
Sign up to save your podcasts
Or


Quelle était la probabilité pour qu'un Français et un Chilien fassent de la musique ensemble un jour, qui plus est du Stoner Rock ? Hein ? Hum ? Et bien je n'en sais rien mais en tout cas, à l'échelle du monde de la musique, le pourcentage était faible. Et pourtant, c'est l'histoire d'amitié qui va vous être racontée ici avec mes 2 invités aux parcours totalement opposés. L'un, pur produit de conservatoire au plus jeune âge, l'autre bien que fils d'une star de la musique traditionnelle chilienne, était totalement vierge de toute confrontation à la distorsion jusqu'à l'adolescence et présentait même un certain rejet de la musique. Et là, le pourcentage il passe à combien maintenant ?
A Paris, de rencontres en rencontres, dont beaucoup de communes avec moi-même par le hasard du bouillonnement de la scène Stoner hexagonale des années 2010 (coucou la mifa), les 2 hommes finissent par monter un projet ensemble qui, à cause ou grâce, au confinement, finira par se délocaliser à Bordeaux, terre des puissants Mars Red Sky, qui les prendront sous leurs ailes. Coïncidences ? Je ne crois pas.
Même si le style musical cher à mon cœur, du Desert Rock a connu un deuxième souffle à cette période, peut-être même plus important encore que le premier des 90's, car plus rayonnant en terme de disparité géographique, force est de constater, qu'il s'est aussi parfois (souvent) essoufflé depuis et que mon intérêt pour le genre à décru depuis quelques années par manque de surprise de nombreuses formations pourtant très talentueuses, mais ne faisant que répéter des formules entendues milles fois par les patrons de la scène. Vous voyez, les copy of a copy of a copy of a copy (... of Black Sabb... pardon). Seuls quelques groupes font exception bien que respectant les codes traditionnels du genre et continuent de susciter mon intérêt et en France, cocorico, il y a les Red Sun Atacama et leur Rock sale et velu, agrémenté de Punk.
Trop peu reconnus à mon sens, j'ai voulu leur offrir cet espace de liberté d'expression et vous présenter leur univers chaud et aride. L'héritage des groupes à van, qui taillent la route de rade en rade, peu importe ce que l'arrivée leur réserve, pour le simple amour de la Fuzz et des amplis poussés dans leur retranchement est conservé avec des formations comme ça et on peut les en remercier. Vince et Clem vont vous raconter leur histoire et leur vision du "Low Desert Punk" cher à nos cœurs.
En ces temps de canicule, voici le podcast parfait qui va vous envoyer directement dans le désert...
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Parfois, faire des prières à l'Univers ça marche. Moi ça m'est arrivé quelques fois, mais une comme ça, je n'aurai pas parié grand chose dessus. Et pourtant, il y a quelques jours j'ai réalisé un rêve : jouer sur la scène du Hellfest avec l'un de mes groupes favori, DOWN.
Je vous explique dans ce petit épisode hors série, comme tout ceci est arrivé.
Merci la vie, merci le Metal.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Il y a des gens qu'on a l'impression d'avoir toujours plus ou moins connus. Ils nous ont accompagné indirectement par leur art, leur influence sur nous et ont rythmé nos quotidiens sans le vouloir. C'est le cas de nos chanteurs préférés, que nous écoutons parfois depuis notre adolescence. Leur voix nous est familière tant, nous avons écouté leur disque, sur le chemin du lycée, dans le bus, sur le vieux lecteur CD de notre première voiture, ou encore en soirée entre potes ou chacun veut faire découvrir aux autres sa dernière pépite. C'est le cas de mon invité du jour, en la personne de Matthieu Miegeville, AKA Milka pour les intimes. Avec son ancien groupe Psykup, il a été pour moi la voix de la bande son de ma vie de jeune adulte. Permis de conduire en main, j'allais libre comme l'air, vivre ma vie de majeur, voir des concerts, trinquer les verres avec les copains et draguer les filles avec un album qui m'accompagnait systématiquement : "Le temps de la réflexion". Un titre parfaitement adapté à cette période si constructive dans la vie d'un homme. J'étais fasciné par tant de créativité et de liberté artistique, mais aussi de maîtrise technique. J'ai rencontré Matthieu la première fois à cette période. Il accompagnait un autre groupe toulousain qui venait jouer par chez moi. Avec mon groupe, nous faisions modestement leur première partie. Hasard total, je portais un t-shirt Psykup ce jour-là... Très impressionné, notre seul et unique échange ne fut, j'avoue, pas très enthousiasment. Nous avons été maladroits