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Or


Le rap, c’est une schizophrénie assumée.
Un grand écart permanent entre la rage et la mélancolie.
Entre le “j’m’en bats les couilles” et le “j’suis au bout de ma vie”.
· · ·
Un mec balance des menaces de mort en première mesure,
et pleure sa mère en deuxième.
Bipolarité du ghetto.
Oscillation constante entre le flingue et la plume.
· · ·
C’est ça, le rap :
une voix qui crie,
une autre qui murmure.
Celle qui dit “j’suis un monstre”
et celle qui avoue “j’me sens seul”.
Un délire à deux voix.
Elles se répondent, se contredisent, se superposent.
Un coup t’as les crocs,
un coup t’es en chien.
Un coup t’es le king,
un coup t’es personne.
· · ·
Écoute bien.
Tout est là.
La mégalomanie qui cache la dépression.
L’egotrip qui masque la peur.
“J’suis le boss, j’suis intouchable.”
Mais la nuit, seul dans le noir, la voix change :
“J’suis fatigué. J’suis mort dedans.”
· · ·
Le rap parle parce qu’il n’a plus le choix.
Parce que dans un monde où personne n’écoute,
il faut crier plus fort.
Poser des couplets comme on hurle dans un asile à ciel ouvert.
“J’suis fou… mais c’est vous les malades.”
· · ·
Et au fond, c’est peut-être ça, la vérité du rap :
le plus dangereux,
c’est pas d’être schizophrène.
C’est de vivre dans un monde
qui te force à le devenir.
#rap #société #solitude #colère #fragmentsdureel
By Fragment du réel - par Minh SonLe rap, c’est une schizophrénie assumée.
Un grand écart permanent entre la rage et la mélancolie.
Entre le “j’m’en bats les couilles” et le “j’suis au bout de ma vie”.
· · ·
Un mec balance des menaces de mort en première mesure,
et pleure sa mère en deuxième.
Bipolarité du ghetto.
Oscillation constante entre le flingue et la plume.
· · ·
C’est ça, le rap :
une voix qui crie,
une autre qui murmure.
Celle qui dit “j’suis un monstre”
et celle qui avoue “j’me sens seul”.
Un délire à deux voix.
Elles se répondent, se contredisent, se superposent.
Un coup t’as les crocs,
un coup t’es en chien.
Un coup t’es le king,
un coup t’es personne.
· · ·
Écoute bien.
Tout est là.
La mégalomanie qui cache la dépression.
L’egotrip qui masque la peur.
“J’suis le boss, j’suis intouchable.”
Mais la nuit, seul dans le noir, la voix change :
“J’suis fatigué. J’suis mort dedans.”
· · ·
Le rap parle parce qu’il n’a plus le choix.
Parce que dans un monde où personne n’écoute,
il faut crier plus fort.
Poser des couplets comme on hurle dans un asile à ciel ouvert.
“J’suis fou… mais c’est vous les malades.”
· · ·
Et au fond, c’est peut-être ça, la vérité du rap :
le plus dangereux,
c’est pas d’être schizophrène.
C’est de vivre dans un monde
qui te force à le devenir.
#rap #société #solitude #colère #fragmentsdureel