Seppale
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Seppale episodes

  • Chronique d’actualités – décembre 2022

    Vers un meilleur usage des écrans ?

    Voici la chronique d’actualités du mois de Décembre 2022.

    Cliquez ici pour écouter le podcast

    Retrouvez ici tous les liens vers les articles et les vidéos mentionnés dans le podcast :

    1. Clip de dove, Le selfie , Clip de Christina Aguilera , Clip d’Angèle
  • Reel du figaro qui dénonce les problème de l’utilisation des écrans chez les enfants
  • L’article du lycée Stanislas qui donne des conseils pour l’usage du téléphone pour les lycéens
  • Alma, association catholique qui promeut la beauté de la féminité
  • Reportage de France tv sur le harcèlement scolaire
  • Embryons «adoptés»
  • Adriana Karembeu a été mère pour la première fois à 46 ans
  • The business of birthing control, analyse
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    17 min
  • Le marché lucratif de la contraception

    « The business of birth control »
    Vers la fin de la pilule contraceptive ?

    Dans ce podcast, retrouvez l’analyse du reportage « The business of birth control » de Ricki Lake et Abby Epstein sorti en novembre 2022

    Traduction du synopsis :

    Soixante ans après que la pilule a révolutionné l’émancipation des femmes, « The business of Birth control » se penche sur les relations complexes entre l’utilisation de la contraception hormonale et la libération et la santé des femmes.

    Ce documentaire, en revenant sur le parcours du mouvement fémininiste, enquête et mettre en lumière les risques de la pilule, l’héritage raciste de la contraception hormonael et son utilisation contre les communautés racisées.

    En suivant les histoires de parents ayant perdu leurs filles et de personnes engagées pour l’éducation et la connaissances du cycle féminin, ce film montre une nouvelle génération à la recherche d’alternatives hollistiques et écologiques à la pilule contraceptive.

    Cliquez ici pour écouter le podcast sur youtube

    Voici des articles qui vous aideront à mieux comprendre le fonctionnement du cycle féminin et de la glaire cervicale.

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    16 min
  • Chronique de livre – novembre 2022

    Avant le mariage
    Sexualité, affectivité, prière

    Voici la chronique de livres du mois de novembre 2022.

    Dans ce podcast, vous entendrez un résumé du livre Avant le mariage – sexualité, affectivité, prière, écrit par le Père Louis et sorti en 2016.

    Résumé du livre

    Attendre le mariage pour avoir des relations sexuelles semble aujourd’hui dépassé pour la plupart des jeunes. Le moine bénédictin rappelle l’enseignement de l’Eglise, qui donne une vision plus large de la sexualité pour préparer, loin d’un enfermement idéologique, son épanouissement dans le mariage. 

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    8 min
  • Chronique d’actualités – novembre 2022

    Adolescents et sans smartphones ?

    Voici la chroniques d’actualités de novembre 2022 où l’on parle d’adolescents sans smartphone, des danger du sexe et de transsexualité.

    https://youtu.be/bw4k-nsURyk

    Correction à 5:32 : Il ne s’agit pas d’interdire la transsexualité, mais d’interdire l’accès des réseaux sociaux aux adolescents.

    Voici les liens référés dans le podcast :

    1. Le Luddite club : une association d’adolescents sans smartphone
    2. La vie de Paloma sur ma bibliothèque idéale
    3. Sexe les nouveaux dangers du Dr. Eric Caumes, infectiologue et un article de l’express sur le sujet
    4. Trans : mauvais genre : reportage de Sophie Robert
    5. Préliminaires, reportage de Arte

    Vous pouvez écouter tous les podcasts de Seppale et vous abonner aux prochains sur Youtube, sur Apple podcast ou sur Deezer.

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    9 min
  • Que transmettre aux enfants de 10 à 14 ans ?

    Que transmettre aux enfants de 10 à 14 ans ? L’entrée en puberté

    Avant de lire cet article, je vous invite à lire les deux articles précédents sur ce qu’il y a à transmettre aux enfants de 3 à 5 ans et de 5 à 10 ans.

    Que dire aux enfants de 3 à 5 ans
    Que dire aux enfants de 5 à 10 ansL’entrée en adolescence, le corps change. 

    Entre 10 et 14 ans, l’enfant grandit et peu à peu, ses hormones sexuelles entrent en action. Il change, entre dans l’adolescence et commence sa puberté.

    Pour mieux connaitre ce qu’il se passe dans le corps et le cerveau de l’adolescent, voici 3 articles.

    La puberté chez les garçons
    la puberté ches les filles
    le cerveau de l’adolescentL’apparition de la pudeur

    Un des marqueurs visibles de ce changement est l’apparition de la pudeur, vers 10 ou 11 ans pour les filles et un ou deux ans plus tard pour les garçons. 

    Vous verrez alors votre fille vouloir absolument aller dans la cabine d’essayage même pour n’essayer une veste ; vous verrez votre fils s’enfermer dans la salle de bain à clé pour se laver alors qu’avant il était capable de se déshabiller dans le couloir si vous ne lui faisiez pas remarquer. 

    Surtout ne vous moquez pas d’eux, ne dites pas non plus des phrases comme « je t’ai vu depuis que tu es tout petit, tu n’as rien à me cacher ! ». Votre enfant grandit, il prend conscience que son corps est précieux et c’est avec humilité et bienveillance qu’il faut accueillir ce moment en tant que parent. 

    C’est un moment très important pour le développement de l’enfant. Il faut être très sensible à ce changement de comportement et être délicat car, à cause de la pudeur, l’enfant devient plus secret et ne viendra plus aussi facilement de lui-même pour vous parler. 

    Ce sera alors à vous d’aller le voir régulièrement lors de moments intimes en tête à tête pour pouvoir discuter avec lui de ce qu’il ressent et de ces questionnements, non seulement sur la sexualité et les relations filles/garçons mais parfois simplement pour savoir ce qu’il vit à l’école, ce qu’il aime lire ou faire,… 

    Un trajet en voiture tous les deux est un moment idéal pour cela car, comme vous êtes focalisé sur la route, l’enfant se sentira plus libre de vous parler car vous ne le regarderai pas directement dans les yeux. Vous pouvez aussi de temps en temps passer un moment le soir avec lui avant de se coucher. L’ambiance nocturne et le temps calme avant le nuit est très propice au coeur à coeur. 

    L’accompagner dans ses décisions

    Même si vous avez une très bonne communication avec votre enfant et qu’il est simple de discuter avec lui, il n’est pas encore le temps de le laisser seul, livré à lui-même, en comptant sur le fait qu’il viendra à vous en cas de problème. Son cerveau n’est pas encore assez mature pour prendre des décisions importantes car il n’a pas encore la capacité d’anticipation suffisante pour comprendre les effets à long terme d’une décision ou comprendre la nocivité possible de certaines activités. Vous devez donc l’accompagner dans ses décisions : dans les importantes comme son orientation scolaire mais aussi dans les plus petites comme le choix de ses divertissements. 

    Ainsi, le choix des amis, des lieux de vacances, des camps,… doit toujours se faire sous votre supervision, plus ou moins ouverte en fonction du caractère de votre enfant. Mais là encore, rappelons-le, malgré toute la vigilance, aucun cadre ni aucune activité ne protège votre enfant à 100%, dès que l’enfant est en contact avec d’autres personnes, il peut y avoir des discussions ou même des images ou des films qui vont circuler, à l’insu des organisateurs ou des responsables. 

    Comment accompagner et guider son adolescent ? Les vacances ou les camps loin sans les parents

    Avant d’envoyer votre jeune plusieurs jours loin de chez vous, il est important que vous l’ayez mis en garde contre les mauvais comportements possibles des autres : grossièretés, images obscènes, discussions inappropriées… L’éducation à pureté doit rester au centre de vos préoccupations. Répétez toujours et encore ce que vous lui avez déjà dit : il faut qu’il comprenne que si quelque chose le choque, il doit trouver la force de s’en détourner, de partir, de ne pas écouter ou regarder et même mieux de le dire à un adulte. Tous ces sujets sont intimes et importants, il ne faut donc pas en parler avec d’autres enfants mais en priorité à vous ses parents. Ne dites pas cela sous forme de sermon mais de conseils et surtout ouvrez bien la porte pour que l’enfant se sentent à l’aise de venir vous en parler. 

    De votre côté, il vous faudra aussi avoir le courage de parler aux responsables du camps en cas de problème. Soyez délicat avec votre enfant car cette situation peut le mettre très mal à l’aise, confiez votre acte à l’Esprit Saint pour qu’il vous guide et notamment pour savoir si vous devez mettre votre enfant au courant de ce choix. Mais, il est essentiel que vous agissiez car il s’agit non seulement du bien de votre enfant mais aussi celui de toute le groupe, de façon à ce que cela ne se reproduise pas. Enfin, dites-vous que si vous ne montrez pas à votre enfant comment faire le bien, il n’aura pas le courage de le faire plus tard.

