SIBU MANAÏ (La fleur à chérir de la surfeuse Justine Mauvin)
"Premier EP "Vavanguèr" sorti au printemps 2020"
“Le surf, c’est avant tout mon rapport à l’élément, à l’eau. Et comment il m’a permis de voyager, de découvrir d’autres cultures, des façons de vivre. Ce qui m’anime dans la vie, c’est d’aller à la rencontre de l’autre et d’expérimenter un maximum de choses. Mes parents ont toujours voyagé et m’ont fait voyager avec eux. La Réunion, d’où je viens, est une île de mélanges, on vient tous d’ailleurs. C’est devenu vital. Ça me rapproche d’une liberté qui est cruciale à mes yeux. Il ne s’agit pas de simplement bouger mais d’aller voir, ce sont comme des pulsions… J’aimerai faire de ma vie un grand voyage…” dit Justine Mauvin
Elle a 26 ans, sa vie consiste à suivre les vagues du monde, qu’elles soient liquides ou à l’âme. Il peut lui arriver de partir à la chasse aux crocodiles en pirogues avec une tribu en Papouasie. Elle n’est pas une touriste. Rien à voir. Elle enlace le monde plus qu’elle ne le visite. Aux cartes postales qui ne disent rien, elle privilégie l’instant présent, cette communion non négociable avec la terre et ceux qui l’habitent. Le réel avant les souvenirs. Maintenant. Lors de son voyage dans la tribu des Hommes Fleurs en Indonésie (Mentawai), les indiens lui donnent le nom de « Sibu Manaï ». Chérir la fleur, la contempler, la voir s’épanouir.
Vice-championne d’Europe, double championne de France et troisième mondiale de surf, Justine Mauvin préfère pourtant aux simples trophées, le plaisir, l’instinct. La forme de l’eau…
Et la musique.
Elle découvre le surf à l’âge de neuf ans. Le piano, puis la guitare, suivent de près. C’est son père qui l’initie, qui lui apprend ses premiers accords. C’est une évidence pour la petite fille. Elle écrira des chansons. La mélodie, les sonorités, ce sont les premières choses qui lui viennent, avant tout le reste. Elle a l’écriture libre, presque automatique. Les mots s’imposent après, quand les notes ont déjà tracé un chemin. Anglais, Français et Créole. Les trois langues qu’elle a choisies pour raconter. Pour respirer encore plus fort. Elle s’essaye d’abord au flamenco, ses origines espagnoles certainement, et aussi parce que c’était la musique idéale pour apprendre à délier les doigts… Puis, elle reprend les standards des autres, ceux qu’écoute sa famille, Joan Bez, Fleetwood Mac… Elle grandit.
Aujourd’hui, elle reprend son nom Sibu Manaï et incarne sa vocation musicale et ses messages universels.
Elle aime le côté éphémère des concerts, cette chose presque palpable avec le public. Une seconde d’éternité partagée : “C’est comme quand tu surfes, chaque vague est unique, tu dessines ta trace le temps de quelques secondes, tu danses avec elle, c’est un partenaire unique et je ressens la même chose pendant les concerts...”. Parfois, une existence ne suffit pas à un Homme pour se trouver. Elle, s’est trouvée deux fois. Sur une planche et sur les planches. C’est quelque chose d’assez rare. Elle ne l’ignore pas et ne compte pas galvauder ses...