à nos façons tous les deux et notre relation s'est arrêtée là. J'ai toutefois continué de le suivre, à travers ses autres projets de l'époque, Agora Fidelio et surtout My Own Private Alaska, encore un OVNI musical qui m'a ouvert les portes des possibles en termes d'audace artistique. Du "piano core"? C'est quoi ça encore ? Bien plus tard, j'ai appris que Matthieu était également coach scénique. Cela faisait plusieurs fois que nous évoquions l'idée d'un accompagnement avec LDDSM et lorsque nous avons su que nous allions jouer au Hellfest en 2021, nous nous sommes dit que c'était le bon moment pour tenter l'expérience. Nous avons passé quelques jours en huit clos avec Milka et cet échange a totalement changé nos vies de musiciens, voire d'Homme. Nous avions compris que notre amitié et notre complicité légendaire, se devaient d'être partagées avec notre public et non pas comme nous le pensions, rester dans l'ordre du privé. Matthieu nous a montré comment nous pouvions être à la fois les artistes de scène et les personnes que nous étions dans la vie en même temps. Libérés, nos relations et notre plaisir sur scène se sont alors totalement accrus. À la suite de ça, nous sommes restés amis et ne nous sommes jamais vraiment quittés. Le talent et la générosité de Matthieu, ont changé ma vie et pour ça, je lui en serai toujours reconnaissant. Le Milka que j'avais rencontré il y a 25 ans, n'est plus le même que celui d'aujourd'hui, tout comme moi. Tout comme nous. Les gens changent, se trompent, apprennent, évoluent. Avec l'aide des autres, nous devenons de meilleures personnes, l'important étant de savoir donner une seconde chance.
"Conter la mesure", c'est le nouvel épisode de Sapiens le podcast. Excellente écoute à tous les sapiens.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nombreux sont ceux qui aimeraient changer de boulot, repartir à zéro, faire table rase de toutes ces galères et prises de tête quotidiennes professionnelles qui nous pourrissent la vie et enfin tenter d'être heureux dans leur truc à eux. Une petite minorité oser franchir le pas. Une minuscule y parvient. Etre heureux dans son travail c'est un luxe que peu de gens ont la chance d'avoir. Vivre de sa passion, ou plutôt comme souvent dans la musique, survivre de sa passion, ça demande de prendre des risques. Parfois de gros risques, pour soi ou pour les autres. Mais quand on y parvient: quel bonheur. Se lever le matin et avoir pour programme d'écouter des nouveaux disques, découvrir des talents, de faire des recherches sur l'histoire de ses groupes préférés et d'en parler, de partager, par écrit ou par oral avec d'autres gens tout aussi passionnés que vous, que demander de plus? Pas grand chose si ce n'est que ça dure le plus longtemps possible. C'est le pari fou qu'a fait mon pote Matthieu Yassef AKA The Doom Dad depuis environ 2 ans. Lâcher un poste à responsabilités dans un domaine où malgré les difficultés psychologiques du métier, on a l'impression d'être utile et de faire le bien, il faut que le jeu en vaille sacrément la chandelle. Il en faut du courage (des c******) pour se lancer bête baissée dans les méandres obscures du YouTube game et consors. La concurrence est tenace et les règles du jeu extrêmement volatiles et complexes, mais avec l'amour et la passion, on peut parfois déplacer des montagnes et gagner. Matthieu n'en est peut-être pas encore complètement là comparé à d'autres créateurs de contenus plus ou moins inspirés et inspirants, mais le parcours est déjà immense et il force surtout le respect total. Franchement, un mec qui a aidé des familles de migrants à s'insérer dans la société, qui a eu un flingue pointé dans son bureau, qui a été manageur de groupe, organisateur de concerts mythiques, chroniqueur dans l'un des magazines Metal les plus cultes de l'Histoire, qui a interviewé Tony Iommi, parcoure l'Europe et ses festivals, a l'une des plus grandes collections d'objets de Black Sabbath (OK j'exagère peut-être un peu), a interviewé Tony Iommi (quoi? Je l'ai déjà dit?) porte un maillot de Reggie Miller et qui au-delà de tout ça supporte le RC Lens, comment ne pouvais-je pas l'inviter?
Commencer une nouvelle saison avec un épisode hors série, je trouvais ça osé et plutôt cool, parfaitement à l'image de son invité. Découvrez le parcours étonnant de l'un des meilleurs YouTubeur Metal de France, dans ce nouvel épisode "Le tout pour le tout" avec The Doom Dad. Bonne écoute les Sapiens!
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
From the publisher's feed
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.