    Plus qu’auparavant, il devient essentiel si votre enfant dort à l’extérieur de chez vous que la non-mixité soit respectée.

    Comme les garçons et les filles ne grandissent plus de la même manière, le meilleur moyen de préserver le rythme de chacun et de leur permettre de développer au mieux leur potentiel est d’éviter de mélanger filles et garçons, d’autant plus la nuit. 

    Enfin, rappelez à votre enfant que quoiqu’il voit, dise ou fasse, vous l’aimez et Dieu aussi. Sa miséricorde est infinie et peu importe la profondeur du trou dans lequel on tombe, la montagne du Dieu est toujours plus haute ! Ce sera aussi le moment de rappelez la beauté de la confession. 

    La suite de cet article n’est accessible qu’aux abonnés

    Une éducation différenciée pour les filles et les garçons

    Une nouvelle règle importante s’applique désormais : les mères s’occupent de l’éducation affective et sexuelle de leurs filles et les pères de celle de leurs fils surtout concernant les informations physiologiques et psychologiques.

    L’intervention de la mère pour parler des filles aux garçons ou du père pour parler des garçons aux filles peut compléter mais ne doit pas être le centre. Par contre, la présence bienveillance et solide du parent de l’autre sexe est importante pour avoir le modèle stable de ce qu’est un homme et une femme adulte. 

    Dans tous les cas, réjouissez-vous car tous les changements physiques et psychologiques qui surviennent sont nécessaires pour devenir adulte. Le but de ces transformations est d’être pret à donner et accueillir la vie, et ce doit être une source de joie et une bonne nouvelle ! 

    Enfin, comme dit dans l’article précédent, si vous avez donné les informations au bon moment, votre adolescent sait maintenant (ou saura prochainement) en quoi consiste mécaniquement une relation sexuelle et comment se passe la procréation. 

    Pour les filles 

    Mères, c’est le moment de compléter toutes les informations qui n’ont pas été données sur le cycle féminin et le fonctionnement biologique et physiologique d’une femme.

    Souvent, les filles ont été plus attentives aux changements qui viendront dans leur corps. Vous pouvez en prévision du grand jour où elles auront leurs premières règles, leur offrir une jolie trousse de toilette avec un essentiel : une jolie culotte, une serviette hygiénique ou une culotte menstruelle, des lingettes,… 

     Si vous n’êtes pas très à l’aise ou que vous voulez avoir un cadre rassurant pour aborder ces sujets, vous pouvez faire avec elle un atelier Cycloshow avec votre fille. 

    Mais, il est important que ces discussion n’aient pas lieu une seule et unique fois. Il faudra continuer d’en parler régulièrement avec elles. 

    Un point essentiel notamment est de leur parler longuement de la pudeur.

    Les filles vivent dans un monde paradoxal. D’un côté, avec l’adolescence, elles deviennent sensibles à leur corps et à l’image qu’elle donne d’elle-même mais d’un autre côté, elles voudront probablement être à la mode qui tend aujourd’hui plus à montrer qu’à cacher le corps de la femme. Votre présence devient essentielle lors de l’achat des vêtements, c’est à vous de leur faire prendre conscience de l’image qu’elles projètent. Entre 10 et 14 ans, ce ne sont encore que de petites filles mais dans un corps qui devient celui d’une femme. Respectez et faite leur respecter cette progression, elles n’ont pas encore à s’habiller ou se maquiller comme des femmes. Cependant, c’est aussi le moment de faire évoluer leur garde-robe pour qu’elle devienne adaptée à leur corps changeant, les jupes courtes et autres vêtements acceptables pour une fille pré-pubère sont donc à enlever de ses placards. 

    Voici un article qui peut vous guider pour les tenues de vos filles

    Il devient aussi important de surveiller la façon dont votre fille se tient car une pose qui est négligée pour une petite fille devient vite lascive pour une adolescente. 

    D’autre part, la compréhension de la mécanique d’une relation sexuelle, notamment de la pénétration, pourra paraitre dégoutante ou bien bizarre pour certaines filles car elle n’ont pas toujours conscience à cet âge que la relation sexuelle peut procurer du plaisir. 

    Il vous faudra alors revenir à la source de tout cela : Dieu et l’Amour. Vous pourrez alors expliquer avec simplicité qu’il est normal de passer par le corps pour montrer que l’on s’aime parce que les mots ne peuvent suffire. Par exemple, il est normal qu’une mère qui embrasse sa fille ou des frères ou des soeurs qui s’enlacent . Ainsi, lorsqu’on veut montrer son amour à la personne à qui on a choisi de donner sa vie, il a un geste d’amour plus grand que les autres : la relation sexuelle. 

    Pères, votre rôle est primordial pour que ces jeunes filles à la sensibilité à fleur de peau gardent confiance en elles.

    Valorisez-les, complimentez-les mais soyez aussi là pour leur faire remarquer lorsque leurs tenues ou comportement sont indécents. Et si besoin, parlez-leur de vos propres combats. À cet age, les enfants prennent conscience que leurs parents ne sont pas parfaits et leur faire découvrir comment vous surmontez vos faiblesses crée une réelle admiration. Enfin, gardez bien en tête que si ce n’est pas vous, leurs pères, qu’elles admirent et prennent pour modèle, ce sera un autre, probablement un garçon de leurs fréquentations ou bien une célébrité !

    Pour les garçons

    Comme dit dans cet article, il vous faudra repérer ce moment où les garçons basculent dans l’adolescence avec notamment l’apparition de la pudeur. Celle-ci ainsi que les changements de comportements seront le signe qu’ils auront prochainement leur première éjaculation nocturne. Ce moment est important à repérer car certains sujets ne pourront être entendus et compris par les garçons que le jour où il auront passé cette étape car ils pourront alors sentir dans leur chair l’influence de la testostérone. Et, une fois de plus, accueillez cette nouveauté avec joie car cette première éjaculation signifie que son corps fonctionne ! 

    Les garçons sont généralement plus pudiques que les filles et la mode masculine aussi, l’intervention sur ces points sera donc moins exigeante que pour les filles. Mais la mode évolue si vite qu’il faut rester attentif !

    Pères, votre rôle est essentiel à cette étape pour introduire vos fils aux combats des hommes pour rester chastes.

    Il faudra poser des mots justes sur le plaisir car ils comprendront dans leur chair que la sexualité est source de plaisir. Il faudra ainsi rétablir la raison première de ce plaisir : Dieu nous a donné le plus grand plaisir pour la plus grande et belle chose : la pro-création ! Ce plaisir doit donc être tourné vers le don de soi. En effet, comme sa conséquence immédiate peut être la création d’une nouvelle vie, il est nécessaire qu’il soit canalisé.

    Mères, c’est le moment de vous retirer avec humilité car vous ne pourrez pas beaucoup aider vos fils sur ces points.

    Si vous êtes seules, il vous faudra trouver un homme de confiance pour guider votre fils et l’aider. 

    Les relations avec l’autre sexe

    Entre 10 et 14 ans, les différences de développement entre les filles et les garçons seront plus que jamais éloignées. Ce n’est que vers la fin du collège que les groupes de filles et de garçons recommenceront à se mélanger volontairement. Ceci est tout à fait normal !

    Les filles ayant commencé leur puberté avant les garçons, semblent plus matures qu’eux. Elles sont souvent plus grandes que les garçons qui ne sont encore des enfants. Leurs sujets de préoccupations, leurs centres d’intérêt et leurs activités sont naturellement différents. 

    La non-mixité est un réel avantage à cet âge pour que chacun ait l’espace pour murir et grandir sans être sous le regard de l’autre sexe qui avancent à un autre rythme. 

    Il est aussi important qu’il n’y ait pas de petits couples. Les enfants sont beaucoup beaucoup trop jeunes pour avoir ces préoccupations d’adultes. Ils doivent avant tout se construire avant de s’inquiéter d’être en couple. Ceci pourra être un vrai défi car la pression d’avoir « un copain » ou « une copine » aujourd’hui est grande chez les jeunes. C’est pourquoi, la non-mixité est une aide précieuse car elle limite les tentations. 

    Aussi, à cet âge, les jeunes pourront commencer à développer des amitiés profondes avec des personnes de même sexe.

    Ces amitiés sont importantes dans la formation du jeune et sont à valoriser. Mais là encore, le monde actuel peut pousser à l’homosexualité. Parents, veillez à rassurer vos enfants sur la relation avec cet ami. Cette relation peut être très forte et donner l’impression d’être amoureux et c’est normal. Ce sera le moment de lui parler des gestes amoureux, ces gestes que l’on réserve à une personne avec qui on veut s’engager et qui permettent par le corps d’exprimer son amour. Ces gestes non pas lieu d’être dans une relation amicale car ils engagent et font basculer l’amitié à une relation plus intime. Il est important que le jeune comprenne qu’il est encore trop jeune pour s’engager (s’enfermer) dans une relation.

