#fragmentsmusicaux #chanson #rienquepourtoi #francoisfeldman #musique #compteurdureel