Sofia AOUINE : "Rhapsodie des oubliés" (La Martinière)
Un premier roman qui fait l’effet d’un coup de poing. Un diamant brut. Aussi puissant et bouleversant que le destin de son auteure, Sofia Aouine, dont la célèbre Françoise Dolto affirma, lorsqu’elle était petite fille, qu’elle " écrirait des livres. " Tout commence dans les rues de la Goutte-d’Or, de nos jours. Influencée par L’Assommoir de Zola, qui narre le quotidien de ce quartier populaire et ouvrier, Sofia Aouine dévoile la vie d’Abad, un jeune garçon de treize ans malicieux et turbulent. Comme Antoine Doinel dans les Quatre cents coups de Truffaut, Abad rêve d’un avenir meilleur. Mais dans cette jungle urbaine où une population démunie et bigarrée tente tant bien que mal de cohabiter, ses aspirations sont vite reclassées au rang des illusions perdues. Pourtant, des échappées pour s’extirper de ce monde étouffant se dessinent et parmi elles, la découverte du désir et de la sexualité. Quitte à outrepasser les règles, quitte à en imposer d’autres pour faire son propre apprentissage de la vie. La " rhapsodie " vient du grec ancien et signifie littéralement " couture de chants ". À la manière d’un rhapsode, Sofia Aouine suture les mots, coud ensemble les vies de ses différents personnages et fait ainsi chanter la langue. Avec ce premier roman, elle révèle un talent de conteur grandiose, un style singulier, carnassier et prodigieux. Née en 1978, Sofia Aouine est autodidacte. Elle publie aujourd’hui son premier roman, Rhapsodie des oubliés.