    Voici un article qui résume le chemin à parcourir pour arriver à aimer l’autre et choisir la personne avec qui on passera sa vie.

    Les 12 marches pour apprendre à aimer

    Enfin, en fonction de la maturité de votre enfant et de ces questions, vous pourrez parler de la notion de responsabilité et de la différence entre « pouvoir » physique et « pouvoir » moral abordées dans l’article précédent. 

    Vous pourrez aussi commencer à aborder la notion de liberté, ce mot étant très mal compris aujourd’hui. La liberté n’est pas de pouvoir faire ce que je veux quand je veux, mais de pouvoir choisir ce qui est bon pour moi. 

    Une phase sensible du développement de l’enfant

    Tout cela dit, il est aussi bon de rappeler que cette phase du développement de l’enfant est la plus sensible et la plus difficile pour la discussion autour de ces sujets, surtout avec ses parents. 

    Il vous faudra du courage pour affronter votre propre pudeur et aller vers votre enfant.

    Mais soyez rassuré, une fois lancés, vous verrez que ce n’est pas si difficile car si vous parlez en présence de l’Esprit Saint, il n’y a rien que vous pourrez dire qui traumatisera vos enfants, le pire, au contraire, serait de se taire.  

    Et surtout, parlez-en avec joie.

    La vie est belle, la sexualité est belle, le corps humain est beau, le plaisir fait parti de notre humanité et de ce que nous offre le Seigneur. Soyez heureux que le Bon Dieu nous ait donné tout cela , prenez votre rôle de parents à bras le corps et apprenez à vos enfants la beauté de la vie.

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    22 min
  • 5-10 ans : à la découverte de la différence sexuée

    La découverte de la différence sexuée
    Que dire aux enfants de 5 à 10 ans ?

    Entre 5 et 10 ans, les enfants sont dans une période de latence. Leur corps continue de grandir mais à un rythme moins soutenu qu’avant 5 ans et aucune hormone sexuelle n’est encore en action. Leur évolution est donc principalement psychologique et mentale. Leur intelligence se développe et ils comprennent le monde de plus en plus finement. Ainsi, les enfants vous poseront sûrement plus de questions et, plus ils grandiront, plus elles seront précises. Il faudra alors dans la mesure du raisonnable y répondre, toujours en vérité, mais rester simple. 

    Là encore, les situations de la vie quotidienne vous serviront pour aborder ces questions : mariage, naissance, un couple qui se tient par la main dans la rue, un copain qui dit des gros mots, la voisine qui élève seule son enfant…

    Continuer l’enseignement sur de la transmission de la vie

    Reprenons, l’exemple de la femme enceinte donné dans l’article concernant les enfants de 3  à 5 ans. Votre enfant vous posera peut-être une question comme :

    – Comment Dieu a fait pour mettre le bébé dans le ventre de la femme ? 
    – Lorsqu’un couple est marié, alors le papa pour montrer à sa femme qu’il l’aime, lui donne une petite graine de vie. Et de temps en temps, le bon Dieu fait que cette graine du papa rencontre une petite graine de la maman qui est dans son ventre. Les deux graines alors fusionnent et deviennent une nouvelle personne, un bébé. 

    Notez bien qu’à cet âge, les enfants ont toujours besoin d’être rassurés sur le fait que leur parents s’aiment et qu’ils sont un cadeau du ciel qui vient couronner cet amour.  Et si l’enfant est assez grand et mature, vous pouvez nommer ces graines, le spermatozoïde et l’ovule. S’il pose plus de questions, vous pouvez lui dire plus précisément où sont situées ces graines de vie. 

    Notez bien qu’on peut décrire en vérité ce qu’il se passe biologiquement tout en étant très poétique.

    Attention cependant, ne donnez pas encore d’explications sur l’endroit par où sortira le bébé, cela  pourrait mettre dans l’esprit de l’enfant des images auxquelles il n’est pas encore prêt. 

    Si vous sentez que l’enfant est assez mature et qu’il souhaite en savoir plus, prenez plutôt le temps de lui décrire l’intérieur du corps de la femme et le corps de l’homme ainsi que leur fonctionnement. Encore une fois, les images ne sont pas nécessaires. Si vous parlez de l’utérus, le nid douillet où se trouve le bébé pendant la grossesse, vous pourrez alors expliquer que c’est un muscle qui se contracte lorsque le bébé est prêt à sortir pour le pousser dehors… Soyez rassurés, si vous donnez les bonnes explications au bon moment, l’enfant comprendra tout seul que le bébé sort par le vagin, il pourra alors vous poser plus de questions et vous saurez qu’il est prêt à entendre les réponses car il a lui-même mis les pièces du puzzle en place.

    Mais, n’ayez pas peur non plus de donner la réponse simple : « Je t’expliquerai tout cela quand tu sera plus grand » si vous ne le sentez pas prêt à comprendre les réponses. Vous êtes celui qui connaissez le mieux votre enfant et qui avait la responsabilité de transmettre ses connaissances. C’est donc à vous de choisir le bon moment ! Il faut trouver le juste équilibre entre donner des explications qui font grandir l’enfant et calmer l’ardeur de sa curiosité. Un enfant n’a pas besoin de tout savoir !

    De manière générale, toutes ces explications n’ont pas besoin d’être données avant la puberté, sauf si l’enfant a vu ou entendu des propos qui l’ont interrogés ou choqués. Dans ce cas, prenez bien le temps de remettre ses idées en place et recentrez la discussion sur le fait que tout cela est beau et parfaitement pensé par le Bon Dieu. 

    À cet âge, il n’est pas encore venu le temps d’expliquer comment la papa donne la graine à la maman. Mais, il peut arriver que l’enfant ait entendu des choses sur l’union sexuelle, si c’est le cas, posez vous sérieusement la question de ses fréquentations. L’enfant est encore jeune et il vous faudra agir au plus vite pour éloigner de l’enfant ces personnes qui lui parlent de ces sujets. Quand à votre enfant, il faudra alors bien lui rappeler mais sans reproches, que toutes ces discussions n’ont pas à avoir lieu entre enfants. Rassurez-le ensuite en lui répétant que le Bon Dieu a tout parfaitement prévu. Dites-lui aussi que vous discuterez de toute cela lorsqu’il sera plus grand. Pour le moment, il n’a pas besoin de s’en préoccuper car il n’est pas encore prêt à être un papa ou une maman et qu’il a encore beaucoup de belles choses à apprendre avant de s’inquiéter de ce sujet.

    Commencer à expliquer le cycle aux filles

    Les filles, généralement, se poseront des questions sur leur corps. En jouant à la poupée, elles jouent à être maman et elles se projetteront facilement lorsqu’elle verront une femme enceinte. Vous pourrez donc parler de la façon dont fonctionnera son corps quand elle sera plus grande. Vous pourrez même lui expliquer sommairement le cycle féminin si ça l’intéresse et lui parler, toujours avec émerveillement, du jour où elle aura ses premières règles, ce qui voudra dire qu’elle sera une femme et que son corps est prêt à avoir un bébé. 

    Certaines filles sont pubères dès 8 ou 9 ans alors il peut être bien que vos filles ne soit pas surprises ou dégoutées si elle-même ou une fille de leur classe a ses règles tôt. 

    Mais si cela arrive avant que vous ne leur en ayez parlé, ce n’est pas grave et c’est aussi une porte ouverte pour commencer la discussion.

    En fonction de l’intérêt et de la maturité de votre fille, vous pourrez utiliser des mots poétiques ou les vrais mots. Par exemple, comme dit plus haut, l’utérus peut être qualifié de nid douillet pour le bébé, le vagin de passage entre les jambes de la femme, les ovaires comme le petit sac contenant les graines de vie, les ovules, la glaire comme l’élixir de vie… À vous de trouver les mots qui vous conviennent.

    Attention, tout de même, si la question « je peux voir » arrive, dites simplement « non car c’est mon intimité ». Vous pourrez alors reparler du fait que le corps est un grand trésor et qu’il faut le protéger.

    Comment expliquer le cycle féminin aux filles ?

    Concernant les garçons, comme dit dans cet article sur la puberté du garçon, rares sont ceux qui seront intéressé par le fonctionnement de leur corps, et encore moins par celui des filles. De manière générale, vous n’aurez pas besoin de parler du cycle aux garçons et encore moins si jeunes. S’il y a des questions, restez simple, il ne faut surtout pas que ce que vous allez lui dire, le dégoute ou bien serve à se moquer des filles. Les questions principales porteront souvent sur les règles. Par exemple :

    – Est-ce que c’est vrai que les filles ont du sang dans leur culotte ?

    La première chose à savoir dans tous les cas, est pourquoi est-ce qu’il se pose cette question, comment il a entendu parler de cela, par qui et dans quelle circonstances. Attention, il faut pas que cela paraisse comme un reproche à l’enfant il s’agit surtout de replacer le contexte et de savoir aussi où votre enfant en est dans son développement et dans sa maturité.

    Et là encore, vous devrez agir au besoin pour éloigner l’enfant des personnes qui abordent ces sujets devant votre enfant. Soyez très vigilants car si un garçon pose beaucoup de questions à ce sujet, il est possible qu’il ait vu ou entendu des choses qui l’ont perturbé. Il faudra alors le rassurer et lui rappeler que ces sujets sont trop importants pour être discutés avec d’autres personnes que les parents.

    Si l’enfant est assez mature, vous pourrez cependant répondre avec simplicité et vérité. Le garçon de cet âge n’a pas besoin de savoir le détail, juste que c’est normal, que ce n’est pas tout le temps, que ce n’est pas grave (la fille ne va pas perdre tout son sang) et que c’est le signe que son corps est prêt à avoir un bébé. Le reste viendra plus tard.

    comment expliquer le cycle aux garçons ?Parler des relations entre les hommes et les femmes

    Vous aurez déjà normalement parler à vos enfants que pour avoir un bébé, il faut un homme et une femme qui s’aiment et qui se sont mariés. Si cela était évident à certaines époques, il est de notre devoir aujourd’hui de bien insister sur ces trois points : un homme et une femme, le mariage et l’amour ! 

    Mais, vos enfants rencontreront sûrement d’autres enfants dont les parents sont divorcés ou bien des mamans qui élèvent seule leur enfant ou encore des parents qui ont un enfant sans être mariés. 

    Comment réagir face à cela et l’expliquer aux enfants ?

    Avant tout, n’abordez ces questions que si vous sentez qu’il y a un malaise ou bien si l’enfant vous pose des questions. En effet, même si votre enfant a rencontré ces situations, il est tout à fait possible qu’il n’ait pas remarqué le problème car cela ne l’a pas intéressé. Dans ce cas, tant mieux pour lui !

    Mais, si votre enfant vous questionne, il faudra lui répondre encore une fois en vérité. 

    La première étape essentielle et de vous confier au Saint Esprit et à la Vierge Marie. Ces questions sont très délicates et vous marchez alors sur la fine ligne de crête entre la charité et la vérité. 

    Rappelez dans un premier temps que ce n’est pas ce que Dieu souhaite pour notre Bien. Les enfants de cet âge ne sont pas encore capable de nuances. Ils sont encore très manichéens et il est important de leur montrer la voie du Bien voulue par Dieu. Vous pourrez introduire plus tard à l’adolescence les subtilités concernant la responsabilité, les circonstances atténuantes, ce qui fait un péché grave… 

    Rappelez-lui ensuite les conditions citées plus haut et voulues par Dieu pour avoir un enfant.

    Seulement ensuite, vous pourrez adapter votre discours à la situation rencontrée pour expliquer comment cela a pu malheureusement se produire. C’est là que la charité doit primer. Attention alors à ne jamais porter de jugements négatifs sur les personnes car votre enfant apprendra à médire et à juger. Évitez aussi d’entrer trop dans la vie intime des gens car la discrétion est une vertu.  Ce qui est important surtout c’est de montrer que la situation de cette famille est difficile et qu’elle demande de la compassion. 

    → Si c’est une maman seule, vous pourrez simplement dire que la papa a du partir (peu importe la raison) et que c’est très triste. Vous pourrez aussi ajouter à quel point cette maman est courageuse car elle doit tout faire seule. 

    → Si c’est un couple divorcé, vous pourrez dire que c’était si difficile pour eux de vivre ensemble qu’ils ont préféré habiter dans des lieux différents mais que cela ne les empêche pas d’aimer leurs enfants et de s’en occuper. Évitez s’il n’y a pas de questions de vous positionner sur l’amour que se portent (ou se portaient) les parents. Ne dites surtout pas « les parents ne s’aimaient plus ». Les mots « aimer » et «  amour » sont aujourd’hui tellement galvaudés que cela sèmerait plus de confusions que d’éclaircissements. En effet, l’amour est aujourd’hui plus volontier assimilé au sentiment amoureux. Les enfants de 5 à 10 ans sont encore trop jeunes pour comprendre cette différence. S’ils pensent que des adultes peuvent ne plus s’aimer alors cela ébranlera leur confiance dans le fait que ses propres parents l’aimeront toujours.

    → Si c’est un couple non marié et si l’enfant semble perturbé face à cette constatation et a besoin d’en savoir plus pour être rassuré, vous pourrez lui dire qu’il est effectivement possible d’avoir un enfant sans se marier. Le papa peut décider de donner sa graine de vie à la maman même en dehors du mariage. Mais, ce n’est pas parce qu’il peut le faire qu’il doit le faire ! Cela n’est pas bon ni pour les enfants ni pour le couple. Il est tout de même conseillé d’attendre que l’enfant soit un peu plus mature pour introduire cette notion de responsabilité, mais mieux vaut poser une parole un peu trop tôt que de le laisser sans réponses face à ces questionnements.

    Voici un exemple qui marche bien pour illustrer les propos précédents :

    – Je veux si je peux sauter d’une haute montagne. Je suis physiquement capable. Mais que se passera-t-il ? Je vais tomber de très haut et je vais probablement mourir ou bien me faire très mal, me casser des membres, être paralysé… Et bien, dans le cas présent, c’est la même chose, on peut avoir un enfant sans se marier, mais cela peut faire très mal, non pas au corps mais au cœur. 

    Aborder la délicate question de l’homosexualité

    Il se peut aussi que votre enfant soit face à des copains qui ont « deux papas » ou « deux mamans« . Là encore, parlez-en seulement s’il a remarqué cette situation car il est fort probable que cela ne lui saute pas du tout aux yeux. 

    Les étapes précédentes sont toujours valables, à savoir dire la vérité et être dans la charité. 

    En plus, dans cette situation, après avoir rappelé les conditions pour avoir un enfant, il faudra parler du fait qu’en réalité, ce copain n’a pas deux papas ou deux mamans, mais une maman et un papa comme tout le monde. L’autre « papa » ou l’autre « maman » est en réalité un très bon ami ou une très bonne amie, si bien que cet enfant est heureux de l’appeler maman ou papa. Vous pourrez par exemple parler de Sainte Thérèse, qui à la mort de sa vraie maman, a commencé à appelé sa sœur Pauline, maman. Insistez bien sur le fait que cela aurait fait beaucoup de peine à Sainte Thérèse si quelqu’un lui avait dit que Pauline n’était pas sa maman. C’est pour cela qu’il faut aussi que votre enfant soit gentil avec ce copain et qu’il ne lui dise pas qu’une de ses mamans n’est pas sa maman car il le sait très bien. 

    Comme pour les situations précédentes, parlez avec charité et bienveillance de l’absence de l’autre parent.

    Et, enfin, ne rentrez pas dans le détail de comment ils ont pu avoir un enfant, il est encore bien trop tôt pour parler de FIV, de PMA ou de GPA !

    Que faire si mon enfant ne pose aucune question ?

    Il peut arriver que votre enfant ne pose que peu ou pas de questions sur ces thèmes.

    De manière générale, il n’y a aucune urgence à aborder ces sujets si vous surveillez bien l’environnement dans lequel grandit vos enfants : pas d’écrans, vous connaissez leurs copains et les parents de leurs copains, vous connaissez bien l’instituteur de vos enfants, vous savez ce qu’il se dit à l’école, vous ne laissez pas vos enfants à des personnes à qui vous ne faites pas totalement confiance…

    Deux situations sont tout de même à différencier

    → Si votre enfant ne pose globalement aucune question même sur d’autres sujets, alors il vous faudra probablement mettre vous-même le sujet sur le tapis. L’enfant ne doit pas atteindre l’adolescence sans que ces parents aient posé des mots bienveillants sur la beauté de l’amour et de la sexualité. Mais, rassurez-vous, tout ce qu’il y a à dire se trouve dans cet article et consiste principalement à dire à l’enfant qu’il est aimé, par ses parents et par Dieu. Mais, il faut aussi d’autre part l’encourager à s’exprimer car lorsqu’il sera adolescent, si la communication et une relation de confiance n’ont pas été établies et que l’enfant n’a pas pris l’habitudes de parler de ses questionnements avec ses parents, il ne le fera certainement plus. 

    → Si votre enfant est plutôt curieux mais ne vous interroge jamais sur l’amour et la sexualité, cela peut soulever un problème familial. Par exemple, si l’enfant a ressenti un malaise lorsqu’il a posé des questions, il est possible qu’il se censure pour ne pas vous gêner. Si vous êtes dans ce cas, il vous faudra d’abord comprendre d’où vient ce malaise et dans un second temps, il faudra mettre fin à ce climat et rétablir une communication saine sur ces sujets. 

    Dans tous les cas, sachez qu’il est tout à fait normal que ce soit difficile de parler de sexualité et d’amour. Le Bon Dieu nous a donné la pudeur, qui est une vertu, pour protéger notre intimité et c’est elle qui nous garde de parler de ces sujets. Mais, pour le bien de votre enfant, il faudra un peu lever ce voile pour ne pas le laisser seul avec ses interrogations. Il faut bien comprendre que parler de sexualité n’est pas parler de sa sexualité mais tout simplement de la vie.

    Ce sera donc à vous d’aller vers l’enfant pour lui parler jusqu’à ce que la confiance soit rétablie et qu’il ose par lui-même venir vers vous.

    Vous trouverez aussi dans la bibliographie une sélection de livres pour vous aider à parler de tous ces sujets à vos enfants.

    Bonus : Comment gérer les nuits à l’extérieur de la maison ?

    À partir de 8 ou 9 ans, c’est aussi le moment où les enfants pourront commencer à dormir ailleurs qu’à la maison. C’est le temps où commencent les camps scouts, les classes vertes ou tout simplement les nuits chez les copains.

    D’abord, votre rôle principal est bien sûr de vérifier l’endroit où vous laisserez votre enfant : connaitre les responsables ou les parents et être certains qu’ils partagent vos point de vue : pas d’écrans pour les enfants, les enfants sont repris s’ils disent des gros mots, les filles et les garçons ne dorment pas dans la même pièce, un contexte familial qui ne soulèvera pas de questions inutiles…

    Ensuite, vous ne devez pas laisser votre enfant partir sans lui avoir parlé de la pureté. En effet, aucune structure, aucune vigilance ne protège à 100% et l’enfant pourra être confronté à des propos ou des images choquantes ou inappropriées.

    Il y a deux choses essentielles à lui apprendre :

    • tous ces sujets intimes abordés dans les points précédents sont extrêmement importants et ils ne doivent pas être discutés avec d’autres enfants, ni ses copains, ni ses frères ou sœurs.
    • prévenir l’enfant que s’il voit ou entend des choses qui le mettent mal à l’aise ou qui le choquent, il faut qu’il s’en détourne et qu’il en parle à un adulte, ou du moins qu’il vous en parle. Laissez une porte ouverte pour pouvoir en reparler dans la confiance et n’hésitez pas à poser la question de temps en temps.

    À venir : comment éduquer ses enfants à la pureté ?

    Que dire aux enfants de 10 à 14 ans ?

    L’article 5-10 ans : à la découverte de la différence sexuée est apparu en premier sur Seppale.

    25 min
  • 3 notions essentielles à transmettre aux enfants de 3 à 5 ans

    3 notions essentielles à transmettre
    aux enfants de 3 à 5 ansParler du mystère de la vie et de la beauté de l’Amour

    blablabla

    Les sujets de l’intimité et de l’amour peuvent et doivent être abordés très tôt, dès 3 ans. Mais à cet âge, il ne s’agit pas tant de parler de sexualité que de la vie et de son mystère. 

    Rien ne sert d’entrer dans des détails mécaniques ou physiologiques, les enfants de cet âge cherchent avant tout à être rassurés sur leurs origines. Le rôle des parents est de parler à l’enfant de l’amour : leur amour en couple, leur amour de parents pour leurs enfants et l’Amour inconditionnel de Dieu pour nous. En effet, l’enfant existe parce que ses parents s’aiment (ou du moins se sont aimés) et parce que Dieu l’aime. Voilà l’essentiel à transmettre !

    Toute les occasions sont bonnes pour faire comprendre à l’enfant la beauté de la vie et de ce don de Dieu. Il s’agit donc de répondre, sans mentir, mais étant poétique dans les termes employés. 

    Par exemple, voir une femme enceinte peut être une excellente occasion. Il demandera par exemple : 

    -Pourquoi la dame a un gros ventre ? 
    – Parce qu’elle attend un bébé.
    – Qui a mis l’enfant dans son ventre ? 
    – C’est le Bon Dieu qui lui a donné ce bébé.
    – Pourquoi il lui a donné ce bébé ?
    – Lorsqu’une femme et un homme s’aiment et sont mariés, Dieu, qui les aiment, veut leur faire un beau cadeau : Il leur donne un bébé.

    De manière générale ces réponses simples suffiront. 

    L’enfant pourra aussi poser des questions comme :

    – Comment le bébé va sortir ? 
    – Il va grandir 9 mois, puis quand il sera prêt la maman et une sage-femme l’aideront à sortir. 

    Encore une fois, à cet âge, rien ne sert de lui donner des détails sur la mécanique. 

    S’il insiste pour en savoir plus vous pouvez ajouter des détails intéressants : 

    – Lorsque le bébé a assez grandi dans le ventre et qu’il se sent à l’étroit alors il va envoyer un petit message au cerveau de la maman qui est le chef du corps, pour lui dire qu’il est prêt à sortir. 

    Mais, un enfant si petit qui se montre trop curieux sur ce sujet a peut-être entendu ou vu des images qui l’ont perturbé, vérifiez ce point. Par exemple, il peut avoir entendu parler de césarienne et donc qu’un médecin coupe le ventre de la femme pour y faire sortir le bébé. Il s’agit alors de rassurer l’enfant en lui disant que le médecin sait très bien faire son travail et que le Bon Dieu a tout prévu pour que ça se passe bien. Si c’est sa maman qui est enceinte, il craindra peut-être sa mort, là encore rassurez-le.

    S’il se pose ces questions par simple curiosité, n’hésitez pas à répondre :

    « Je te le dirais quand tu sera plus grand. »

    Il y a bien des sujets pour lequel l’enfant est trop jeune pour comprendre ou simplement qui ne le regarde pas, comme la discussion avec la voisine, les reproches fait à son frère, les sujets politiques… et il acceptera sans problème que cette question ne le concerne pas encore. Il a encore plein de belles et grandes vérité à apprendre et à retenir à son âge, celle-ci viendra plus tard.

    Voilà trois livres très beaux pour parler de ces sujets avec les petits enfants :

    • Mon amour, de Astrid Debordes et Pauline Martin : une maman qui explique à son fils à quel point elle l’aime
  • Mon amour de petite sœur, des mêmes auteurs : pour expliquer à un ainé l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur
  • L’ange des eaux, Regina Doman et Ben Hatke : pour montrer de manière poétique ce qu’il se passe à l’intérieur du ventre de la maman pendant la grossesse.
  • Montrer la différence entre les filles et les garçons

    L’autre point important dans la petite enfance est de montrer que les filles et les garçons sont différents, notamment physiquement. 

    Là encore, servez-vous des situations du quotidien : un petit frère ou une petite cousine qui vient de naitre, les toilettes publiques qui sont différentes pour les hommes et les femmes,… 

    Attention, il n’est pas nécessaire de montrer des images qui peuvent ne pas être adaptées. Ce n’est pas non plus nécessaire d’utiliser les termes scientifiques de pénis et vulve.

    Utilisez des mots avec lesquels vous vous sentez à l’aise pour désigner le sexe féminin et masculin.

    Cependant, choisissez des mots distincts pour désigner le pénis et la vulve afin de marquer cette différence et choisissez des mots qui ne servent qu’à désigner ces parties du corps. Éviter ainsi les noms communs de façon à ce que les enfants ne ricane pas bêtement en l’entendant dans une conversation anodine et n’associe pas ce mot à la sexualité. Les noms d’animaux ou de fruits sont à proscrire absolument. 

    Mais, il est vraiment important de mettre un mot pour parler du sexe de l’enfant pour qu’il l’associe à son corps et à lui-même, de la même façon qu’on nomme son ventre ou ses pieds. Aussi, cela lui permettra d’exprimer plus facilement s’il a mal à cet endroit ou bien s’il subit des attouchements.

    Il est impossible de parler de quelque chose qui n’a pas de nom.

    Insister sur le grand trésor qu’est le corps humain

    Il faudra aussi profiter de moments d’intimité, comme le bain, pour leur parler du fait que leur corps est précieux et que personne ne peut le toucher, sauf vous, ses parents, et uniquement pour l’aider à se laver ou le soigner. Il faut aussi très vite leur passer cette responsabilité, dès l’age de 3 ans un enfant est normalement capable de nettoyer lui-même ses parties intimes, vous ne serez là que pour le lui rappeler et vérifier qu’il le fasse bien.

    Il est aussi bon de séparer les garçons et les filles lors du bain à partir de cet âge car la curiosité, même sans malice, peut les mener à toucher les parties génitales de son frère ou de sa sœur et ce geste n’est pas anodin. Ne laissez jamais un tel geste passer sans rappeler l’interdiction formelle de toucher le sexe d’une autre personne car c’est un trésor qui ne nous appartient pas. 

    Dites aussi à vos enfants, dès leur plus jeune âge, qu’ils ne doivent pas montrer leur corps en public, particulièrement leur ventre et leur sexe. Les enfants avant 10 ans n’ont pas vraiment de pudeur, c’est donc à vous parents de protéger leur intimité en leur répétant, dès qu’il convient, qu’il doivent bien se tenir : ne pas écarter les jambes, ne pas se déshabiller dehors, ne pas lever sa robe pour les filles…

    Il est bon que ces habitudes s’ancrent très tôt dans leurs esprits pour qu’elles perdurent à l’adolescence. 

    Bonus : Pas d’amoureux ou d’amoureuse en maternelle !

    Enfin, les enfants ne doivent pas avoir les préoccupations des adultes sur ces sujets. Ne laissez pas un adulte demander à votre enfant s’il a un amoureux ni votre enfant le dire. Intervenez tout de suite en rappelant que seuls les adultes sont amoureux. En effet, le sentiment amoureux vient en premier lieu des pulsions du corps qui n’apparaissent qu’à la puberté. Ne laissez pas non plus votre enfant dire qu’il va se marier avec la maitresse ou la voisine. Ces sujets ne sont pas de leur âge, insistez bien qu’il faut être grand pour pouvoir se marier. Tout ceci n’est pas mignon !

    Ces sujets sont trop importants pour être traités à la légère.

    Voici un livre que vous aidera à poser les mots justes pour parler aux enfants :

    S’il te plaît, parle-moi de l’amour ! : l’éducation affective et sexuelle de l’enfant de 3 à 12 ans, I. Pélissié du Rausas, Éd. Saint Paul

    que dire aux enfants de 5 à 10 ans ?

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    9 min
  • Les signes de la puberté chez la fille

    Les signes de la puberté chez la fille
    Savoir les reconnaitre et en parler

    La puberté commence au moment où les glandes génitales commencent à produire les hormone sexuelles. Chez la femme, ces hormones sont les œstrogènes et la progestérone et sont produites par les ovaires. La puberté des filles commence généralement entre l’âge de 10 et 13 ans. Ce qui est en moyenne un à deux ans plus tôt que pour les garçons.

    Les signes physiques

    La première partie de la puberté des filles va durer 2 à 3 ans avant les premières règles qui sont le signe visible que la jeune fille est fertile et capable physiquement de porter un enfant. 

    Le premier changement dû à la sécrétion d’œstrogènes qu’on peut observer est l’évolution de la poitrine. Cela se manifeste par une élévation des bouts de seins puis son développement. Les seins de la petite fille vont commencer à grossir, pas forcément symétriquement, et les mamelons vont se colorer. Mais si leur développement commence à 10 ans, ce n’est qu’à 18 ou 19 ans qu’il s’arrêtera. Pour autant, la forme des seins pourra encore évoluer avec la grossesse et l’allaitement par exemple. 

    En parallèle, les glande sébacées et sudoripares entrent aussi en fonction. Celles-ci entraînent la sécrétion de sébum qui peut faire apparaitre de l’acné. Une bonne hygiène de vie et alimentation peut aider à réduire ces soucis normalement passagers. 

    Peu de temps après ces premiers changements apparaitra la pilosité. Elle commence généralement sur le pubis, sur les grandes lèvres et le mont de Vénus, puis s’étendra progressivement jusqu’à l’aine. Les poils axillaires, notamment sur les aisselles, arrivent la plupart du temps après les poils pubiens.

    Le fait de muer est souvent plus perceptible chez les garçons, mais cela se produit aussi chez les filles. La voix de la jeune fille est donc différente de celle qu’elle avait enfant.

    Les œstrogènes agissent aussi sur le col de l’utérus qui commence à produire de la glaire cervicale. Les jeunes filles pourront remarquer des « pertes blanches » au niveau de leur vulve, c’est la glaire fertile. Cela est un signe précurseur des premières règles. En même temps,  la vulve se modifie : les grandes lèvres deviennent plus proéminentes, les petites lèvres et le clitoris se développent. À l’intérieur, l’utérus s’agrandit jusqu’à atteindre sa taille adulte, c’est à dire environ 6cm x4cm x2 cm, 4 à 5 ans après l’apparition des premières règles.

    Cliquez ici pour en savoir plus sur l’anatomie féminine

    Les œstrogènes ont aussi une fonction primordiale, elles agissent sur la croissance des os longs. C’est pourquoi chez les filles, la principale poussée de croissance a lieu avant les premières règles. Mais les changements corporels vont se poursuivre pendant environ trois années après celles-ci. Ainsi, les hanches vont s’élargir tandis que la taille va s’affiner. Les œstrogènes ont aussi un impact sur les tissus adipeux et une couche de graisse  va recouvrir les hanches et les cuisses.

    Bien sûr, toutes les étapes décrites ci-dessus ne sont pas fixes, chaque fille se développe à son rythme et l’ordre peut varier.

    Les changements psychologiquesLes relations fille/Garçons

    La première constatation est que les filles sont majoritairement pubères avant les garçons de leur âge. À  l’heure où la norme est la mixité dans les écoles, cela peut poser des problèmes. Si avant la puberté, les garçons et les filles peuvent se mélanger assez facilement (même si en réalité, les groupes ne sont pas si hétérogènes), une fois les filles entrées en puberté cela devient délicat.

    Les garçons qui restent des enfants voient se multiplier autour d’eux des filles au corps de femme.

    Cela peut être difficile pour les garçons d’accepter que les filles soient plus grandes ou fortes physiquement qu’eux. D’un autre côté, les filles qui ont murit psychologiquement, ont des préoccupations qui n’intéressent pas encore les garçons. Les relations entre filles et garçons deviennent compliquées, il est donc naturel au début de l’adolescence entre 11 et 13 ans que les filles et les garçons ne fassent quasiment plus d’activités ensemble.

    De manière générale, les filles trouvent les garçons bêtes et les garçons les trouvent ennuyeuses. 

    Aussi, à l’heure de la pornographie est accessible à tous et est vue par des enfants de plus en plus jeunes, cela encourage les filles à se comporter et à se vêtir très tôt comme des femmes. Il est donc facile pour une fille de tromper sur son âge et de se faire paraitre plus âgée, tandis qu’il est simple pour un homme plus âgé de profiter de la naïveté de ces jeunes filles. Ajoutez à ceci l’utilisation massive des réseaux sociaux, et de plus en plus de jeunes filles à peine pubères se retrouvent harcelées, manipulées voire à faire de la prostitution sur internet. D’un autre côté, l’hypersexualisation de la société pousse les garçons à commencer des comportements sexuels avant d’en avoir les capacités physiques et psychologiques.

    en savoir plus sur le fonctionnement sexuel des hommes
    En savoir plus sur le développement psychologique de l’enfance à l’âge adulteSuis-je aimable ?

    Le plus grand questionnement de la fille à l’adolescence est :  suis aimable ?

    La jeune fille cherchera sans cesse l’approbation et l’admiration dans le regard des autres et plus particulièrement du sexe opposé. Aussi, comme leurs corps changent, les filles deviennent sensibles à l’image qu’elle projète. Elles se voient devenir femme et voudront probablement avoir un comportement de femme, par exemple en se maquillant ou en s’épilant. On sait que les hommes sont souvent sensible à ce qu’ils voient et les filles, plus ou moins consciemment, se rendent compte de l’impact qu’elles ont, elles peuvent donc être tentée d’user de ce pouvoir pour manipuler les hommes.

    Mais, c’est aussi souvent à cet âge qu’apparaissent les complexes qui peuvent durer toute une vie. Les filles discutent beaucoup entre elles, se comparent beaucoup et peuvent accentuer ces complexes. Là encore les réseaux sociaux peuvent avoir des effets très délétères sur le développement d’une jeune fille.

    Mais inversement, les adolescentes arrivent à aborder facilement les sujets concernant leur intimité, comme leurs émotions, leurs sentiments, leurs règles, etc, même si beaucoup de fausses idées circulent. Il faut donc que les parents soient très présents pour répondre à leurs questions. Mais grâce à cette facilité à partager, si elles ont de bonnes amies, elles peuvent trouver un très bon soutien pour passer cette période difficile.

    Parents, ne sous-estimez pas le pouvoir de la solidarité féminine et aidez vos filles à se choisir dès le plus jeune âge des amies qui les tirent vers le haut. 

    Enfin, le plus difficile pour les jeunes filles est de gérer leurs émotions et leur sensibilité qui peuvent énormément varier d’une semaine à l’autre en fonction de leur cycle. Si, les jeunes filles comprennent l’impact de leur cycle sur leur humeur, elles pourront accepter ces changements avec sérénité. Mais il ne s’agit pas seulement d’accepter ces changements mais aussi de les canaliser, d’apprendre à ne pas se laisser envahir par ses émotions. 

    À venir : l’influence du cycle sur les émotions

    Comment et quand parler aux filles des changements de la puberté ?

    Il est important d’avoir parler à la fille de l’amour et de la sexualité avant qu’elle ne soit pubère. Notamment, lui avoir expliqué comment on fait les bébés, qu’un jour peut-être qu’elle aura une vie qui grandira dans son ventre et comment cela se fera. Il faut aussi insister sur la place de l’homme et du père dans la conception d’un bébé car dans cette société très féministe, leur rôle est parfois mis de côté. Il conviendra aussi de lui montrer que le magnifique but de la sexualité qui est de donner la vie.

    Comment parler de sexualité et d’amour à ses enfants ?

    Il est généralement plus facile de parler aux filles qu’aux garçons des changements qui vont avoir lieu dans leur corps. Comme elles auront probablement déjà vu une femme enceinte, elle se projèteront assez vite dans cette situation et chercheront à comprendre comment cela se passera. La poitrine sera probablement aussi un sujet de discussion qui viendra assez facilement entre mère et fille, lorsqu’elles verront leur maman nue ou bien en maillot de bain. Les filles pourront donc en général bien comprendre ce qu’il va se passer dans leur corps bien avant d’être pubère. N’hésitez donc pas à leur en parler, même dans le détail. Elles seront rassurées de savoir que les règles sont le nid douillet du bébé qui n’a pas été conçu, qui s’en va pour en faire un autre tout neuf. 

    Toutes ces explications peuvent être donnée aussi bien par le père que par la mère, à condition de savoir le faie avec délicatesse et surtout, sans dégout ou moquerie.

    Encore une fois, il est important qu’elle ait une belle estime de son corps et se rende compte qu’il est précieux. Si vous parlez avec joie du cycle féminin, elles attendront le moment de leurs premières règles avec impatience.

    À venir : Comment expliquer le cycle féminin aux petites filles

    Le rôle de la mère

    L’âge des premières règles est souvent héréditaire de mère en fille. Ainsi en tant que mère, si vous avez eu vos règles très tôt ou très tard, préparez votre fille a cela et rassurez-la. 

    Lorsque la fille aura ses premières règles, il sera important que la mère marque cet évènement.Sa fille devient une femme et la mère doit la laisser entrer dans le cercle des femmes pour faire passer la relation à un autre niveau et ne pas laisser les ressentiments de l’une et de l’autre s’installer. Symboliquement depuis toujours, c’est à la mère de donner la permission à sa fille de vivre une sexualité active. Cela se traduisait à l’époque par la remise du trousseau de mariage.

    Ne marquez pas ce jour important par une visite chez le gynécologue et la prescription de la pilule, comme cela se fait beaucoup aujourd’hui !

    Ce sera surtout le moment pour la mère d’expliquer à sa fille, comment le cycle impacte les émotions et lui donner des astuces pour l’aider à les gérer… La fille aura besoin d’entendre de la bouche d’une femme adulte des conseils pour apprendre tout cela. Le grand défi de la jeune fille est de canaliser ses émotions et ses sentiments pour donner le meilleur d’elle-même et ne pas tomber dans l’hypersensibilité. 

    La sensibilité est une bonne servante mais une mauvaise maitresse !

    Adam où es-tu ? Etude de psychologie chrétienne, Père Jean-Dominique

    Le rôle du père

    D’un autre côté, le rôle de père est aussi essentiel. Lui aussi devra marquer ce moment essentiel de la vie d’une femme : lui offrir un bouquet de fleur, un bijoux, aller au cinéma, passer un moment seul avec elle… Il s’agit pour le père de faire comprendre à sa fille qu’il a vu qu’elle grandissait et de l’accompagner à devenir femme.

    Ce sera aussi à lui de rassurer sa fille sur son physique et de lui donner des clés sur le comportement à adopter avec les garçons.

    La fille aura une relation parfois compliquée avec sa mère et donc par exemple, ce sera au père de lui faire remarquer si sa tenue n’est pas décente. Il ne devra pas hésiter à lui rappeler ce que cela fera aux garçons et hommes qui la croiseront. Les filles cherche l’admiration des hommes mais ne souhaitent pas que cette admiration soit uniquement axée sur leurs corps. C’est là le grand paradoxe de la société actuelle où se mêle à la fois les injections à s’habiller comme ont veut, à savoir peu vêtue, et à trouver un homme qui voit la beauté intérieure… 

    Le père devra aussi redoubler de bienveillance envers sa fille, lui montrer son amour et sa considération, lui faire des compliments sur ses talents. Beaucoup de jeunes filles manquent de confiance en elles et auront besoin d’être valorisées. Aussi, si la jeune fille doute de l’amour de son père, elle ira chercher cet « amour » masculin chez ses pairs. Et cela ne sera pas compliqué car le garçon à cet âge est très facilement émoustillé et les filles se rendent rapidement compte de l’impact qu’elles ont sur les garçons. 

    À venir : l’influence des filles sur les garçons

    Comme pour les garçons, l’enjeu sera que l’adolescente comprenne qu’on ne peut vivre un amour durable que s’il est basé sur une amitié solide. Et dans la société actuelle, les amitiés entre fille et garçon, mais de plus en plus entre personnes de même sexe, sont extrêmement difficiles à tenir. La pression sociale est forte aujourd’hui pour que dès qu’une amitié nait entre un garçon et une fille, celle-ci deviennent une relation amoureuse. Il faut résister fermement à cette tentation. Faites aussi attention car aujourd’hui même une amitié entre deux filles peut mener à des gestes amoureux.

    Pour faire grandir ce désir de vivre un amour durable, profitez justement de la sensibilité des jeunes filles. Généralement, elles aiment les histoires d’amour romantiques qui finissent bien. C’est le moment alors de mettre dans leurs mains, des séries, des films ou de leurs raconter des histoires baties sur des amitiés profondes et qui aboutissent à un amour durable. Vous trouverez des idées dans la bibilographie spécialement dédiée aux adolescents.

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    19 min
  • Comment parler d’amour et de sexualité à ses enfants ?

    Comment parler d’amour et de sexualité
    à ses enfants ?

    Vous trouverez sur cette page une série d’articles qui vous aidera à parler de sexualité à vos enfants en fonction de leur âge, de leur sexe et des différentes notions à aborder.

    Cette page sera régulièrement mise à jour.

    Pour être informé de la sortie des prochains articles, inscrivez-vous gratuitement au site

    Remarques importantes avant de parler à vos enfants

    Soyez convaincus de trois choses : 

    • Vous êtes les mieux placés pour parler de sexualité et d’amour à vos enfants
    • Vous êtes ceux qui connaissez le mieux vos enfants
    • Vous êtes capables de parler de ces sujets à vos enfants

    Ainsi, en fonction de leur maturité et de leur sensibilité, vous choisirez consciencieusement les mots que vous utiliserez ; ils peuvent être poétiques lorsque les enfants sont jeunes et de plus en plus précis lorsqu’ils grandissent. Vous déciderez aussi d’aller plus ou moins loin dans les descriptions des mécanismes et de la physiologie, rien de sert de décrire des notions qu’ils n’ont pas rencontrées si cela risque de les mener à une curiosité malsaine pouvant mener au péché. Gardez en tête qu’il s’agit à la fois de les aider à grandir mais aussi de préserver leur pureté. 

    La première parole posée ou la première image vue sera la plus marquante. Il est donc essentiel lorsqu’on parle de ces sujets intimes que l’enfant prenne la mesure de leur importance et de leur gravité. Ainsi, il ne faut pas en parler avec des mots vulgaires, ne pas se moquer ou en parler à la légère et enfin en parler sans dégoût. Le corps humain et la sexualité sont beaux et voulus par Dieu.

    Concrètement, cela veut dire de vérifier avec des questions simples où ils en sont de la compréhension du fonctionnement de l’homme et de la femme. Avant d’expliquer une nouvelle idée, commencez toujours par demander à votre enfant ce dont il se souvient de vos dernières discussions. 

    Enfin, confiez-vous au Saint Esprit et à la Vierge Marie avant de discuter de ces sujets si importants.  

    Comment parler aux enfants ? 

    Il est avant tout primordial de comprendre que cela demande du temps, beaucoup de temps. Ce ne sera pas une grande discussion un jour qui reglera la question une bonne fois pour toute ! Parler de la sexualité avec son enfant est un investissement important qu’il faut faire avec chaque enfant, individuellement et lors de moments d’intimité paisibles. C’est aussi un enseignement progressif, on ne dira pas la même chose à un enfant de 3 ans, de 10 ans, de 15 ou de 18 ans. Pour autant, il faut parler aussi bien au petit enfant qu’à l’adolescent et même à l’enfant majeur. De manière générale, il faut répondre aux questions de l’enfant avec simplicité. 

    En résumé, voici les 3 critères donnés par Inés de Franclieu, conférencière et créatrice des parcours Com’ Je t’aime

    L’enseignement de l’amour et de la sexualité doit être :

    • Répétitif : une discussion courte dès que l’occasion se présente vaut mieux qu’une seule longue discussion
    • Prudent : ne pas aller trop loin dans les explications mais les donner au bon moment
    • Spécifique à chaque enfant
    Parler du corps, de l’amour et de la sexualitéjeunes enfants de 3 à 5 ans
    enfants de 5 à 10 ans
    adolescents de 10 à 14 ans
    adolescents de 15 à 18 ans
    jeunes adultes de 18 à 25 ans
    le cycle féminin expliqué aux garçons
    le cycle féminin expliqué aux fillesÉduquer au BeauPourquoi éduquer à la pureté et à la chasteté ?
    Comment mener une vie chaste ?
    Comment ÉDUQUER À LA PURETÉ ?
    l’importance de la pudeur
    les dangers de la pornographie
    l’image de soi et la beauté
    éduquer son regard
    INFLUENCE DES FILLES SUR LES GARÇONSEnseigner l’importance de l’amitiél’amour c’est le bonheur
    l’amitié conjugale
    le dangers des réseaux sociauxAider l’enfant à construire sa vie Accompagner et guider son adolescent
    la vocation consacrée
    comment construire sa vie
    l’unité de la personne
    le mariage
    les fiançailles

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    7 min
  • Parler de sexualité à ses enfants dès le plus jeune âge

    Pourquoi parler à ses enfants de sexualité dès le plus jeune âge ?Dis maman, comment on fait les bébés ?

    Vous connaissez probablement, ces histoires racontant que les garçons naissent dans les choux et les filles dans des roses ou bien encore que ce sont les cigognes qui emmènent les bébés chez leurs parents. Il y a aussi la version plus proche de la réalité où le papa donne une petite graine à la maman qui fait pousser un bébé dans son ventre…

    Quel est le point commun de ces histoires ?

    C’est leur commencement !

    On pourrait le résumer ainsi « Il était une fois un homme et une femme qui s’aimaient très fort… » Car, voilà le plus important : l’Amour des parents au point de s’ouvrir à la vie et d’accueillir un enfant. En effet lorsqu’un petit enfant demandent « D’où viennent les bébés ? Comment on fait un bébé ? », ce n’est pas tant pour connaitre les détails techniques de la conception que pour avoir la réponse à « D’où est-ce que je viens ? ».

    Ces histoires, en donnant une explication parfois loufoque, servent avant tout à assurer l’enfant de l’amour de ses parents et lui donne une sécurité affective pour grandir et pour se construire. Les enfants ont besoin de savoir et de comprendre d’où ils viennent dès le plus jeune âge.

    Et, jusqu’à la fin des années 60, ces histoires simples étaient suffisantes !

    Qu’est-ce qui a changé depuis 68 ?

    La société a profondément changé à cause de la Révolution sexuelle.

    Si vous voulez en savoir plus, voici une conférence très intéressante de Marion Sigaud qui explique la genèse de cette révolution sexuelle ainsi que ces implications sur la société actuelle. Attention, cette conférence est pour un public averti, les sujets abordés sont parfois très crus.

    Avant cela, la « technique » se découvrait tranquillement en couple. En effet, pendant des générations et même des siècles, la sexualité et l’amour étaient des sujets intimes ne relevant que de la sphère privée. La transmission se faisait plus ou moins naturellement de mère ( ou femmes de la famille) à fille et de père (ou hommes de la famille) à fils. Tout ceci fonctionnait car la famille était appuyée par une organisation de la société chrétienne permettant des relations de couples stables et durables tourné vers le bien commun et vers Dieu. Aucunement besoin alors de discours publics sur la sexualité et encore moins sur les déviances. Celles-ci étaient sciemment cachées pour ne pas inciter à la perversion et exciter la curiosité de ceux qui auraient des penchants pour ces vices.

    Et puis en quelques années, il y a eu un changement total de paradigme.

    D’une part, les fondements de la famille, du couple et de la sexualité ont été complètement bouleversés. La chasteté, la pureté, la virginité avant le mariage sont aujourd’hui ridiculisés, quand ce n’est pas le mariage lui-même. Le divorce est banal et banalisé, on est aujourd’hui à 1,8 mariage pour 1 divorce ! Et l’avortement est devenu monnaie courante.

    D’autre part, la sexualité est devenue omniprésente : publicités, télévisions, séries et films, livres, réseaux sociaux et on en parle même à l’école…

    Si vos enfants vont à l’école, particulièrement à l’école publique, voici un article qui dénonce avec virulence ce qui est enseigné à vos enfants lors des cours d’éducations sexuelles qui relèvent en réalité de cours à la sexualité.

    Alors, à moins que vous ne viviez complètement reclus, vos enfants sont ou seront confrontés à ces problèmes qui fragilisent leur construction. À chaque fois qu’un enfant rencontre un ami dont les parents ont divorcé, un doute s’insinue dans son esprit : « Est-ce que mes parents aussi vont se quitter ? » « Si les parents peuvent ne plus s’aimer et se quitter, est-ce qu’ils peuvent aussi ne plus m’aimer et m’abandonner ? ». À chaque fois qu’un enfant voit des images avec des femmes à moitié nues et dans des poses lascives, ce qui s’imprime dans son esprit c’est que cela est normal.

    Comment aider les enfants dans un tel monde ?

    Il devient primordial que les parents reprennent en main leur rôle d’éducateurs et particulièrement autour de la sexualité.

    Certains hésitent à parler de sexualité à leurs petits enfants pour préserver l’innocence ? C’est noble, mais il faut se rendre à l’évidence leur innocence et leur pureté est déjà menacée !

    Dans un monde idéal, il n’y aurait effectivement pas besoin de parler de sexualité aux enfants, il y a 100 ans d’ailleurs, on n’en parlait que peu. Mais, aujourd’hui, il faut que les parents devancent ce à quoi les enfants vont être confrontés car, par leur amour naturel et bienveillant pour leurs enfants, ils sont les mieux placés pour les préparer et les rassurer.

    Et comme le résume très bien le professeur Joyeux dans son livre « Amour et sexualité: Parlez-en tôt pour protéger vos enfants » : « Mieux vaut 15 minutes trop tôt que 5 minutes trop tard ! »

    Cependant, il ne s’agit pas de faire peur en listant ce que ne va pas, mais de montrer la beauté de la sexualité et que son but est noble s’il est lié à l’amour et au don de soi. Il s’agit aussi de préserver leur pureté en les faisant grandir dans la vertu de chasteté. Ainsi si les enfants sont confrontés à des horreurs, ils les reconnaitront comme telles et s’en détourneront. Aussi, si le dialogue a bien été établi sur le sujet depuis qu’ils sont petits, ils se sentiront aussi très libres de vous confier leur dégoût et tout cela créera la confiance nécessaires pour continuer d’en discuter lorsqu’ils grandiront et lorsqu’ils seront adolescents.

    Il est d’ailleurs à noter qu’avant 9 ou 10 ans, les enfants n’ont pas vraiment de notion de pudeur. Le dialogue est donc facile, ils n’ont pas encore de sujets tabous. C’est notre regard d’adulte qui posent les tabous.

    Comment parler de sexualité eT d’amour à ses enfants ?Rétablir le dialogue lorsque l’enfant est adolescent

    Vous êtes maintenant convaincus qu’il faut en parler très jeune, mais vos enfants sont déjà adolescents… Est-ce trop tard ?

    Même s’il est vrai qu’il y a de grande chance que votre adolescent ait déjà découvert beaucoup de choses, il n’est pas trop tard pour renouer le dialogue sur ce sujet.

    Cependant, avant de prendre votre enfant entre quatre z’yeux et de lui demander ce qu’il sait ou ne sait pas et qu’il devrait savoir, demandez-vous pourquoi vous n’en avez pas encore parlé. La réponse à cette question est essentielle car elle peut mettre en avant des peurs et des blessures qui vont rendre la discussion autour de la sexualité très compliquée. Il est donc important de faire une introspection et relire votre propre histoire.

    D’autre part, Il faut être bien conscient qu’il est plus difficile d’aborder ces thèmes lorsque l’enfant est déjà pubère. Il vous faudra probablement vous tourner vers une autre personne de confiance pour que votre enfant soit à l’écoute.

    Si votre enfant a moins de 14 ans, profitez du cycloshow ou des parcours xy pour aborder la sexualité sereinement au cours d’un atelier père/fils ou mère/fille. Et, si votre enfant et plus âgé, tournez-vous vers TeenStar qui propose des parcours d’éducation affective et sexuelle non mixte sur l’année et dont un des enjeux est de garder le dialogue entre l’enfant et ses parents.

    Et surtout, soyez rassuré car malgré vos faiblesses et difficultés, vous êtes capable de transmettre la beauté de l’amour et de la sexualité à vos enfants.

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